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Marchés pétroliers : Plutôt calmes

Le Brent à plus de 70 dollars

PUBLIE LE : 15-05-2019 | 23:00
D.R

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a assuré, mercredi qu'il n y avait pas de perturbation de la fourniture de pétrole et que les cours évoluent peu, se félicitant que les marchés pétroliers restent «calmes» et que l'offre ne soit pas perturbée. «Au moment où nous écrivons, il n'y a pas de perturbation de la fourniture de pétrole et les cours évoluent peu», remarque l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole. «Les marchés restent calmes», juge-t-elle. Elle rappelle pourtant les inquiétudes autour de l'offre, alimentées par de nombreuses tensions géopolitiques en Libye, Iran, Venezuela et plus récemment de mystérieuses attaques contre des navires dans le Golfe et des installations pétrolières en Arabie saoudite. Des attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites Houthis ont en effet provoqué la fermeture d'un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d'un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le sabotage mystérieux de quatre navires au large des Emirats arabes unis. «En dépit du contexte géopolitique difficile et d'autres problèmes d'offre, les cours principaux ont peu évolué depuis un mois, s'établissant juste au-dessus de 70 dollars le baril de Brent», remarque pour sa part l'AIE, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique. «L'AIE est rassurée de voir que les problèmes posés par les incertitudes sur l'offre sont bien gérés et nous espérons que les grands acteurs vont continuer à assurer la stabilité du marché», écrit-elle. Elle compte ainsi sur la bonne volonté de certains pays producteurs, comme l'Arabie saoudite, pour alimenter le marché et remplacer graduellement les barils iraniens qui ne pourront plus être exportés en raison des sanctions américaines récemment renforcées. L'agence basée à Paris a aussi abaissé de 90.000 barils par jour (b/j) sa prévision de croissance de la demande de brut pour 2019, attendue désormais à 1,3 million b/j. C'est essentiellement en raison d'un premier trimestre plus faible que prévu dans des pays aussi variés que le Brésil, la Chine, la Corée du sud, le Japon ou le Nigeria. Toutefois, il s'agit d'un accès de faiblesse ponctuel et non «le début d'une nouvelle tendance» pour la demande, juge l'AIE.

Le Brent à plus  de 70 dollars

Les prix du pétrole reculaient hier en cours d'échanges européens, la perspective d'une hausse inattendue des stocks américains de brut estompant au moins temporairement les inquiétudes sur les tensions au Moyen-Orient. Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 70,83 dollars à Londres, en baisse de 41 cents par rapport à la clôture de mardi. A New York, le baril américain de WTI pour le contrat de juin cédait 56 cents à 61,22 dollars. L'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) publiera ses données hebdomadaires sur les réserves américaines. Pour la semaine achevée le 10 mai, les analystes tablent sur une baisse de 1,2 million de barils des stocks de brut, sur un recul de 350.000 barils des stocks d'essence et sur un retrait de 719.000 barils des stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg. Mais la fédération professionnelle de l'American petroleum institute (API), qui publie ses propres données de manière indépendante le mardi soir, a fait état d'un bond inattendu de 8,63 millions de barils des stocks de brut. «La réaction du marché a été relativement limitée, mais pourrait s'accentuer si l'EIA confirme la tendance», a commenté Craig Erlam, analyste chez Oanda. Le marché de l'or noir restait par ailleurs rivé sur le Moyen-Orient. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a dû fermer un oléoduc mardi après une attaque de drones revendiquée par les rebelles Houthis du Yémen. Le ministre des Médias Turki al-Shabanah a également dénoncé «des actes subversifs» ayant visé dimanche quatre navires commerciaux civils, dont deux pétroliers saoudiens, un norvégien et un cargo émirati, à l'entrée du Golfe. «Tout cela peut encore être considéré comme de la rhétorique, mais l'agressivité de l'Arabie saoudite vis-à-vis de l'Iran a ajouté à l'inquiétude qui entoure la plus grosse région productrice du monde», ont commenté les analystes de JBC Energy. «Dans le cas très peu probable où la situation dégénérerait au Moyen-Orient, rien n'empêcherait les prix de dépasser leurs plus hauts de l'année dernière», ont-ils ajouté.

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