mardi 23 juillet 2019 11:50:16

Marches imposantes à travers le pays : Pour une Algérie Forte et Unie

Pour une transition démocratique

PUBLIE LE : 20-04-2019 | 0:00
D.R
«Le changement radical de tout le système», «une transition réelle et démocratique», «la réforme et l’indépendance de la justice» et «la lutte contre la corruption» sont les slogans phare scandés par des centaines de milliers de citoyens des différentes wilayas, pour faire aboutir, en ce 9e vendredi consécutif, leurs principales revendications, ont constaté les journalistes de l’APS.
 
Dans le centre du pays, des milliers de citoyens ont participé à des marches pacifiques imposantes pour demander un «changement radical du système» et le «départ de tous ses représentants». Les manifestants ont sillonné les artères principales des villes de leurs wilayas respectives, en brandissant fièrement l’emblème national, pour réitérer leur demande de «départ de toutes les figures qui représentent le système et le refus de son recyclage», «la réforme et l’indépendance de la justice et une équité sociale». Des dizaines d’anciens éléments de la garde communale et du corps d’autodéfense de la wilaya de Médéa ont appelé l’Armée nationale populaire (ANP) à être aux côtés du peuple contre «les forces anticonstitutionnelles qui tentent de se maintenir dans le système». La marche de ce 9e vendredi qui a coïncidé avec la célébration du double anniversaire du printemps berbère (20 avril 1980) a été marquée, dans les wilayas de Tizi-Ouzou et de Bejaia, par un hommage à tous les militants de la cause identitaire et à la mémoire des martyrs du printemps noir à qui une minute de silence a été dédiée par les manifestants. Les chansons du chantre de l’amazighité et de la démocratie Matoub Lounès, dont la veuve Nadia a participé à la marche de Bejaia, résonnaient dans ces deux villes diffusées par des magasins et des véhicules. «Pour une Algérie réconciliée avec son histoire et son identité», «Oulach Smah Oulach» et «Pouvoir assassin», ont fusé lors de cette marche avec les traditionnels slogans portés par le mouvement populaire depuis le 22 février dernier, dont «système dégage» et pour «l’instauration d’une République démocratique et plurielle». Les citoyens des wilayas de l’Est du pays étaient au rendez-vous et les marches populaires et pacifiques ont été reconduites pour réaffirmer l’attachement aux premières revendications : «le changement radical, le départ des figures apparentées au système et une transition réelle et démocratique». Les petits groupes de citoyens qui ont commencé à converger vers les centres des villes de leurs wilayas se sont transformés en véritable marée humaine, juste après la prière de vendredi et ont arpenté les artères principales, revendiquant «le respect de la volonté du peuple». Les manifestants, dont des femmes présentes en force, ont appelé, à partir de leurs wilayas respectives, les magistrats à prendre leurs responsabilités brandissant des banderoles sur lesquelles est écrit : «La nourid wakafat, inama fath milafat» (Le peuple ne veut pas de mouvement de protestation des magistrats, mais attend d’eux qu’ils ouvrent les dossiers de la corruption), tout en signifiant leur rejet de l’initiative de la conférence nationale lancée par le chef de l’Etat par intérim, scandant : «Non au recyclage» et dénonçant la désignation d’un nouveau président du Conseil constitutionnel. Des dizaines de milliers de citoyens dans l’Ouest du pays ont battu le pavé pour le 9e vendredi consécutif, sous une pluie battante, pour faire aboutir leurs principales revendications «le changement radical de tout le système», «la lutte contre la corruption». Juste après la prière du vendredi, les protestataires, sillonnant les principales artères des villes de leurs wilayas, ont brandi l’emblème national et d’autres banderoles sur lesquelles étaient inscrits des slogans comme «pour l’indépendance de la justice et des magistrats», «le peuple avec l’armée pour combattre les gangs» et «lutte implacable contre la corruption».    
Les marches dans les différentes wilayas du pays ont été marquées par une forte prise de conscience et un haut sens de civisme de la part des manifestants qui ont œuvré à ne pas bloquer la circulation automobile. Des bénévoles ont distribué de l’eau et de la nourriture aux marcheurs alors que d’autres ont procédé au nettoyage des rues à la fin des marches. Des foules nombreuses ont marché pacifiquement au travers les principales artères des villes des différentes wilayas dans le sud du pays, pour la neuvième semaine consécutive, afin de réitérer leur appel à un changement politique profond, et au départ de l’ensemble des figures du système. 

