lundi 17 juin 2019 08:50:29

Dépôt des candidatures : Le délai expire aujourd’hui

Conformément aux dispositions de la loi organique portant régime électoral, c’est aujourd’hui, à minuit, que prendra fin le délai de dépôt, auprès du Conseil constitutionnel, de la déclaration de candidature à la présidentielle du 4 juillet prochain.

PUBLIE LE : 25-05-2019 | 0:00
D.R
Conformément aux dispositions de la loi organique portant régime électoral, c’est aujourd’hui, à minuit, que prendra fin le délai de dépôt, auprès du Conseil constitutionnel, de la déclaration de candidature à la présidentielle du 4 juillet prochain. En effet, l'article 140 de ce texte stipule que la déclaration de candidature doit être déposée, au plus tard, dans les 45 jours suivant la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral. Comme le décret y afférent avait été signé le 9 avril dernier par le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, et publié le lendemain au Journal officiel, les 45 jours expirent donc aujourd’hui, samedi, à minuit. 
Selon le bilan du ministère de l’Intérieur, arrêté mercredi dernier, portant sur la remise des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à la candidature, quelque 77 lettres d'intention ont été déposées. Parmi ces lettres d'intention figurent celles émanant de trois chefs de partis politiques. Il s’agit, en l’occurrence, de ceux de l'Alliance nationale républicaine (ANR), du Front El Moustakbal (FM) et du Front algérien pour le développement, la liberté et l'équité (FADLE). 
Après cette opération, l’étape qui suivra porte sur l’examen de ces candidatures à la présidence de la République par le Conseil constitutionnel. L’article 141 de la Constitution souligne à ce propos que le Conseil constitutionnel statue sur la validité des candidatures à la présidence de la République par décision, dans un délai de 10 jours, à compter de la date de dépôt de la déclaration de candidature. Aussi, et pour que le dossier du candidat à la candidature à la présidence de la République puisse être validé par le Conseil constitutionnel, il faudrait qu’il réponde à certaines conditions. 
Il doit, par exemple, présenter soit une liste de 600 signatures individuelles d'élus d'Assemblées populaires locales ou parlementaires, réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste de 60.000 signatures individuelles d'électeurs, recueillies à travers au moins 25 wilayas, avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500. Il est également exigé qu’il présente nombre de pièces le concernant, notamment, un certificat de nationalité algérienne d'origine, une déclaration sur l'honneur attestant qu'il est de confession musulmane, une déclaration publique sur son patrimoine mobilier et immobilier à l'intérieur et à l'extérieur du pays, une attestation de participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 et une attestation de non-implication des parents du candidat, né après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution. 
S’il est visiblement clair que le recours aux urnes est la meilleure voie pour solutionner la crise le plus tôt possible, l’on constate cependant que la scène politique est marquée actuellement par deux, voire trois avis sur cette question. En effet, il y a d’abord ceux qui soutiennent la solution constitutionnelle à la crise. Il s’agit, notamment des partis ayant fait partie de l'alliance présidentielle (FLN, RND, TAJ et MPA). Il y a ensuite d’autres formations politiques et certaines personnalités de l'opposition qui réclament une période de transition non gérée par des figures du «système». Enfin et en troisième lieu, nombre de partis, à l’image du Mouvement El-Bina, rejettent le recours à une période de transition et s'attachent à une solution politique en aval du contenu de la Constitution. Ces derniers appellent, cependant, au report de l'élection du 4 juillet prochain et plaident pour une courte période, sans pour autant tomber dans un vide constitutionnel. En somme et pour tout dire, ces derniers adoptent une position moins tranchée puisque tout en s'en tenant à la voie constitutionnelle, ils laissent entendre qu'ils ne seraient pas opposés à un report du scrutin. 
Soraya Guemmouri
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