jeudi 20 juin 2019 21:13:21

Bordj Bou-Arréridj : Un exemple de sacrifice

Le choix de la commune d’El Anasser pour la célébration des festivités officielles du 19 mai organisées par les autorités de la wilaya n’est pas fortuit.

PUBLIE LE : 20-05-2019 | 0:00
D.R

Le choix de la commune d’El Anasser pour la célébration des festivités officielles du 19 mai organisées par les autorités de la wilaya n’est pas fortuit. Cette commune abrite l’université Bachir Ibrahimi qui compte sept facultés qui accueillent des milliers d’étudiants.
El Anasser est un exemple du changement que le pays a connu depuis l’indépendance. La petite localité de quelques maisons est devenue une ville. Même sa vocation n’est plus ce qu’elle était. Le village dédié à l’agriculture abritant tout au plus des forges et des moulins traditionnels liés à cette activité qui est devenu un pôle scientifique. Ce n’est que justice rendue quand on sait tout ce que la localité a donné pour le pays. Le petit village a été une grande base durant la révolution armée. El Anasser qui a été un refuge pour les moudjahidines. Il compte aussi plusieurs chouhadas.
La célébration de la journée de l’Etudiant a été l’occasion de leur rendre hommage. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs, la délégation officielle conduite par le wali, Benamar Bekouche, s’est rendu au domicile du chahid Benahmed Lakhdar pour rendre visite à sa veuve Mohamadi Roukaia. Cette dernière a été émue par la visite et a profité de l’occasion pour appeler les Algériens à préserver le pays pour lequel son mari et ses compagnons ont donné leurs vies. Sa prière vient à point nommé dans la période actuelle ou le pays traverse plusieurs défis tant intérieur qu’extérieur. Beaucoup d’émotion aussi dans le point suivant du programme à savoir l’inauguration de la cité universitaire de filles qui porte le nom de la chahida Souissi Zouina. Originaire de la commune voisine de Sidi Mebarek, elle a été moussabila. Elle préparait à manger pour les moudjahidine, les renseignait, faisant même le guet quand ils venaient au village où elle habitait. Même enceinte, son apport pour la Révolution n’a pas faibli. La vengeance de l’armée coloniale a été des plus féroces. Les soldats français ne se sont pas contentés de la torturer. Ils l’ont éventrée vive pour tirer son fœtus. Ils craignaient sans doute qu’elle donne naissance à un héros. Même morte son combat et son sacrifice sont restés un exemple de bravoure et d’amour de la patrie pour les femmes algériennes. Les résidentes de la cité devront exemple de cette héroïne pour mieux servir leur pays.
Sur le chemin du retour, la délégation officielle a fait une halte à la zone industrielle pour inaugurer une stèle commémorative de la bataille de Dhaissa qui a eu lieu sur les lieux même de l’implantation de la structure.
En effet, rares sont ceux qui savent que cette zone qui fait la fierté des Bordjiens et qui représente la dynamique de l’investissement dans la wilaya a connu un tel événement historique. Cette bataille a été également une leçon de bravoure et de sacrifice des moudjahidines. Huit d’entre eux ont tenu tête pendant des heures à l’importante garnison militaire de la ville de Bordj Bou Arreridj. Ils sont tombés au champ d’honneur. Mais leur combat n’a pas été vain. Leurs compagnons ont poursuivi la lutte et leurs enfants ont récolté les fruits.
Ils ont créé sur les lieux même de leur mort, un espace de vie.  La  stèle qui rappelle leur fait d’arme semble veiller sur cet acquis. Le wali qui a profité de l’occasion pour écouter les doléances des citoyens à chaque étape du programme a déclaré que ce genre de manifestations nous permet en tant qu’Algériens de nous rappeler les valeurs qui ont animé notre peuple à travers l’histoire. Se souvenir des sacrifices des héros qui ont donné ce qu’ils ont de plus cher pour que vive l’Algérie est un stimulant pour nous tous pour poursuivre notre mission pour la construction du pays a-t-il ajouté. Notre jeunesse devrait s’en inspirer pour trouver son chemin d’autant que les conditions qu’ils vivent sont nettement moins difficiles que celles que leurs aïeux a indiqué M. Bekouche qui a saisi l’occasion de la journée de l’Etudiant pour rappeler l’importance de la science comme nouvelle arme aux mains des nouvelles générations pour édifier l’Algérie dont rêvaient les chouhadas .        F. D.

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