 
BéJAïA
La mobilisation ne faiblit pas
Le mouvement populaire contre le système en place ne s’essoufflera jamais, au vu de la mobilisation 
pour cette grandiose marche du neuvième vendredi de l’union et de la solidarité. 
 
Hier, c’est encore des milliers de manifestants qui ont investis les rue de la ville de Bejaia pour dénoncer l’entêtement du pouvoir à répondre aux aspirations des couches sociales pour un changement radical du système et le départ sans condition des gouvernants rejetés par la rue. Plusieurs présidents des assemblées populaires communales (APC) ont pris part à la marche d’hier, en présence de Nadia Matoub, veuve du chanteur Matoub et de plusieurs associations venues de toutes les localités de la wilaya de Bejaia. Dès 13 heures des centaines de véhicules et bus, bondés de manifestants affluaient des différentes communes pour participer à la marche au chef lieu de la wilaya qui s’est transformé en un lieu de pèlerinage. Le drapeau national flottait à coté du drapeau amazigh au milieu des banderoles brandies par les marcheurs. Chaque carré avait ses propres pancartes et banderoles avec les mêmes inscriptions que les précédentes marches «Système dégage». «Peuple est la seule source du pouvoir», «Le peuple refuse toute solution provisoire». 
La foule composée d’hommes, femmes, jeunes et moins jeunes ainsi que des vieillards et enfants en bas âge, qui s’est ébranlée de la maison de la culture avançait difficilement le long du boulevard pour s’immobiliser face a la Place de la Liberté  Saïd-Mekbel, pour permettre a d’autres groupes de rejoindre les marcheurs avant de poursuivre le long trajet a travers les artères de la ville. Scandant fort «Djazair Hourra democratia» «Klitou leblad ya serakine» (vous avez pillés le pays, voleurs). «Rana macheyine hata tenahawe ga3 » (nous marcherons jusqu’à ce que vous partiez tous).  
Par ailleurs à travers cette marche, les 52 présidents des APC de la wilaya confirment leur rejet total à l’organisation des élections présidentielles du 4 juillet prochain ainsi que pour le lancement de la révision des listes électorales. 
La rue semble dominer  la situation par la mobilisation de toutes les couches sociales qui revendiquent la même cause a savoir le départ rapide et sans condition du système en place après le départ du président de la république et la démission du président du conseil constitutionnel. 
Par ailleurs au fil des semaines le mouvement populaire pacifique s’organise pour préserver le bon déroulement des marches sans aucun incident et en offrant toutes les conditions nécessaires sur le terrain a l’exemple de cette équipe de secours du croissant rouge algérien qui a implanté une tente sur le lieu du rassemblement pour suivre et assister médicalement les manifestants.
M. Laouer  
 

SéTIF
Des réformes profondes
 
Une fois encore, pour ne pas faire exception à ce qui est devenu une tradition, de nombreux jeunes et moins jeunes pour beaucoup accompagnés de leurs enfants drapés des couleurs nationales ont investi, ce grand espace situé entre le Parc Mall et le siège de la wilaya pour appuyer leurs revendications et appeler au changement et des réformes profondes.
Dans le climat pacifique qui a prévalu depuis le début de ce mouvement, marqué de surcroît par des symboles forts d’attachement à la patrie et aux valeurs de la révolution glorieuse de Novembre, ces jeunes ont tenu une fois encore montrer à tous ceux là qui doutent encore et n’ont de souhait que de voir le pays glisser dans le dérapage, une image forte de l’Algérie une et unie, résolument tournée vers le changement, le progrès et la prospérité.
«Je crois que sur ce plan là, l’unanimité est faite, pas question de céder à quiconque, à la moindre tentative de déstabilisation. Nous avons vécu seuls et dans des conditions que nous seuls connaissons, la tragédie de la décennie noire et nous n’avons de leçon à recevoir de personne et encore moins de ceux qui nous guettent par delà les océans. C’est pour cela que nous faisons tout pour crier à la face du monde ce que sont les Algériens» souligne Omar, un jeune universitaire arborant les couleurs nationales comme des centaines d’autres.
Dans cet élan de fierté et de solidarité avec l’Armée nationale populaire depuis le début de ce mouvement, d’autres jeunes expriment encore leur revendications et leur volonté de construire leur pays : «Autant, j’avais envie de partir vers d’autres cieux et quitter le pays, autant, il me colle désormais à la peau. Ces 9 vendredi passés, nous ont permis de dire de vive voix nos revendications et en tant que force vive de la nation, nous ne voulons plus subir notre destin mais le construire avec tous les Algériens. 
Nous voulons être écouté et contribuer à la décision ; C’est notre pays et nous n’avons pas d’autres de rechange», poursuit Amel qui n’hésite pas elle et ses amies  à lancer un vibrant youyou pour l’Algérie.
F. Zoghbi
 

