dimanche 16 juin 2019 04:11:33

FLN : Chassez le naturel…

Hormis quelques courts intervalles, le FLN a toujours été associé au premier plan dans la gestion des affaires du pays, même si la relation avec les citoyens n’a pas été toujours au beau fixe, pour ne pas dire fort agitée pour une question de confiance.

PUBLIE LE : 15-05-2019 | 0:00
D.R

Hormis quelques courts intervalles, le FLN a toujours été associé au premier plan dans la gestion des affaires du pays, même si la relation avec les citoyens n’a pas été toujours au beau fixe, pour ne pas dire fort agitée pour une question de confiance.
À la faveur du mouvement populaire, le parti tente de se repositionner, et à présent, il fustige même ce que son nouveau secrétaire général, Mohammed Djemiai, a qualifié de «mainmise illégale sur les institutions constitutionnelles», tout en appelant au «respect de la loi». Ceci justifie-t-il toutefois la déclaration de guerre faite solennellement et publiquement par les députés du FLN contre le président de l’APN, issu, faut-il le rappeler, du même parti politique ? Assurément pas ! Et comme pour passer à l’action, les représentants du peuple du Front de libération nationale ont décidé, par le biais de leur groupe parlementaire, de boycotter les activités au sein de l’hémicycle de Zighoud-Youcef, à commencer d’abord par la journée parlementaire sur les massacres du 8 mai 1945, et, le lendemain, la séance plénière consacrée aux questions orales adressées à des ministres. Dans la foulée, trois vice-présidents de l'APN et trois présidents des commissions permanentes, tous appartenant au FLN, ont signé un communiqué dans lequel ils prient Mouad Bouchareb de présenter sa démission.
Mais que reproche-t-on au juste à ce dernier ? Son illégitimité ? Pourtant, ce sont ces mêmes parlementaires, soutenus, souvenez-vous, par leurs collègues de l’alliance présidentielle (RND, TAJ et MPA), qui l’ont intronisé comme 3e personnage de l’État, en octobre 2018, dans ce qui s’apparente à un véritable coup de force, en empêchant le président de la chambre basse à cette époque, Saïd Bouhadja en l’occurrence, d’accéder à son bureau.
Les députés sont allés jusqu’à cadenasser la porte d’accès de l’Assemblée populaire nationale, pour empêcher le prédécesseur de Bouchareb de rejoindre son bureau. Une démarche qui a laissé les Algériens sans voix, choqués par cette action de la part de ceux qui sont censés défendre les intérêts des citoyens et de réfléchir à l’élaboration des lois. L’image a donc fait le tour du monde. Surtout elle a jeté davantage le discrédit sur les élus de la nation, qui, même s’ils agissaient via des instructions «extraconstitutionnelles», auraient été bien inspirés de faire l’économie d’une telle action.
Un peu plus de six mois plus tard, les députés du FLN se retournent donc contre Bouchareb. Raison invoquée : «répondre aux aspirations des millions de citoyens qui manifestent depuis le 22 février dernier et accompagner (sic) le mouvement populaire pacifique». Néanmoins, il n’est pas certain que le peuple ait besoin du soutien des députés, à plus forte raison lorsqu’ils appartiennent au FLN.
La sagesse et le bon sens auraient dicté à ce que ces élus fassent leur mea-culpa, reconnaissent leurs erreurs, assument leur responsabilité et demander pardon aux Algériens, comme l’a fait le SG du FLN, pas d’essayer de se positionner en attendant de voir vers quel côté se pencheront les rapports de force.    
S. A. M.


 

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