lundi 17 juin 2019 14:58:26

Nouvelles de Béjaïa, Magasins de vêtements : C’est le rush

Soirées ramadhanesques : Une ville animée et illuminée de mille et un feux

PUBLIE LE : 26-05-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Mustapha Laouer

Les Béjaouis sont encore confrontés, cette année, aux dépenses du mois de Ramadhan et des achats indispensables pour la fête de l'Aïd. Alors que le mois béni tire à sa fin, les citoyens se préparent à accueillir la fête de l'Aïd-el-Fitr en offrant la joie pour leurs enfants en leur offrant des vêtements neufs. 

Les achats pour cette fête s'accélèrent depuis la semaine dernière. Une grande effervescence est observée de jour comme de nuit. C'est le grand rush dans les magasins d'habillements qui enregistrent depuis quelques jours la visite de nombreux clients pour l'achat des vêtements pour les enfants. Les commerçants se sont bien préparés pour cette fête en présentant dans les vitrines une gamme variée de vêtements de tous âges et de tous modèles avec des prix plus au moins accessibles pour la bourse des ménages qui ont déjà connus la saignée durant les jours de ramadhan avec la hausse vertigineuse des prix de fruits et légumes mais aussi avec l'excès dans les achats de produits de consommation qui ne s'avèrent pas du tout nécessaire. C'est le mois où les gens dépensent le plus et où le gaspillage est plus intense. Donc pour faire face a la fête de l'Aïd El Fitr, les citoyens doivent encore débourser de l'argent pour satisfaire la joie de leurs bambins à acquérir des vêtements neufs, car avant tout c'est la fête des enfants. Tous les magasins sont pris d'assaut par les parents accompagnés de leurs enfants.
 L'offre et la qualité des vêtements exposés à la vente ne sont pas a la portée de toutes les bourses. Des vêtements d'enfants, filles et garçons, pour tous les âges et tous les goûts.
Les prix affichés varient selon la qualité et le modèle d'habit souhaité. Ainsi, des pantalons en jeans et en toile, des bermudas, des jupes et des robes pour fillettes de tous les goûts et couleurs sont exposés aux clients.
 Certains magasins se sont convertis ces derniers jours en commerce d'articles de vêtement pour enfants où les pères de familles trouvent tous les choix pour leurs bambins. Au centre-ville de Bejaia, en cette soirée de ramadhan, toutes les ruelles grouillent de monde. Il est difficile de se frayer un petit passage sur les trottoirs ou les arcades longeant les ruelles commerciales de la ville.
Il faut s'armer de patience face aux bousculades et le coude-à-coude dans les magasins. Mais, les pères de familles doivent répondre aux caprices de leurs enfants malgré la cherté des articles exposés. Certains pères de famille ont déclaré que pour acquérir des vêtements de bonne qualité il faut débourser le prix qui n'est pas toujours à leur portée. De nouveaux magasins spécialisés pour les vêtements d'enfants, proposent des pulls, chemises et pantalons dont les prix varient entre 2.000 et 3.500 DA et des ensembles à 3.000 DA. Les robes fillettes sont affichées à 2.500 DA. Tandis que sur les artères principales et magasins de luxe, des pantalons jeans de 6 à 10 ans sont affichés a 3.200 DA, des Tee shirt à 1.500 DA, des robes fillettes à 3.000 DA alors que le prix de la chaussure oscille entre 1.500 et 5.000 DA.
 Certes beaucoup de parents rencontrés sur les lieux déclarent que les dépenses du mois de ramadhan sont excessifs avec les achats de vêtements et de l'Aïd El Fitr et qui dépassent bien leur salaire mensuel. Pour habiller trois enfants, il faut débourser un montant de 10.000 à 20.000 DA. Un père de famille rencontré sur les lieux dira : «Certes, avec un seul salaire dans la famille, il est difficile de satisfaire tous les enfants. Pour moi j'ai quatre enfants en bas âge, c'est avec quelques économies faites depuis des mois que je leur achète les vêtements. Mon salaire est réservé pour faire face aux dépenses du mois de ramadhan. La vie est chère et il faut bien gérer pour économiser quelques sous. Certes, nos enfants sont exigeants sur la qualité des vêtements, ils veulent tous s'habiller à la mode. Mais on est obligé de les satisfaire pour cette fête qu'ils attendent avec impatience». Pour les petites bourses et les familles nécessiteuses, les magasins de la «friperie» ou les marchés hebdomadaires demeurent à leur secours. Ces familles dont les moyens financiers sont très minimes, préfèrent acquérir des vêtements déjà utilisés mais non usés à des prix abordables.
L'essentiel est de donner un peu de joie à leurs enfants. «A signaler que la direction de l'action sociale et de la solidarité de la wilaya de Bejaia organisera cette semaine une opération d'habillement pour l'Aïd El Fitr au profit des enfants nécessiteux et orphelins, d'une valeur de 4 millions de dinars, mise en place par le ministère de la Solidarité nationale par le biais du Fonds national de solidarité et dont a bénéficié la wilaya de Bejaia et qui toucheront plus de 350 enfants». Ainsi, la fête de l'Aïd, demeure un moment de joie pour les enfants qui doivent se rencontrer et exhiber leurs beaux habits... qui greffent toujours la bourse familiale.
Souhaitons une bonne fête de l'Aïd à tous ces enfants joyeux.

