mercredi 26 juin 2019 12:02:00

Après la victoire à médine (I)

Zayd ibn Za‘fa raconte : «J’avais noté chez Muhammad tous les signes de la prophétie, à l’exception de deux. Je n’avais pas encore eu l’occasion de vérifier que la patience chez lui l’emportait sur l’impatience et que l’impatience des autres à son égard le rendait encore plus patient lui-même.»

PUBLIE LE : 26-05-2019 | 0:00
D.R

Zayd ibn Za‘fa raconte : «J’avais noté chez Muhammad tous les signes de la prophétie, à l’exception de deux. Je n’avais pas encore eu l’occasion de vérifier que la patience chez lui l’emportait sur l’impatience et que l’impatience des autres à son égard le rendait encore plus patient lui-même.»

Je vis un jour le Messager de Dieu qui marchait en compagnie de ‘Ali ibn Abû Tâlib. Il fut soudain abordé par un homme, qui semblait être un bédouin, monté sur une chamelle. L'homme lui dit :
– Messager de Dieu, il y a dans mon campement des gens qui ont embrassé l’islam, après que je leur ai dit que l’islam leur assurerait de quoi vivre. Or, ils ont été frappés par la sécheresse et connaissent aujourd’hui la misère. Je crains qu’ils ne sortent de l’islam comme ils y sont entrés, par convoitise. Je suis venu voir si tu pouvais leur donner quelque chose qui les soutienne dans leur foi.
Le Messager de Dieu se tourna vers ‘Ali ibn Abû Tâlib, qui lui dit aussitôt :
– Nous n’avons plus rien à donner.
Je m’approchai alors de Muhammad et lui dis :
– Je te donnerai quatre-vingts onces d’or si tu me vends la prochaine récolte de dattes de la plantation d’un tel, à me livrer à telle échéance.
Il répondit :
– Pas de la plantation d’untel.
– Vends-moi la récolte de qui tu voudras.
Je sortis ma bourse et lui donnai quatre-vingts onces d’or, à valoir sur une récolte. Muhammad prit la somme, la donna au bédouin et dit :
– Distribue-la équitablement à tes gens.
Deux ou trois jours avant l’échéance fixée pour la livraison de la récolte, le Messager de Dieu, accompagné d’Abû Bakr, de ‘Umar et de ‘Uthmân, alla assister à l’enterrement de l’un de ses amis. Après avoir conduit la prière, il s’assit à l’ombre d’un mur. J’allai vers lui, le pris par la chemise et, le regardant d’un air mauvais, je lui dis :
– Toi, Muhammad, pourquoi ne me donnes-tu pas mon dû ? Je connais bien les Banû ‘Abdal Muttalib. Ils sont toujours en retard sur leurs échéances.
Je vis les yeux de ‘Umar ibn al-Khattâb lancer des flammes de colère. Il me dit :
– Ennemi de Dieu, tu oses dire au Messager de Dieu ce que je viens d’entendre ? Tu oses le traiter comme tu le traites ? Par Celui qui a mon âme entre Ses mains, si je ne me retenais, je t’aurais déjà tranché le cou.

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