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Plan de sortie de crise : Au cœur des consultations politiques

La recherche de solutions pour sortir de la situation politique actuelle que connaît le pays fait appel à la participation de toutes les compétences nationales, entre personnalités, partis, société civile et syndicats.

PUBLIE LE : 20-04-2019 | 23:00
D.R

La recherche de solutions pour sortir de la situation politique actuelle que connaît le pays fait appel à la participation de toutes les compétences nationales, entre personnalités, partis, société civile et syndicats.

Le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, a déjà reçu, jeudi dernier, Abdelaziz Ziari, Abdelaziz Belaïd et Miloud Brahimi, en tant que personnalités nationales. Ces rencontres entrent dans le cadre de la volonté de concertation que prône le chef de l’État dans le traitement de la situation politique du pays, et elles se poursuivront avec d’autres parties. Dès les premières rencontres, les avis divergent sur le plan de sortie de crise. Me Brahimi s’est ainsi prononcé pour la mise en place d’une commission souveraine de transition, même en dehors de la Constitution, en attente de l’organisation de l’élection présidentielle, avec, comme point de mire, le départ définitif du système.     
Selon lui, le contexte politique actuel du pays ne permet pas d’organiser une  élection présidentielle à la date prévue du 4 juillet.
Cela se situe aux antipodes du contenu du message de M. Bensalah à la nation, dans lequel il propose une instance pour préparer cette élection, et ce en l’absence de la Haute instance de surveillance des élections, dissoute. Me Brahimi a évoqué une conférence qui se tiendra demain et qui pourrait, selon lui, parvenir au constat qu’il serait impossible de tenir une élection présidentielle le 4 juillet.   
De son côté, Abdelaziz Ziari, ancien président de l’APN de 2007 à 2012, sur un site d’information, estime nécessaire de dépasser le cadre constitutionnel actuel, pour surmonter le blocage actuel, et appelle à la mise en place d’un dialogue rapide avec les représentants de partis politiques de l’opposition, des organisations professionnels et syndicales. Il préconise aussi une période de transition qui ne dépasse pas une année.
Quant au président du Front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, il propose des solutions à même de garantir l’intégrité et la transparence des élections, à travers l’instance indépendante des élections, dotée de prérogatives de contrôle et d’organisation du déroulement de toutes les phases du processus électoral.    
Sa position tranche avec celle de Me Brahimi, car il estime que la stabilité du pays, la préservation des institutions et des personnes, ainsi que le transfert du pouvoir dans le cadre de la légalité ne peuvent se faire qu’à travers des élections propres et transparentes.
D’autres personnalités ont été invitées au dialogue, à l’instar d’Ali Benflis, président de Talai’e El-Houriyat. Dans sa réponse à l’invitation, il a indiqué que «l’heure n’est pas aux consultations sur l’instance de préparation et d’organisation des élections, et que cette heure viendra dans le cadre d’un règlement global de la grave crise actuelle».
«En conséquence, je suis au regret de ne pouvoir répondre favorablement à votre invitation et de participer aux consultations auxquelles vous m’avez convié», a-t-il écrit, dans un communiqué parvenu à notre rédaction. À rappeler que dans son message du 9 avril dernier, le chef de l’État, M. Abdelkader Bensalah, avait indiqué que conformément aux dispositions de l’article 102 de la Constitution, il assure la charge de chef de l’État pour une durée de 90 jours au maximum, au cours de laquelle une élection présidentielle sera organisée. C’est un engagement qu’il a pris devant le peuple.
Il a aussi évoqué les efforts déployés par toutes les institutions publiques, pour assurer normalement la continuité de leurs missions dans le calme, la sérénité, le dévouement, et une gestion judicieuse et avisée de la crise politique actuelle, de manière à servir les intérêts suprêmes immédiats et futurs du pays.
Il a affirmé que le respect de la Constitution est l’unique référence afin de permettre au peuple de réaliser ses aspirations et surmonter la crise actuelle.
Selon le chef de l’État, le tournant que va traverser le pays débutera par une phase décisive qui consistera à remettre, constitutionnellement, les pouvoirs au président de la République démocratiquement élu, dans un délai qui ne saurait dépasser les 90 jours, à compter de la date de son entrée en fonction en tant que chef de l’État.
Il a ajouté que dans le contexte politique actuel, l’accomplissement de sa mission devra prendre en charge la mise en application des dispositions des articles 7 et 8 de la Constitution.
Une mission qui devrait être acquittée, grâce au concours des citoyens, de la classe politique et des institutions de l’État, afin de réunir les conditions d’un scrutin présidentiel transparent et régulier, «dont nous serons tous les garants». «Le scrutin permettra au peuple d’exercer son choix libre et souverain», a-t-il insisté. Il a aussi proposé une concertation avec la classe politique et civile citoyenne, avec, comme priorité, de créer une institution nationale collégiale, souveraine dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions nécessaires de préparation et d’organisation d’élections nationales honnêtes et transparentes.
Le gouvernement et les services administratifs concernés seront chargés de la soutenir et de l’accompagner dans l’accomplissement de ses missions en toute liberté.
M. Bensalah a émis le souhait de surmonter les divergences et s’investir dans une action collective historique à la hauteur des défis de l’étape, reposant sur les valeurs de solidarité, de cohésion et d’abnégation, dans le but d’atteindre l’objectif suprême, c’est-à-dire poser les fondements de l’Algérie du futur. Il a aussi demandé à la classe politique et citoyenne de faire preuve d’innovation, de participation et de confiance, pour construire ensemble ce nouvel édifice juridique qui ouvrira la voie à la mise en place d’un tout nouveau système politique répondant aux aspirations populaires. Il mentionne que les plus important est de choisir la personne et le programme qui répondent le mieux aux aspirations à un nouveau système politique en mesure de relever les défis majeurs du pays dans une Algérie arrimée à la modernité, à la démocratie, à la justice et au développement.
A. M.

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