Bordj Bou-Arréridj 
Justice et bonne gouvernance
 
Les gens qui connaissent le fameux palais du peuple d’Alger (ex-La Parisienne), ont découvert ces derniers jours, celui de Bordj Bou Arreridj. Le palais du peuple de Bordj Bou Arreridj est devenu le symbole du hirak à travers la wilaya et même le pays et il est investi chaque vendredi et même les autres jours. Hier encore il a été le point de rencontre de tous les Bordjiens venus réclamer un changement profond du système politique algérien.
Ils ont démarré de ce point qui se situe sur le boulevard Houari-Boumedien pour sillonner les principales artères du chef lieu et revenir sur les lieux  Le palais du peuple est également un espace pour exposer les principales revendications des manifestants.
Hier un «tifo» géant a été placardé pour rappeler l’importance de la justice qui est selon le slogan affiché la base de la gouvernance.
Ces «tifo» fait d’ailleurs le tour des écrans de télévision ainsi que des réseaux sociaux grâce à sa particularité et son attraction.
C’est vrai que les lieux sont un danger pour la vie des personnes qui montent par centaines dans ses étages. Mais il est devenu le passage obligé des manifestants tant il leur assure une présence en direct des événements qui secouent la wilaya et le pays.
Même en dehors de ces événements, la maison du peuple demeure désespérément vide durant les autres jours est un lieu mythique pour beaucoup d’habitants qui tiennent à se prendre en photos dans ce lieu.
On ne sait pas ce que l’édifice va devenir dans les prochains mois. Mais ce qui est sûr c’est que les Bordjiens ne vont pas l’oublier.
Pour ces derniers, il symbolise cette révolution pacifique qu’ils ont déclenchée et que personne n’en connait pour l’instant, l’issue.
F. D.
 

Annaba
Instauration d’une nouvelle république
 
Plusieurs milliers de personnes de tous âges ont battu le pavé, hier à Annaba, pour le neuvième vendredi consécutif depuis le 22 février écoulé, pour réitérer leurs revendications portant sur le changement radical du système politique et l’instauration d’une nouvelle République. Comme à l’accoutumée, après la prière du vendredi, les manifestants se sont rassemblés sur le Cours de la révolution, face au théâtre régional Azzedine-Medjoubi, avant de sillonner les principales artères de la ville,  boulevard du 1er novembre 1954 et celui de Zighoud Youcef, notamment. Toutes les catégories d’âges, jeunes moins jeunes  des deux sexes ont scandé des mots d’ordre hostiles au pouvoir en place appelant  au départ des symboles du système politique en place. Déterminés à jamais à poursuivre leur mouvement jusqu'à la satisfaction de leur revendications, à savoir, le départ du régime politique, les manifestants, venus de toute la région de Annaba portaient les couleurs nationales et entonnaient des chants patriotiques tout au long de l’itinéraire de la marche. On pouvait constater que des manifestants portaient des portraits d’Ahmed Taleb El Ibrahimi qu’ils pressentent pour conduire la période de transition.  
B. G.

