dimanche 26 mai 2019 15:25:17

Mois du Patrimoine : Des découvertes qui bouleversent l’histoire de l’humanité

Sétif, ville d’art et d’histoire, creuset d’un riche patrimoine témoin, depuis la nuit des temps, du passage et de l’impact de ces multiples civilisations qui se sont succédé sur cette vaste région du pays, qui n’a pas encore livré tous ses secrets, a déjà attesté, ces dernières années, de la présence et des premiers contacts de l’homme primitif avec la nature.

PUBLIE LE : 24-04-2019 | 0:00
D.R

Sétif, ville d’art et d’histoire, creuset d’un riche patrimoine témoin, depuis la nuit des temps, du passage et de l’impact de ces multiples civilisations qui se sont succédé sur cette vaste région du pays, qui n’a pas encore livré tous ses secrets, a déjà attesté, ces dernières années, de la présence et des premiers contacts de l’homme primitif avec la nature.

De formidables acquis, des découvertes et de sublimes réalisations de l’humanité que l’on célèbre une fois encore à l’occasion de ce mois du patrimoine.  
Dans ce long voyage de la mémoire secouée, les dernières recherches accomplies par l’équipe du professeur  Mohamed Sahnouni sur le site de Ain Lahneche, dans la commune de Guelta Zergua, non loin d’El Eulma, sont en effet plus que révélatrices de ces multiples avancées, puisées au fin fond de l’histoire de l’humanité. Des recherches d’autant plus importantes  qu’elles permettent aujourd’hui au site de Ain Boucherit de se hisser au rang de deuxième site archéologique, le plus ancien au monde avec 2,4 millions d’années, et talonner ainsi celui de Koun en Ethiopie (2,6 millions d’années). Autant de recherches qui auront nécessité temps et compétence en la matière et surtout patience depuis déjà les années 90 et qui voici aujourd’hui, accréditant cette thèse selon laquelle l’Algérie serait bien le berceau de l’humanité. Des découvertes aussi anciennes que cette  histoire de l’humanité et au sujet desquelles l’éminent Pr Mohamed Sahnouni soulignait : «Ces ossements sont la preuve que l’existence de l’homo sapiens en Afrique du nord est bien plus ancienne qu’on ne le croyait», ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à la recherche.Dans ce merveilleux cheminement de l’histoire de l’humanité et la place privilégiée de l’Algérie dans cette dynamique, les dernières découvertes opérées sur le grand chantier de la pénétrante Jen Jen – El Eulma, sur le site de Ain Lahneche, sont aussi bien d’autres secrets qui consacrent à la wilaya de Sétif, dans ses multiples textures stratigraphiques et ces formidables découvertes, toute la richesse d’un bassin sédimentaire.Des découvertes d’ossements avec notamment une omoplate et une défense qui ont été mises au grand jour alors que les travaux de déblaiement de cette pénétrante se poursuivaient. De  récentes découvertes qui permettront à un expert du CNRPAH, dépêché également sur ces lieux et au moment où le wali effectuait une visite de cette pénétrante, de souligner que cette défense est celle d’une espèce animale qui relève des Anancus, un genre éteint de la famille des Gomphotheriidae, proche de l’éléphant actuel.«Pour l’heure et en attendant  l’étude minutieuse qui doit être menée par des spécialistes en la matière, notamment le Pr Mohamed Sahnouni, cette belle découverte est entreposée au musée public national de Sétif dans de très bonnes conditions de conservation», souligne Chadia Kherfalah, la directrice de ce musée, qui ajoute que toutes les normes de conservation ont été respectées lors du transfert entre le site et le musée national de Sétif.  la datation de cette pièce rare n’a donc pas encore été effectuée avec précision, sachant les moyens appropriés qu’elle nécessite pourrait se situer entre 1,5 et 2,4 millions d’années, avait-t-on également appris sur le site.
Dans cette région qui a donc connu un déferlement de civilisations, les dernières découvertes de Ain Boucherit sur le site de Ain Lahneche, dans la daira d’El Eulma, sont qualifiés de résultats référentiels qui bouleversent l’histoire de l’humanité et ouvrent bien des perspectives à la recherche engagée, notamment par le centre national de recherche archéologique (CNRA) et le centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRAPH). 
Pour cela, des décisions ont été prises d’un commun accord par le ministre de la culture et le wali avec notamment l’ouverture à El Eulma, non loin du site, «d’un centre de recherche et d’interprétation», à l’effet d’encourager cette recherche optant par la même pour la «conservation in situs» et insistant particulièrement sur la nécessité de protéger ce site et d’y empêcher toute construction anarchique.
Autant d’éléments forts qui vont dans le sens de «la sécurisation de ce patrimoine», thème consacré cette année au mois du patrimoine.     
F. Zoghbi
                                                                                                            
 

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