dimanche 26 mai 2019 15:29:58

« Les services de sécurité n’ont jamais été instruits pour réprimer les marches »

Conférence de presse du porte-parole du gouvernement : « La justice est libre d’enquêter sur les affaires de corruption »

PUBLIE LE : 18-04-2019 | 0:00
D.R

«La situation est encore maîtrisée, en dépit de sa complexité, et les ressources financières du pays nous permettent d’assurer la stabilité économique», a assuré, hier, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Hassane Rabehi.

Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une réunion du Conseil de gouvernement, le ministre de la Communication a rassuré sur le fait que «la dette extérieure du pays ne dépassant pas le 1% du PIB n’aura aucun impact sur la performance économique. Cela malgré, aussi, les retombées de la crise économique mondiale».
Le ministre a expliqué qu’avec un prix de baril de pétrole de 71 dollars «les pouvoirs publics pourront exécuter l’agenda  pour poursuivre les projets économiques, et mettre en œuvre les promesses de développement socioéconomique. «C’est ce qui va déclencher le processus de la redynamisation et la réactivation de l’économie algérienne», a-t-il ajouté.
Dans le grand hall du Palais du gouvernement, où les médias se sont pressés en grand nombre, le porte-parole du gouvernement, a expliqué, qu’en ces moments difficiles que traverse l’Algérie,  «le risque d’absence d’institutions publiques peut paralyser le pays» et «aura ainsi, immanquablement, des effets négatifs sur la continuité du service public».
Tout en saluant le caractère pacifique des marches populaires, «qui ont donné une belle image du citoyen algérien et de son désir légitime d’un avenir radieux pour le pays», le porte-parole du gouvernement a répondu à une question sur «ce sont des groupes isolés et non représentatifs de l’ensemble des citoyens des wilayas où les membres du gouvernement se sont déplacés», a déclaré le ministre M. Rabehi qui s’exprimait en réponse à une question sur l’accueil réservé à certains ministres lors de leurs déplacements et visites de travail.
Pour M. Rabehi «les membres du gouvernement sont aux premières lignes, en cette phase extrêmement sensible pour veiller sur les intérêts supérieurs du pays et la défense des institutions de l’Etat». Le ministre saisira l’occasion pour appeler les médias à faire preuve de responsabilité, «dans la sensibilisation du citoyen quant au fonctionnement des institutions étatiques et des différentes administrations». Il a exhorté les professionnels des médias de ne pas trop verser dans la désinformation en vue de «l’immunisation de l’opinion publique contre toute forme de manipulation dans ce contexte marqué par une situation économique et politique difficile».

Le gouvernement « reste ouvert à toutes les propositions et les bonnes volontés pour sortir le pays de sa crise »

Interpellé sur la question des affaires de corruption, le ministre a assuré que «la justice peut s’auto-saisir en fonction des données qui lui seront transmises», en se référant au discours du chef de l’Armée, M. Rabehi a ajouté que la justice a toutes les prérogatives «pour pouvoir enquêter sur ces dossiers».
Par ailleurs, et en réponse à une question sur la décision prise par un certain nombre de présidents d’APC de boycotter la supervision de l’organisation des élections et la révision des listes électorales, le porte-parole du gouvernement a d’abord assuré «que le temps de la crise est révolu» avant d’accuser ces derniers  qui refusent de s’associer à l’administration et au gouvernement dans son action visant à réunir les meilleures conditions pour la préparation des élections de «surfer sur la vague du mouvement populaire» en qualifiant leur geste de politiquement «illégitime».
Dans le même contexte, le ministre a assuré que le gouvernement «reste ouvert à toutes les propositions et les bonnes volontés pour sortir le pays de sa crise». Il a par ailleurs tenu à apporter un démenti quant aux accusations «de répression»  commis par les services de sécurité «qui ont fait preuve d’un grand professionnalisme dans la gestion des mouvements de foules et manifestations».
«Aucune instruction sur l’utilisation de la force contre les manifestants n’a été émise», a assuré dans ce conteste M. Rabehi, qui a pointé du doigt certains médias, leur reprochant d’entretenir «la confusion» pour «dénigrer les services de sécurité», en assurant «que la force ne sera réservée que pour la protection des frontières du pays et la sécurité de ses institutions».
S’exprimant  sur la problématique de la dette des journaux privés, le ministre à apporté un démenti ici aussi, quant à des révélations sur «l’effacement  des dettes de médias privés».
 Il a ensuite rassuré sur le fait que le gouvernement est disposé à accompagner ces organes pour le remboursement de leurs dettes en leur dressant un échéancier», et cela dans l’objectif «de sauvegarder les postes d’emploi au sein de ces organes, et préserver par là même, la diversité du paysage médiatique algérien».
Soulignant la disponibilité et la détermination du gouvernement quant à entretenir et poursuivre la coopération avec les médias publics et privés, en cette importante étape de l’histoire de la patrie, M. Rabehi est revenu sur la mise en place de la  commission chargée d’appliquer la décision du gouvernement relative à l’adoption de la politique de «transparence et d’objectivité» dans l’octroi de la publicité publique.
 Il tiendra, enfin, à assurer que «les portes de dialogues sont ouvertes pour  les professionnels des deux secteurs, public et privé, pour  étudier toutes les propositions  afin d’assurer une meilleure gestion de ce dossier et aller à l’avenir vers «la levée du monopole» sur la publicité publique.
Tahar Kaïdi

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