Tizi Ouzou 
Dynamique citoyenne 
 
La population toujours déterminée à décider de son destin La ville des Genêts a renoué hier, acte IX de la dynamique citoyenne pour le changement radical du système politique et l’instauration d’une deuxième République, avec la foule venue manifester, encore une fois, sa détermination à poursuivre la lutte pacifique pour exiger le départ de tous les tenants du système politique et permettre au peuple de décider librement de son destin. 
La mobilisation pour ce neuvième vendredi de suite a été encore importante même si elle n’était pas de même intensité que les précédentes. Comme durant toutes les marches passées, l’ambiance festive et le pacifisme étaient cependant les maîtres mots de cette énième manifestation populaire pour le changement et les libertés. Idem pour la présence massive de l’emblème national et l’étendard culturel amazigh qui ont été portés tout au long de cette marche par les manifestants. Les slogans habituels du mouvement populaire y étaient aussi scandés à gorge déployé par les manifestants, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes. 
En plus des milliers de pancartes et de centaines de banderoles sur lesquelles étaient transcrites les principales revendications du mouvement qui y ont déployées, cette marche, qui a coïncidé avec les célébrations du 39e anniversaire du printemps amazigh et le 18e anniversaire du printemps noir, a été saisie par les manifestants pour rendre hommage aux pionniers de la revendication identitaire ainsi qu’aux 127 martyrs des événements douloureux du printemps 2001 en brandissant les portraits de certains de ces victimes et scandant «Ulac Shah Ulac». Aussi, les principaux animateurs des événements du printemps amazigh (avril 1980), à leur tête le Dr Said Sadi, Mouloud Lounaouci et Arab Aknine, ont marché ensemble dans un carré composant de cette manifestation. Les filles et veuves de chouhada étaient également parmi les manifestants. Ces braves femmes n’ont pas cessé d’entonner tout au long de cette marche des chansons patriotiques qui ont donné des frissons aux manifestants. La marche de ce vendredi a pris l’itinéraire habituel pour se disperser comme de coutume au niveau du Mémorial des martyrs sis à la placette de l’olivier, entrée ouest du chef lieu de la commune de Tizi-Ouzou. 
La manifestation s’est déroulée sans aucun incident. Par ailleurs, les P/APC de la wilaya de Tizi-Ouzou, accompagné des autres élus, ont marché jeudi dernier dans la ville de Tizi-Ouzou pour crier à l’unisson leur refus d’organiser les organisations présidentielles prévues pour le 4 juillet prochain et exprimer leur totale adhésion au mouvement populaire pour le changement. «Ulac lvote Ulac», tel était le principal mot d’ordre de cette manifestation des maires et élus des assemblées locales et de wilaya de Tizi-Ouzou. A la fin de leur marche, les P/APC se sont rendus à la Direction locale de la réglementation et des affaires générales (DRAG) pour transmettre le courrier officialisant leur refus d’organiser cette élection.
Bel. Adrar
 
Oran
Les slogans n’ont pas trop changé 
 
En dépit de la grisaille du ciel qui annonçait la chute d’une forte pluie, les Oranais n’ont pas manqué leur rendez-vous avec l’histoire, pour le 9e vendredi consécutif. 
 
Le rendez-vous était donné, comme chaque vendredi, à 13h45 à la place du 1er-Novembre (Ex-place d’Armes). Munis de parapluies, de bouteilles d’eau minérale  et vêtus en manteaux et vestes à capuche, les manifestants semblaient avoir pris les précautions nécessaires pour parcourir les principales artères composant l’itinéraire habituel de la marche, adopté depuis le 22 février. Vers 14h30, une grande foule s’est rassemblée devant le siège de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), sise boulevard Émir-Abdelkader, où tout le monde a chanté l’hymne national et Min Djibalina, en arborant un gigantesque drapeau national. Les slogans et les revendications d’hier n’ont pas beaucoup changé depuis la dernière semaine, avec une légère mise à jour tout de même. En effet, et vu que le président du Conseil constitutionnel a présenté sa démission, le fameux slogan du «départ des trois B» a presque disparu de la marche, laissant la place à un autre plus actualisé. Ainsi, les manifestants persistent et signent en réclamant le départ de tous ceux qu’ils considèrent comme symboles du système, mais surtout proches du pouvoir. Idem pour le gouvernement actuel qu’ils qualifient «d’illégitime». D’autres réclament que le principe du respect de la Constitution soit appliqué à tous. Sur les pancartes, banderoles déployées pendant la manifestation, ont pouvait lire : «Non au pouvoir policier, Non au pouvoir militaire !», «Trouver une sortie à la crise ; Ceci est possible !» Des femmes ont brandi une grande banderole sur laquelle était écrit : «Se désintéresser de la lutte est un crime, contrecarrer l’action est une trahison à l’appel du 1er Novembre 1956». La commémoration du Printemps noir était également présente dans la manifestation d’hier, à travers les slogans scandés et des pancartes brandies rendant hommage aux 128 victimes de ces évènements douloureux. Et en guise de réponse à certaines tentatives de division du peuple, notamment à travers des messages de haine et racistes véhiculés par les réseaux sociaux, l’emblème national était fièrement arboré par des dizaines de manifestants et pendant toute la marche.               
Amel Saher 

