mercredi 22 mai 2019 18:56:47

Industrie pharmaceutique : Le partenariat, pour produire des médicaments innovants

Intégré à son expansion en Algérie, «Boehringer Ingelheim» collabore avec ses partenaires locaux pour renforcer les capacités, renforcer et faciliter les transferts de technologie et orienter les projets de fabrication locaux afin de garantir aux patients l’accès aux médicaments nécessaires.

PUBLIE LE : 24-04-2019 | 0:00
D.R

Intégré à son expansion en Algérie, «Boehringer Ingelheim» collabore avec ses partenaires locaux pour renforcer les capacités, renforcer et faciliter les transferts de technologie et orienter les projets de fabrication locaux afin de garantir aux patients l’accès aux médicaments nécessaires. «En Algérie, nos programmes d’investissement et de partenariat renforcés étaient une réponse directe pour satisfaire aux besoins en matière de soins de santé», déclare à ce propos, M. Bachir Batel, directeur général et Responsable de Human Pharma, Afrique du Nord & de l’Ouest à Boehringer Ingelheim, précisant que «notre objectif est de travailler en collaboration avec nos partenaires dans le but d’accroître les capacités, tout en développant et en facilitant les transferts de technologie et en pilotant des projets de production locale afin de garantir aux patients l’accès aux médicaments innovants dont ils ont besoin». L’objectif, selon lui, est de réaliser la production de 70% du portefeuille des traitements de la société dans le cadre de ses projets en Algérie d’ici 2024.
En 2018, Boehringer Ingelheim a établi un partenariat avec Abdi Ibrahim Remede Pharma, pour produire un médicament «innovant» de Boehringer Ingelheim contre l’hypertension artérielle.
L’investissement vise à «améliorer » les capacités technologiques et le développement des compétences en collaboration avec l’Algérie. De plus, la production du médicament contre le diabète de type 2 de la société est bien amorcée en 2019 dans le cadre des plans de Boehringer Ingelheim en Algérie, le but étant «d’élargir» le portefeuille des traitements innovants de la société.
L’Algérie est, pour information, le siège de la région Afrique du Nord & de l’Ouest de Boehringer Ingelheim. En 2016, l’entreprise a signé un accord avec Biopharm pour le lancement de la production de ses médicaments contre l’hypertension artérielle et mis l’accent sur l’amélioration de l’accès et la disponibilité de ses traitements «innovants» sur le marché algérien par le biais de productions locales, pour répondre aux besoins non satisfaits des patients en matière de santé. En 2019, la société prévoit 12 nouveaux lancements et l‘enregistrement de 61 produits en Algérie et dans la région. En outre, Boehringer Ingelheim continuera à «renforcer» son empreinte en Afrique par le biais d’investissements pour l'accès à des programmes de soins de santé afin de mettre au point des solutions médicales innovantes destinées aux patients à faible revenu et ce, dans le but «d’améliorer» les soins de santé sur le continent africain dans le cadre du programme In Reach Africa.
Pour l'exercice en cours, Boehringer Ingelheim s'attend à une légère croissance de son chiffre d'affaires et à d’autres investissements intensifs sur une base comparable. Mettant l’accent sur la recherche, l’entreprise a terminé l'année 2018 avec un chiffre d'affaires net de 17,5 milliards d'euros. Ajusté aux taux de change et aux effets non récurrents liés à l'échange d'actifs avec Sanofi en 2017, le chiffre d'affaires net a progressé de 4%. Avec 3,2 milliards d’euros (+ 3%), les dépenses en R&D représentent par ailleurs 18,1% du chiffre d’affaires net annuel.
Avec près d’un milliard d’euros (+ 9%), les investissements en actifs corporels sont plus élevés que jamais. Le résultat d’exploitation atteint à nouveau les 3,5 milliards d’euros tandis que le bénéfice après impôt du groupe passe à 2,1 milliards d’euros.
Pour rappel, l’industrie pharmaceutique a connu un boom sans précédent ces dernières années. D’ailleurs, le secteur a réalisé une croissance de 17 % depuis 2010. Un taux «non atteint par d'autres secteurs», passant de 473 millions de dollars américains en 2008, à près de deux milliards de dollars en 2017. Ce progrès a été réalisé grâce aux efforts considérables consentis par les investisseurs dans ce domaine outre le soutien important accordé par les autorités publiques à l'industrie pharmaceutique, notamment à la faveur de la décision de 2008 portant sur «l'interdiction d'importation de médicaments produits localement».
L'Etat a pu, grâce à ce progrès, réduire la facture d'importation des médicaments à 2 milliards de dollars américains en 2018 au lieu des 5 milliards de dollars enregistrés au cours des années précédentes.
    Mohamed Mendaci
 

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