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Commerce extérieur : Préserver les réserves de changes

Dans le cadre d'une démarche visant la «préservation» de nos réserves de changes, le gouvernement a donné, mercredi dernier, son accord à de nouvelles mesures visant la régulation des importations des céréales et du lait, deux produits qui totalisent plus de la moitié des importations alimentaires de l’Algérie, rapporte l’APS

PUBLIE LE : 24-05-2019 | 23:00
D.R
Dans le cadre d'une démarche visant la «préservation» de nos réserves de changes, le gouvernement a donné, mercredi dernier, son accord à de nouvelles mesures visant la régulation des importations des céréales et du lait, deux produits qui totalisent plus de la moitié des importations alimentaires de l’Algérie, rapporte l’APS. C’est ce qui ressort de l’exposé périodique présenté par le ministre des Finances, qui a mis en exergue le soutien financier «conséquent» consenti par l’État sous forme de subventions, en relevant la tendance haussière, d’année en année, de la facture d'importation des blés dur et tendre. 
Ainsi, la régulation de ces deux filières «stratégiques» a été au centre du dit exposé. «Il est plus que jamais nécessaire de mettre fin au transfert des subventions publiques aux indus bénéficiaires. J’insiste sur la nécessité de préserver le pouvoir d'achat des citoyens», a fait savoir Mohamed Loukal, dans ce sens que le gouvernement a décidé de mettre fin à l'octroi des licences pour de nouvelles minoteries ou l'élargissement de celles existantes. Il a révélé, à cette occasion, que l'Algérie a importé en 2018 pour 8,57 milliards de dollars de produits alimentaires (+1,6%), une facture tirée essentiellement par la hausse des importations des céréales. Il affirme que les importations des céréales, de la semoule et des farines a grimpé à 3,1 milliards de dollars en 2018, soit une hausse de 11,5%, alors que celles du lait et produits laitiers a légèrement reculé à 1,4 milliard de dollars. Le ministre des Finances a également appelé les services concernés à procéder à une évaluation «précise» des besoins «réels» du marché national en blé et lait, plus particulièrement en ce qui a trait à l'industrie de transformation. Dans la même perspective, les opérateurs publics qui assurent la régulation du marché ont été chargés de garantir une «meilleure» gestion du stock stratégique à travers l'adoption de «nouvelles» formes d'intervention, afin de pouvoir «rationaliser» les importations de blé et d'autres produits alimentaires cotés en Bourse. 
Le gouvernement a décidé également d'élargir la composante de la Commission multisectorielle, composée jusque-là des départements des Finances, de l'Industrie, du Commerce et de l'Agriculture. Cette commission a été, par ailleurs, chargée de procéder à une étude «approfondie» sur les deux filières et de rechercher les voies de rationaliser l'approvisionnement du marché national en ces deux produits, et de présenter, lors de la prochaine réunion du gouvernement, des propositions «pratiques» et «urgentes» en la matière. 
D’autre part, il convient de signaler que la réunion du gouvernement a aussi examiné et approuvé la transformation de l'École préparatoire en sciences économiques et commerciales et sciences de gestion (EPSECG) en École supérieure de la gestion et de l'économie numérique, pour lui permettre d'être au diapason des développements que connaît le monde dans ce domaine. 
Sami Kaïdi
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