mardi 21 mai 2019 00:49:55

Russie - Etats-Unis : inventaire des relations

Du Venezuela aux traités de désarmement, la liste des désaccords reste très longue entre les deux puissances rivales et aucune percée n'a été annoncée mardi.

PUBLIE LE : 16-05-2019 | 0:00
D.R

Du Venezuela aux traités de désarmement, la liste des désaccords reste très longue entre les deux puissances rivales et aucune percée n'a été annoncée mardi. Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, venu en Russie briser la glace avec Vladimir Poutine, s'est efforcé de trouver des terrains d'ententes sur des dossiers concrets comme la Syrie malgré de nombreux désaccords persistants.
 La visite du secrétaire d'Etat américain à Sotchi, sur la mer Noire, où il été reçu par le président russe après trois heures d'entretien avec son homologue Sergueï Lavrov, constitue la rencontre au plus haut niveau entre responsables des deux puissances rivales depuis le sommet d'Helsinki de juillet. Le ton conciliant du président américain, Donald Trump, à l'égard du maître du Kremlin avait alors choqué la classe politique américaine. «Nous avons dit à plusieurs reprises que nous voudrions rétablir des relations complètes», a assuré le président russe au début de la rencontre. «Certains domaines de coopérations sont excellents, sur la Corée du Nord, l'Afghanistan et la lutte contre le terrorisme», a souligné de son côté Mike Pompeo. «Ce sont des choses sur lesquelles nous pouvons nous baser».  Avant de monter dans l'avion, le haut diplomate américain a ainsi mis en avant les dossiers sur lesquels Moscou et Washington pourraient avancer ensemble, notamment le conflit syrien. Selon lui, les deux pays ont désormais «une idée commune des points de blocage» du règlement politique et peuvent «travailler ensemble sur la manière de le débloquer».  Le Kremlin n'a évoqué, de son côté, aucun accord concret, indiquant simplement que le conflit syrien avait été évoqué entre les deux hommes. Mike Pompeo a également souligné que Moscou et Washington avaient les «mêmes objectifs» sur le dossier nucléaire nord-coréen, bien que la rencontre chaleureuse entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un fin avril ait contrasté avec le fiasco du sommet de Hanoï avec Donald Trump en février. Mais la Maison Blanche espère que la fin de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, qui a conclu il y a moins de deux mois à une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 aux Etats-Unis mais pas à une collusion entre l'équipe du candidat Trump et la Russie, permette de tourner la page de relations glaciales.
Pendant la suite de la rencontre, à huis clos, le sujet d’ingérence «n'a pas été abordé». Si Mike Pompeo semble avoir évité certains sujets qui fâchent avec Vladimir Poutine, il s'est notamment opposé avec Sergueï Lavrov sur la crise politique vénézuélienne, M. Pompeo demandant à la Russie de cesser de soutenir le président vénézuélien Nicolas Maduro. «La démocratie ne s'établit pas par la force», a répliqué M. Lavrov.
M. T. et Agences

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