mardi 18 juin 2019 09:00:39

proclamation de la prophétie (II)

Voyant les gens prendre des paris sur des pigeons dont les ailes avaient été déplumées, il leur dit : « Jusqu’à quand ferez-vous souffrir ces créatures de Dieu en déplumant leurs ailes ? Si Dieu n’avait pas voulu les voir voler, il ne leur aurait pas donné des ailes. »

PUBLIE LE : 21-05-2019 | 0:00
D.R

Par : Mahmoud Hussein

Voyant les gens prendre des paris sur des pigeons dont les ailes avaient été déplumées, il leur dit : « Jusqu’à quand ferez-vous souffrir ces créatures de Dieu en déplumant leurs ailes ? Si Dieu n’avait pas voulu les voir voler, il ne leur aurait pas donné des ailes. »

Il vous est interdit de les priver de leurs ailes.
L'un des hommes lui dit :
—Demande donc à Celui qui t'a accordé le signe de l'œuf de faire repousser pour toi, sur l'heure, les plumes de ce pigeon.
Musaylama répondit :
—Si je le demande à Dieu, Il fera repousser sur l'heure les plumes du pigeon et le pigeon s'envolera devant vous. Si cela arrive, reconnaîtrez-vous que je suis l'Envoyé de Dieu auprès vous?
Ils lui dirent :
—Nous le reconnaîtrons.
Il leur dit :
—Je dois invoquer mon Seigneur. Et pour cela je dois rester seul. Laissez-moi. Si vous le voulez, faites-moi entrer dans cette maison avec le pigeon. Je le ferai ressortir tout à l'heure avec des  ailes dont les plumes ont repoussé et il pourra voler.
Ils le laissèrent seul avec le pigeon. Alors il sortit des plumes qu'il avait apportées avec lui, qui étaient de la même couleur que celles du pigeon, et les enfonça par leurs bouts dans les cavités laissées par les plumes arrachées. Puis il sortit et lâcha le pigeon qui, ayant retrouvé ses ailes, s'envola. Les gens autour de étaient naïfs et ignorants, ils n'avaient jamais vu cela auparavant. Ils crurent que c'était un autre signe divin.
Un jour il leur dit :
—Un ange descend vers moi. Les anges volent, ils ont ailes. Quand ils arrivent, ils font grand bruit, on entend des froissements, des craquements. Ceux d'entre vous qui sont dehors doivent alors rentrer chez eux, car celui qui regarde les anges perd aussitôt la vue.
Puis Musaylama façonna une de ces bannières qu'affectionnaient les enfants, faites d'une pièce d'étoffe tendue sur un cadre rigide attaché à une longue cordelette. On leur collait une queue et di ailes, on leur attachait des grelots, puis on les lançait par un jo^ de vent,  en tenant le bout de la cordelette et les bannières s'envolaient. Musaylama en fit voler une par une nuit sans lu afin que les gens ne pussent ni voir la cordelette ni distinguer ! pièce d'étoffe. Ils entendirent seulement le bruit des grelots dans le ciel et crurent que les anges arrivaient. Ils prirent peur et sauvèrent. Alors Musaylama s'écria :
—Ceux qui détournent leur regard et rentrent chez eux seront en sécurité !
Ainsi les gens d'al-Yamâma continuèrent-ils à croire en Musaylama et à le soutenir.
Ayant entendu parler de lui, les gens de Quraysh allèrent voir Muhammad :
— On nous a dit qu'un homme d'al-Yamâma te transmet son enseignement. Nous ne croirons jamais en lui.
Alors le Très-Haut révéla à Son                  Envoyé :
Nous t'avons envoyé à une nation succédant à bien d'autres, afin que tu lui
récites ce que Nous t'avons révélé. Mais ils ne croient pas au Miséricordieux. Dis : «C'est Lui mon Seigneur. Il n'y a de Dieu que Lui. C'est à Lui que je fais confiance et à Lui que je demande pardon.» (1)
Lorsqu'il arrivait au Messager de Dieu de passer devant un groupe de Qurayshites, ces derniers parlaient entre eux à voix            basse, en lui adressant un regard de                commisération :
— C'est Muhammad ibn' Abd Allah. Il dit qu'il reçoit des paroles du Ciel et se prend pour le Messager de Dieu. Il raconte que Dieu lui envoie du Ciel un ange, pour lui apprendre la nouvelle religion.
Puis ils reprenaient le fil de leur
conversation.
Cependant il y eut des hommes et des femmes, parmi les plus vulnérables, qui crurent très tôt en Dieu et en Son Prophète.
Yâsir était d'origine yéménite. Venu à La Mecque à la recherche d'un de ses frères, dont la trace avait été perdue à la suite d'une, guerre, il avait pu y rester en se soumettant à un notable mecquois nommé Abu Hudhayfa. Des années plus tard, ce dernier l'avait marié à l'une de ses filles, Samiyya, et avait fini par lui rendre sa liberté à la naissance de leur fils 'Ammâr.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions