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Proclamation de la prophétie (III et fin)

Ammâr vécut chez Abu Hudhayfa jusqu’à la mort de ce dernier, lorsque fut proclamé l’islam, il fut l’un des premiers à se rendre chez al-Arqam, où le Messager de Dieu recevait ceux qui embrassaient la nouvelle religion.

PUBLIE LE : 22-05-2019 | 23:00
D.R

Par : Mahmoud Hussein

Ammâr vécut chez Abu Hudhayfa jusqu’à la mort de ce dernier, lorsque fut proclamé l’islam, il fut l’un des premiers à se rendre chez al-Arqam, où le Messager de Dieu recevait ceux qui embrassaient la nouvelle religion.

À la porte d'al-Arqam, il rencontra un homme, à qui il demanda :
— Que viens-tu chercher?
     — Et toi, que viens-tu chercher?
 — Je suis venu entendre
la parole de Muhammad.
     — Et moi de même.
Ils entrèrent ensemble chez le Prophète, qui les invita à embrasser l'islam. Ce qu'ils firent tous les deux, peu après suivis par le père et la mère de Ammâr.
L'homme qui était entré chez le Messager de Dieu en même temps que ‘Ammâr s'appelait Suhayb ibn Sinân. Alors qu'il était encore un enfant, son père travaillant comme ouvrier de Khursû, dans une cité au bord de l'Euphrate, les Byzantins avaient envahi la région et Suhayb avait été pris comme esclave. Il avait grandi en pays romain. Puis un homme de la tribu de Kalb l'avait acheté, emmené à La Mecque et revendu à 'Abd Allâh ibn Jad’ân, qui avait fini par lui rendre sa liberté. Dès la proclamation de la Prophétie, ayant appris que le Messager de Dieu recevait chez al-Arqam, Suhayb s'y était rendu aussitôt.
D'origine éthiopienne, Bilal avait aussi été esclave avant d'embrasser l'islam. De même que Khabâb ibn al-'Irth, qui avait été amené au Hijâz par des gens de Rabî'a et revendu à une femme, qui lui avait rendu sa liberté. D'autres hommes, mais aussi plusieurs femmes esclaves, se convertirent à l'islam en ce temps-là. Les gens de La Mecque les appelaient les vulnérables, pour souligner le fait qu'ils n'étaient protégés par aucun clan.
Lorsque le Messager de Dieu s'asseyait dans la Mosquée, les faibles faisaient cercle autour de lui. Les Qurayshites se gaussaient d'eux en disant :
— Voici donc ses compagnons ! Voici ceux que Dieu, parmi nous, a choisi pour frayer la juste voie ! Si le Message de Muhammad avait été véridique, ces gens-là ne l'auraient pas compris avant nous. Dieu ne l'aurait pas destiné à ces gens-là plutôt qu'à nous! 
Un petit nombre de Mecquois, parmi les proches du Prophète, avaient aussi cru en lui. Mais les idolâtres ne s'en inquiétaient pas. Ils y voyaient moins de raisons de s'en indigner que de se moquer d'eux.
Lorsque venait l'après-midi, le Prophète et ses compagnons se dispersaient. Ils s'en allaient discrètement par les sentiers de La Mecque, tout seul ou par deux, vers les lieux où ils pouvaient se consacrer à la prière. Or, un jour que certains d'entre eux faisaient leurs ablutions et se préparaient à la prière, une bande d'idolâtres, qui les avait épiés et suivis, fit irruption au milieu d'eux.
Les idolâtres se moquèrent des musulmans et ridiculisèrent ce qu'ils faisaient. Ils poussèrent si loin la raillerie que Sa`d ibn Abû Waqqâs, excédé, finit par se saisir d'un os de chameau à portée de sa main et frappa l'un des idolâtres qu'il blessa au visage. Une empoignade s'ensuivit, où les musulmans prirent le dessus, qui boutèrent les idolâtres hors de chez eux et les poursuivirent jusque dans les sentiers avoisinants.
Ce fut le premier sang versé au nom de l'islam.
Trente-huit Mecquois avaient embrassé la nouvelle religion.
Abû Bakr demanda au Prophète de la prêcher au grand jour. Le Prophète répondit :
— O Abû Bakr, nous sommes encore trop peu nombreux.
 

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