dimanche 26 mai 2019 15:28:48

Point de presse de M. Rabehi sur la situation politique : Le dialogue pour éviter le vide constitutionnel

M. Rahabi appelle à accélérer le processus de transition.

PUBLIE LE : 25-04-2019 | 0:00
D.R

C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Hassane Rabehi, lors d’une conférence de presse qu’il a animée hier à Alger. «Actuellement, l'Algérie a besoin de cristalliser les revendications exprimées par des millions d'Algériens lors des marches pacifiques, en propositions dans le cadre d'un dialogue sérieux, avec la participation de tous, y compris les partis politiques et les associations», a t-il dit. Et de poursuivre : «Les hautes instances du pays souhaitent vivement le consensus», indique t-il, mettant l’accent sur la légitimité de l’institution de la présidence de la République par rapport aux dispositions de la Constitution. Plaidant de ce fait pour une transition telle qu’édictée par la Loi fondamentale et où il est prévu, rappelle-t-il, la tenue d’une élection présidentielle «intègre et transparente».
«Il faut agir par rapport à cet objectif», appuie encore M. Rabehi, assurant que «nul n’est exclu» de l’initiative du dialogue à laquelle a appelée la présidence de la République. «Nous souhaiterions que l’on puisse consacrer le dialogue avec l’ensemble des partis politique les représentants de la société civile. L’idéal serait de voir tout le monde se réunir autour de la même table», a-t-il insisté, soulignant la nécessité pour le mouvement populaire appelant au changement radical «de désigner ses propres représentants pour un dialogue efficient, où il est n’est pas judicieux d’exclure les représentants de l’État».
En réitérant une fois de plus que la solution ne pourrait se concevoir en dehors d’une élection présidentielle, il a aussi mis en avant la nécessité d’aller vers la création d’une commission de surveillance et d’organisation de ce scrutin approuvé par le peuple. C’était là, a-t-il fait observer, l’objectif des consultations à laquelle a appelé le chef de l’État Abdelkader Bensalah. Selon le conférencier, l’absence du chef de l’État à cet événement, qu’a abrité lundi le palais des Nations du Club-des-Pins, obéissait à la logique de «laisser les participants s’exprimer librement». «Il se pourrait que M. Bensalah a jugé de ne pas se rendre à ces consultations pour ne pas donner l’impression d’un responsable qui est là pour imposer son avis», dit-il. À une question sur le refus exprimé par plusieurs élus locaux d’encadrer la présidentielle du 4 juillet, le ministre de la Communication, porte- parole du gouvernement a invité ces derniers «à la sagesse et à la vigilance, pour faire valoir l’intérêt suprême du pays et éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel».
Dans la même lignée, il a ajouté que «le rejet de toutes les initiatives tendant à solutionner la crise politique actuelle ne peut conduire qu’à des conséquences désastreuses». M. Rabehi est revenu sur les propos du vice-ministre de la Défense nationale, le général du corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, qui a soutenu que toutes proposition constructive et initiative utile allant dans le sens du dénouement de la crise sont les bienvenues. «Nous sommes en effet dans un processus de réflexion au sujet de la voie idoine devant permettre de transcender la situation actuelle et aller vers des élections démocratiques», a affirmé le ministre.
Il ajoute que ce processus pourrait être ponctué «par des changements ou amendement de la solution constitutionnelle (…) Nous sommes en attente de toute proposition à même de permettre au pays de sortir de sa crise, et ce à la seule condition que toutes les proposition veillent à la préservation de l’intérêt suprême du pays».
 
Lutte contre la corruption : tous les dossiers ayant causé un préjudice à l’économie seront traités

 Sur un autre volet, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a mis l’accent sur l’indépendance de la Justice, engagée, depuis quelques jours, dans une action de lutte conte la corruption. «L’Algérie est rentrée de plain-pied dans l’ère de la démocratie. La Justice est au-dessus de tous, et c’est à elle qu'échoit la mission d'examiner tous les dossiers ayant porté préjudice à l'économie nationale et à la stabilité du pays», a-t-il dit.
«Les dossiers relatifs à la lutte contre la corruption sont au centre de l’intérêt de l’opinion», a a-t-il ajouté, mettant l’accent pour laisser, d’une part, la Justice accomplir son travail dans la sérénité, et, de l’autre, respecter les principes de présomption d’innocence de toutes personne qui serait mise en cause dans le cadre de cette démarche. «Il faut laisser la Justice faire son travail. Il faut respecter la vie privée des personnes (présumées impliquées dans ces affaires), loin de toute diffamation et préjugé», a-t-il soutenu.
Dans ce contexte, le ministre a déclaré que «le gouvernement ne peut interdire aux citoyens ni à la presse d'être présents au niveau des cours de justice devant lesquelles ces prévenus comparaissent».
À une question sur le mouvement partiel opéré récemment par le chef de l'État dans le corps des walis, le porte-parole du gouvernement a affirmé que «ce mouvement intervient en réponse aux exigences de la conjoncture». D’autre part, M. Rabehi est revenu sur les principaux dossiers examinés hier en réunion du Conseil du gouvernement, dont les plus en vue ont trait aux préparatifs du mois de Ramadhan et des mécanismes d’attribution de locaux commerciaux aux jeunes porteurs de projet, dans le cadre des différents mécanismes de création d’emploi.
Karim Aoudia
 

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