Journée de l’Afrique, Colonisation du Sahara Occidental : Un point noir

«La date de la tenue du référendum d’autodétermination de mon peuple doit être précisée. Les forces étrangères, dont la France, font tout pour que la situation n’évolue guère.» C’est en ces termes, on ne peut plus clairs, que s’est exprimé, hier, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD)
PUBLIE LE : 25-05-2019 | 23:00

«La date de la tenue du référendum d’autodétermination de mon peuple doit être précisée.
Les forces étrangères, dont la France, font tout pour que la situation n’évolue guère.» C’est en ces termes, on ne peut plus clairs, que s’est exprimé, hier, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, lors d’une conférence organisée par le Parlement africain de la société civile, en coordination avec le Comité national algérien des journalistes solidaires avec le peuple sahraoui, à l’occasion de la Journée de l’Afrique.

En présence des représentants de la société civile algérienne et africaine, Abdelkader Taleb Omar a indiqué à cet effet que le Conseil de sécurité n’intervient pas dans la défense du peuple sahraoui «opprimé» et considère qu’en principe, le Conseil de sécurité devrait aller dans le «même sens» que la Minurso, la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental. «Or, la France sabote tout règlement de la question de décolonisation au Sahara occidental occupé. L’organisation du référendum est primordiale pour arriver à l’indépendance de notre nation. Ce qui explique les tentatives du Maroc qui essaye par tous les moyens de dénaturer notre droit à l’autodétermination», a-t-il déploré, assurant au passage que certaines puissances «font tout» pour que la crise «perdure» dans la région afin de «perpétuer» le néo-colonialisme dans notre espace géographique. «Qui paye le prix de cet impérialisme ? C’est bien évidemment les peuples», a ajouté l’ambassadeur de la RASD, qui souligne avec force et rigueur que la volonté du peuple sahraoui d’obtenir son indépendance et sa souveraineté est «non négociable». «Nous ne reculerons jamais», a-t-il prévenu.
Poursuivant ses propos, Abdelkader Taleb Omar a estimé que la démission de l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental n’est pas «innocente» et soutenu que Horst Köhler a été «sans doute poussé» à le faire. Le diplomate sahraoui conclura son intervention en affirmant que l’Union africaine est «ontologiquement» liée à la lutte de libération des peuples africains.
     De son côté, le vice-président du Parlement africain de la société civile a déclaré vouloir donné par le biais de son organisation un «nouvel» élan pour l’Afrique, un continent qui «innove» et qui doit «apporter» sa pierre à l’économie mondiale. «La journée africaine de la jeunesse est un hommage de l’UA à la glorieuse Révolution de 1954», a relevé sur un autre registre Ali Sahel qui regrette le «point noir» existant en Afrique, en l’occurrence la colonisation du Sahara occidental. Il a, d’autre part, déclaré que les Africains «soutiennent avec force» le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination mais malheureusement, a-t-il poursuivi, le continent noir n’est pas «audible» sur la scène internationale. «Mais notre jeunesse doit y remédier en relevant le défi du savoir et de la connaissance. L’Africain doit devenir acteur et non pas spectateur de son destin», a insisté le vice-président du Parlement africain de la société civile avant de rappeler que l’Algérie contribue «pleinement» à diffuser le savoir au profit du reste du continent en signalant à ce propos que notre pays compte pas moins de 13.000 étudiants africains sur les bancs de nos universités.
    Sami Kaïdi
 


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