Mascara 
Sauvegarder le caractère républicain de l’État
 
 Ils étaient très nombreux, comme à l’accoutumée, ce vendredi, pour la 9e fois consécutives à Mascara, à répondre au mot d’ordre du changement radical du système et du respect de la volonté populaire, lors de cette marche imposante au cours de laquelle les marcheurs venus des différentes localités de la région de Béni Chougrane ont sillonné les principales artères de la ville pour clamer haut et fort leurs revendications légitimes écrites aux couleurs du drapeau national sur les affiches et les pancartes soulevées par les masses populaires, lors la marche qui a connu un franc succès sur tous les plans, où, comme d’habitude, les associations, le collectif des militants de la société civile et la coordination des lycéens, des étudiants, des jeunes chômeurs ont drainé des milliers de personnes pour faire valoir leurs aspirations. Un pari réussi en tout point de vue. Une marche où les voix se sont élevées pour que le mot d’ordre dicté par ce mouvement pacifique des foules, avec lesquelles il va falloir  désormais compter, soit entendu et à la hauteur de l’enjeu socio-économique et politique de cette action de revendication populaire. Les manifestants, qui ont afflué de toutes les communes de la cité de l’Émir , se sont donné rendez-vous à la place de l’Émir-Abdelkader, organisés en groupes. Et tout au long de leur itinéraire, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au pouvoir. Les mots d’ordre appellent à un changement radical du régime.  Des voix ont proposé que cette action prenne la forme d’une solution en faisant les alternatives à cette impasse par la voie du dialogue et de la concertation, afin de trouver les voies et les moyens, d’une manière consensuelle, pour éviter tous les scénarios de dérapages qui ne servent pas l’intérêt suprême du peuple, mettant en avant la confiance retrouvée pour bâtir une société nouvelle et moderne, avec tous les acteurs de ce «harak» pacifique, notamment les jeunes. Le rôle d’accompagnement de l’Armée dans ce processus de changement politique a été mis en valeur, lors de cette marche dans l’Algérie des compétences humaines, des potentialités naturelles et minières de ce pays-continent. Les citoyens désirent le changement, l’engagement de tous pour sortir de la situation difficile et bâtir une Algérie meilleure pour tous ses enfants, rappelant le caractère républicain de l’État algérien et appelant à l’unité nationale, en rejetant toute tentative de récupération de ce mouvement populaire par quelque partie que ce soit ou autre ingérence étrangère d’où qu’elle vienne.
A. Ghomchi
SIDI BEL-ABBèS 
Les citoyens persévèrent 
 
La population de Sidi Bel-Abbès tient à se conformer à la tradition, à marquer l’événement et à manifester surtout son appartenance à une nation riche par sa diversité et forte par sa solidarité et son union. Le rendez-vous était donné comme d’habitude à la place du 1er-Novembre, dont l’appellation évoque l’esprit des sacrifices consentis par un peuple pour arracher sa souveraineté et de son indépendance, avant de sillonner les artères et avenues de la cité et scander des slogans revendiquant le changement profond d’un mode de gouvernance et la démocratisation d’un système de gestion de la chose publique. Pour une transition démocratique à gérer par des personnalités nationales au parcours nationaliste si relevé.
Et ce mot d’ordre a été repris en chœur par les manifestants qui devaient se soucier surtout de l’observation de l’aspect pacifique de cette marche et le respect des  normes organisationnelles. Aucun incident n’est à signaler ou à déplorer, participant ainsi à l’enracinement d’une culture démocratique. Identique pratiquement autre autres vendredis, le décor mis en place au gré de cette participation  de toutes les couches de la société à cette manifestation, relevait cette persévérance citoyenne à aller au bout de l’effort pour l’initiation des reformes profondes et radicales. «On marchera au quotidien s’il le faut pour faire valoir nos revendications et mettre le train de l’Algérie sur rails», Clame Tewfik, un jeune universitaire qui a pris part à toutes les manifestations estudiantines. La même détermination anime en  fait la masse juvénile qui rappelle au passage son exclusion et sa marginalisation du développement et de la promotion de la collectivité. D’un pôle urbain à l’autre, l’itinéraire arrêté se voulait long, comme pour faire résonner la voix du changement et entendre les aspirations populaires. En dépit des ces légères pluies qui se sont abattues hier sur la Mekerra, l’élan de mobilisation fut constaté pour notifier l’expression du désir ardent d’un peuple à se reconfigurer ou à s’inscrire dans un nouveau paysage politique représentatif et crédible, en prise avec une société en mutation et l’écoute des pulsations du citoyen…
Des enseignements essentiels aussi  à tirer du Harak.
A. B.
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