mardi 18 juin 2019 06:54:14

L’ENTREFILET : S.O.S.

Aujourd’hui, c’est plus exactement à Zaouïa Tahtania (18 km au sud de Taghit) que des gravures rupestres préhistoriques, datant de plus de 5.000 ans, risquent de disparaître, en raison d’actes barbares de la part de certains visiteurs qui n’hésitent point à les souiller avec des graffitis tracés à côté des gravures ou directement burinés sur la roche.

PUBLIE LE : 25-05-2019 | 0:00
D.R
Aujourd’hui, c’est plus exactement à Zaouïa Tahtania (18 km au sud de Taghit) que des gravures rupestres préhistoriques, datant de plus de 5.000 ans, risquent de disparaître, en raison d’actes barbares de la part de certains visiteurs qui n’hésitent point à les souiller avec des graffitis tracés à côté des gravures ou directement burinés sur la roche. Ces gravures, pour la plupart, remontent à l’âge néolithique et représentent des éléphants, des gazelles, des dromadaires et bien d’autres animaux, témoignant ainsi d’une présence de l’eau dans cette vaste vallée. Sans aucune protection quelconque, ces gravures sont livrées à ces actes de vandalisme depuis l’ouverture d’une route goudronnée qui mène directement à ce site et à laquelle bien d’observateurs et de défenseurs du patrimoine matériel de la région s’étaient opposés. La préservation et la protection de ces gravures sont aujourd’hui bien plus qu’urgentes car le climat également n’y va pas de main morte dans leur détérioration (la grande différence de température entre le jour et la nuit fait éclater à terme la roche). La meilleure solution, selon les responsables locaux et les représentants des associations écologiques serait la création d’un parc national à Taghit et dont les missions de préservation, de surveillance et de maintenance seraient confiées à l’APC (financièrement parlée). Un plan de protection, de sauvegarde et de mise en valeur des trois stations rupestres de Taghit, Barrebi et Hassi Laouedj a bien été annoncé par la direction de la culture, depuis septembre 2017, un décret portant création d’un plan d’urgence a été publié depuis octobre 2013 (N°03/323) et même un projet de création d’un centre d’information sur l’art rupestre à Taghit est toujours à l’étude, au même titre que celui de l’ouverture d’un musée de préhistoire à Taghit.  Aujourd’hui encore, aucune action n’est entreprise en ce sens. Le projet du parc naturel de Taghit a bel et bien été initié et inscrit par la Conservation des forêts depuis plusieurs années et sa concrétisation  devrait œuvrer dans le sens d’une préservation contre la dégradation de l’une des rares zones humides du sud-ouest et de toute une région qui recèle des sites historiques et archéologiques d’une valeur inestimable.
R. Bezza
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