mardi 21 mai 2019 00:54:40

Massacres du 8 mai 1945 : Crimes monstrueux

Dans le cadre de ses rendez-vous avec l’histoire, le musée national du Moudjahid a organisé, hier, au complexe Riadh-El-Feth d’Alger, une conférence portant sur les crimes commis par la France en Algérie lors de la période coloniale, plus particulièrement l’atroce massacre du 8 mai 1945 contre le peuple algérien.

PUBLIE LE : 16-05-2019 | 0:00
Ph. : A. Asselah

Dans le cadre de ses rendez-vous avec l’histoire, le musée national du Moudjahid a organisé, hier, au complexe Riadh-El-Feth d’Alger, une conférence portant sur les crimes commis par la France en Algérie lors de la période coloniale, plus particulièrement l’atroce massacre du 8 mai 1945 contre le peuple algérien.
S’exprimant à cette occasion, le professeur d’histoire et spécialiste de la glorieuse Révolution de Novembre 1954 à l’université d’El-Affroun (Blida), le Docteur Menacer Abdelkrim, a déclaré que depuis que la France a envahi et colonisé notre pays, elle «n’a fait que commettre» des crimes «monstrueux» et indiqué, a cet égard, que les premiers massacres de la France avaient commencé dès 1830, avec la bataille de Staouëli (Alger) et les massacres du général Clauzel à Blida.
Il rappellera que la France coloniale a commis un «véritable génocide» en Algérie, matérialisé par la politique de la terre brûlée de Bugeaud et ses «ignominieuses» enfumades. «Entre 1830 et 1850, la population algérienne est passée de 5 millions à 3 millions, soit deux millions de moins en 20 ans», a-t-il déploré, assurant au passage que le colonialisme vouait une grande «haine» à l’Algérien qu’il considérait comme un «sous-homme».
Revenant sur les manifestations du 8 mai 1945, un crime qui a fait plus de 45.000 morts en deux mois, l’orateur a souligné qu’elles sont le fruit de la «maturation» du mouvement national et la suite «logique» d’une série d’épopées du peuple algérien pour le recouvrement de sa souveraineté sur ses terres. «Les manifestations du 8 mai 1945 sont venues dans un contexte, ce mois de mai a connu plusieurs manifestation dans de nombreuses villes de l’Est algérien», a-t-il indiqué avant d’insister sur la responsabilité du général de Gaulle dans l’orchestration de ce massacre lorsqu’il était à la tête du gouvernement provisoire français.
De son côté, le professeur de droit international auprès de la faculté de droit d’Alger, le docteur Allaoua Laïb a mis à profit cette opportunité pour affirmer que les crimes de la France coloniale sont «imprescriptibles» et soutenir que cette dernière «doit reconnaître» les «crimes contre l’humanité» commis dans notre pays sinon, l’Etat peut envisager le dépôt d’une plainte auprès du tribunal pénal international de La Haye (Pays-Bas). Laïb a, d’autre part, déclaré que parmi les actes barbares du colonialisme français, figure la déportation des Algériens en Nouvelle-Calédonie pour conclure enfin son intervention en appelant à faire du mois de mai de chaque année un mois «dédié à la mémoire» et à donner aux victimes du 8 Mai 1945 le statut de martyr.
Pour rappel, le ministre des Moudjahidine s’était exprimé, le 8 mai dernier, au centre d’études et de recherche dans le Mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954 d’El-Biar (Alger), lors de l’ouverture d’une conférence sur cet anniversaire historique, tenue sous le slogan ‘‘Mémoire et leçon’’ en affirmant que ces massacres constituent un crime «odieux» et d’une barbarie «inouïe».
Tayeb Zitouni parle à ce propos d’une étape «importante» qui s’inscrit dans une série de luttes de notre peuple pour recouvrer sa liberté.
    Sami Kaïdi

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