mercredi 21 aot 2019 08:39:36

Printemps amazigh : L’Algérie, une et indivisible

Plusieurs milliers de personnes ont pris part hier à Tizi-Ouzou à la traditionnelle marche célébrant le 20 avril 1980 organisée chaque année pour exiger la reconnaissance de l’identité et de la culture nationale amazighes et en hommage aux acteurs du Mouvement culturel berbère (MCB), fer de lance de la revendication identitaire en Algérie.

PUBLIE LE : 20-04-2019 | 23:00
D.R

Plusieurs milliers de personnes ont pris part hier à Tizi-Ouzou à la traditionnelle marche célébrant le 20 avril 1980 organisée chaque année pour exiger la reconnaissance de l’identité et de la culture nationale amazighes et en hommage aux acteurs du Mouvement culturel berbère (MCB), fer de lance de la revendication identitaire en Algérie. Cette imposante marche à laquelle ont pris part la plupart des pionniers des événements d’avril 1980 enclenché suite à l’interdiction par les autorités d’une conférence que devait animer l’Amusnaw Mouloud Mammeri sur les «Poème kabyles anciens» à l’université de Tizi-Ouzou s’est déroulée dans une parfaite communion et dans le souvenir des sacrifices consentis par plusieurs générations pour qu’aujourd’hui tamazight, langue et culture, trouve sa place dans la Constitution du pays, comme langue nationale et officielle, et bénéficie de tous les moyens de l’Etat pour sa promotion, son introduction dans les médias et son enseignement dans les écoles publiques. D’anciens animateurs du mouvement citoyen créé dans la foulée des événements douloureux du printemps 2001 se soldant par la mort de 127 jeunes étaient également parmi les participants à cette grandiose marche populaire célébrant le Printemps amazigh, un printemps symbolisant le combat pour l’identité, les libertés, les droits de l’homme et la démocratie. Cette marche qui coïncide avec la dynamique citoyenne du 22 février pour le changement radical du système politique dans notre pays se veut également une occasion pour rendre hommage aux jeunes tombés en martyrs lors des manifestations enclenchées au lendemain de la mort tragique du jeune Guermah Massinissa, le 18 avril 2001. Les portraits de ces jeunes victimes morts pendant qu’ils manifestaient contre la hogra et pour la justice, le respect des droits, la démocratie ainsi que l’amélioration de leur condition sociale ont été brandis par les membres de leur famille lors de cette marche traditionnelle pour que nul n’oublie les sacrifices consentis par ces jeunes victimes ainsi que tous les pionniers de la revendication identitaire et la démocratie.
La marche du Printemps amazigh s’est ébranlée à partir du portail principal du campus Hasnaoua en sillonnant les principales artères de la ville des Genêts a été ponctuée par l’observance de minutes de silence à la mémoire de tous les martyrs de la démocratie à hauteur du Chu Nedir-Mohamed et le carrefour des victimes du Printemps noir. Au bout de près de trois heures de marche, les manifestants se sont dispersés dans le calme au niveau du Mémorial des martyrs sis à la placette de l’Olivier, entrée ouest du chef-lieu de commune de Tizi-Ouzou qui s’est parée à l’occasion de ses plus beaux atours aux couleurs de l’Algérie, une et indivisible, comme rêvée par tous ses valeureux martyrs.
Bel. Adrar

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