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Soirées ramadhanesques
Une ville animée et illuminée de mille et un feux

 Le mois sacré du ramadhan est synonyme de tradition, de nouveau comportement de vie durant la journée et d'une ambiance particulière durant la nuit à travers toutes les villes d'Algérie. Bejaia, capitale de l'art et de la culture et toutes ses localités ne dérogent pas à ces coutumes durant ce mois de ramadhan. Toutes ses communes connaissent une animation particulière durant les soirées de ramadhan. Cette année, la tradition est de coutume. Chaque soir après la rupture du jeûne «IFTAR», la ville de Bejaia, chef-lieu de la wilaya est animée et illuminée de mille et un feux. Les citoyens de tous âges sortent de leur maison à la recherche d'un bol d'air frais et de rencontres familiales après une journée épuisante suite à la fatigue de ces longues heures de jeûne. L'animation redonne un nouveau souffle à la cité. Les places publiques, les ruelles et boulevards sont pris d'assaut par les citoyens qui vaquaient à leurs préoccupations.
 La ville s'illumine de nouveau avec l'ouverture de ses magasins et ses cafés. De la cité Ihaddadène à la place du 1er-Novembre, en passant par le boulevard de l'ALN ; la rue de la Liberté, le Bd Amirouche jusqu'à la Grande Poste, une effervescence humaine y règne. Les trottoirs sont squattés par des commerçants de l’informel qui exposent toutes sortes de marchandises.
 Les cafés sont pleins à craquer. Une ambiance qui s'étale jusqu'au long de brise de mer où des familles viennent prendre place sur les grandes terrasses des cafés pour contempler la mer où les vagues viennent briser le silence sur les rochers du port de pêche. Des bateaux en rade illuminent la grande bleue.
Un décor inestimable que reflète Bejaia en ce mois sacré de ramadhan. Sur la place du 1er-Novembre avec sa vue panoramique qui domine tout le port de Bejaia, les Bejaouis s’attablent à la grande terrasse du café sirotant, qui, une tasse de café, qui, un verre de thé à la menthe accompagné d'un morceau de «Qualb El Louz».  L'air frais de la mer donne plus de tonus à ces dizaines de personnes qui sortent massivement à la recherche d'une ambiance nocturne. D'autres personnes préfèrent observer le grand port avec ces bateaux en rade à partir de ce lieu panoramique. Les quartiers de la haute ville ne sont pas restés en marge de cette animation. Ainsi la place Sidi Soufi est animée chaque soir de groupes artistiques, dominés par le chaabi et l'andalou et où les citoyens s'invitent d'eux-mêmes à ces soirées ramadhanesques. Certes c'est la culture qui domine ces soirées de Bejaia by night.

Une animation culturelle et artistique non-stop

Bejaia connaît chaque soir une animation culturelle particulière en ce mois de ramadhan avec les différentes troupes théâtrales et artistiques qui se succèdent dans les lieux publics retenus par la direction de la culture de Bejaia qui a déployé des efforts considérables en élaborant un programme riche et varié d'animation non-stop pour toutes les soirées du mois de ramadhan.
C'est dire que la capitale des Hammadites renaît, de nouveau, de ses cendres sur le plan culturel et artistique. Ainsi le théâtre régional Malek-Bouguermouh et la maison de la culture accueillent chaque soir des centaines de personnes, familles et visiteurs des quatre coins de la wilaya pour se bercer dans une mélodie artistique qui touche les gammes du chaabi, andalou, haouzi et kabyle.
Le théâtre régional de Bejaia offre également un programme riche et varié de pièces théâtrales qui attirent le grand public. Comme chaque année, l'esplanade de la maison de la culture est en pleine effervescence avec un programme de jeunes artistes. Des soirées non-stop animent cet endroit stratégique où toutes les familles trouvent tranquillité et quiétude.

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IFTAR collectif

Le mois béni du ramadhan est synonyme de solidarité et d'aide entre toutes les couches sociales par des actions de bienfaisances. Le mouvement populaire pacifique initié lors de la marche populaire du 22 février dernier a organisé pour le second vendredi du mois de ramadhan un repas collectif «IFTAR» dans la principale artère de la ville, cité CNS vers la rue de la Liberté et face au siège de la wilaya. Une louable initiative très bien accueilli par l'ensemble de la population de Bejaia et qui a permis à des dizaines de personnes de partager dans la convivialité ce moment fort d'une journée de jeûne.
 Organisé avec leurs propres moyens financiers et logistiques, les habitants de la cité CNS, en collaboration avec des bénévoles de Naceria, ont démontré le vrai sens de l'élan de solidarité.
Les jeûneurs ont apprécié cette action familiale avec un menu consistant et varié en grande quantité, allant d'une chorba frik, d'un plat de poulet aux olives émincées, de bourek à la viande hachée, d'une bouteille de limonade, d'un morceau de «kalb louz» et une banane comme dessert. Un repas collectif en plein air et sous les lampadaires de la rue de la Liberté, c'est du jamais vu à Bejaia. Pour le repas de vendredi dernier plusieurs familles avec enfants ont pris part à ce grand dîner de rupture du jeûne. Ainsi cette action de solidarité initiée par des jeunes bénévoles du quartier CNS a permis à plusieurs étudiants, voyageurs, ouvriers, usagers de la route de vivre un moment familial conviviale bien que vivant loin de leurs familles.
Un grand bravo pour ces jeunes qui ont démontré le vrai sens de l'élan de solidarité à Bejaia, une ville accueillante et hospitalière en ce mois du ramadhan.

 

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