mardi 23 juillet 2019 11:51:29

Nouvelles de Béchar, Le chômage lié à la canicule : Un dispositif spécifique au sud

Développement local : Revaloriser les projets en difficulté

PUBLIE LE : 18-04-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Ramdane BEZZA

Le chômage lié à la canicule
Un dispositif spécifique au sud

Outre les indemnisations du chômage-intempéries (neige, inondations… ), prises en charge par la CACOBATPH (Caisse nationale des congés payés et du chômage-intempéries des secteurs du Bâtiment, des Travaux Publics et de l’Hydraulique), cette structure, unique en Afrique et dans les pays arabes, sera la seule au monde à offrir cette prestation : l’indemnisation liée à la canicule.

Une première dans le secteur du Bâtiment, des Travaux publics et Hydrauliques, notamment pour les ouvriers travaillant sur des chantiers à ciel ouvert et sans abri. Des conditions de travail jugées impossibles et dangereuses pour la santé et la sécurité des travailleurs et d’un impact négatif sur le respect des délais de livraison des projets en construction. Cette nouvelle indemnisation a fait l’objet d’une rencontre régionale à Béchar, initiée par la direction générale de la CACOBATPH et placée sur le thème « Le chômage lié à la canicule, une protection sociale assurée au profit des travailleurs du BTPH ». Une occasion pour les participants du secteur, affiliés aux agences régionales de Bechar (Béchar, Adrar et Tindouf), Ouargla (Ouargla, Tamanrasset, Illizi et El Oued) et Laghouat (Laghouat, Djelfa, El Bayadh et Ghardaia) de prendre connaissance de ce nouveau dispositif du chômage lié à la canicule – 48° pour les travailleurs du Sud et (44°) pour ceux des Hauts-plateaux– et qui s’inscrit dans le cadre du chômage-intempéries, tout en décrivant l’impact dangereux de ces conditions de travail pour la santé des travailleurs et compte tenu de sa nature et de sa technicité. Le régime de l’indemnité du chômage lié à la canicule permet ainsi à l’employeur le maintien de ses travailleurs, d’éviter la situation de chômage de ces derniers, ayant 200 heures de travail à leur actif, au cours des deux derniers mois ayant précédé l’arrêt de travail. Enfin, il convient de signaler une autre nouveauté de la CACOBATPH, dans le cadre de la modernisation de son système de gestion en matière d’indemnisation du chômage-intempéries au profit de ses usagers, la possibilité d’échange de données informatisées (EDI). Il s’agit d’une facilitation des procédures administratives : le paiement de l’indemnité-intempéries, via l’échange informatisé de données, permettant ainsi aux employeurs de bénéficier de leurs indemnités inhérentes aux intempéries, toutes natures confondues, d’une manière rapide, sécurisée et sans déplacement.

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Développement local  
Revaloriser les projets en difficulté

Plusieurs projets ayant été retardés par certaines difficultés, pour des raisons diverses et qui ont été, rappelons-le, au courant de l’été dernier, à l’origine d’un grand mécontentement de la part des habitants de la wilaya de Béchar, notamment lorsqu’il s’est agi des coupures d’eau répétées, verront leur réalisation relancée incessamment, grâce aux importants crédits qui viennent d’être alloués à la wilaya, estimés à hauteur de 7,204 milliards pour, entre autres, la viabilisation des nouveaux lots de terrain à bâtir ainsi que leur électrification et leur alimentation en eau potable et une acquisition de 10 ambulances médicalisées au profit des communes les plus éloignées de la wilaya, pour toute éventuelle évacuation. Il convient de rappeler que cette enveloppe financière intervient à l’issue de la visite d’une commission interministérielle (Intérieur, Habitat, Ressources en eau et Agriculture) venue s’enquérir de la situation (en juillet dernier) et qui avait donné le coup d’envoi des travaux d’adduction en eau potable des communes de Béchar, Abadla et Kénadsa, à partir de Boucir (110 km du chef lieu de la wilaya). Des travaux qui consistent en un forage d’une dizaine de puits, confiés à différentes entreprises de réalisation de travaux hydrauliques.

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Leishmaniose
Une maladie qui réapparaît

Alors que l’on croyait cette maladie entièrement éradiquée, compte tenu de sa disparition depuis un bon bout de temps, la leishmaniose aurait tendance à réapparaitre dans différentes localités de la wilaya, notamment dans la daïra d’Abadla, connue pour en avoir été le principal foyer. 458 cas ont été enregistrés en 2018, à travers les communes de ksour du nord et celles de Ouled Khodeir, Ksabi et Timoudi. En plus des opérations d’aspersion communément entreprises en pareille situation, la direction de la santé et de la population de Béchar a également opté pour une formation inhérente aux aspects épidémiologiques et à la lutte contre la leishmaniose cutanée, au profit de biologistes et hygiénistes de la région. Encadrés par une équipe de l’Institut Pasteur et de l’Observatoire de la santé, cette formation portera essentiellement sur les diagnostics de cette maladie, les aspects du parasite et les moyens de lutte contre cette pathologie, considérés comme le geste le plus approprié en pareille circonstance. Il convient de rappeler que ce fléau se transmet à l’homme par piqûre d’un moucheron (femelle).   

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Alimentation  en eau potable
Un projet  en phase de finalisation

Inscrit dans le cadre d’une meilleure sécurisation de l’alimentation en eau potable des villes de Béchar, Abadla et Kénadsa et faisant suite à la crise de l’eau  vécue en 2018, notamment en raison de la baisse inquiétante des eaux du barrage de Djorf Torba, dont elles sont alimentées, le projet d’alimentation en eau potable à partir de la nappe de Boussir, dans la daïra de Béni-Ounif (180 km du chef lieu de la wilaya) connait un avancement concluant dans la réalisation des travaux de canalisation, à hauteur de 80%. Devant assurer dans un proche avenir un débit de 351 litres/seconde, les travaux de réalisation confiés à une dizaine d’entreprises, concernent 10 forages de puits, 180 km de conduites, quatre stations de pompage et 2 réservoirs d’une capacité respective de 20 000 M3 et 15 000 m3, pour un coût estimé à 9,5 milliards de dinars. Ce projet est ainsi appelé à conforter l’alimentation en eau potable entreprise actuellement à partir du barrage de Djorf Torba qui, rappelons-le, d’une capacité de 360 millions
de m3, demeure le principal créneau d’alimentation en eau potable.

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Igli : le doyen n’est plus

Hadj Mebarek Dahane n’était pas uniquement le doyen de la ville d’Igli (située à 170 km du chef lieu de la wilaya de Béchar), mais il a aussi été, et durant plus de 70 ans, le muezzin de la mosquée, où il s’adonnait également, en dépit de son âge avancé, à bien d’autres activités de bénévolat, entre répondre aux sermons de l’imam (Moussami) et entretenir la mosquée et ses salles d’ablution. Né en 1910 à Igli, ce doyen centenaire qui s’est éteint à l’âge de 109 ans est considéré comme une icône aux yeux des habitants de sa ville, pour sa connaissance de l’histoire et de la culture d’Igli, son amazighité, ses traditions et ses us, mais surtout pour avoir représenté aux yeux des habitants, le symbole de la justice et de l’équité, qu’il n’a cessé d’entretenir et de transmettre à ses prochains. Il représentait pour tous les Glaouas (habitants d’Igli) cette espèce «de boîte noire» (pour reprendre cette métaphore d’un de ses concitoyens) de la ville, apte à leur transmettre tout son savoir, ses connaissances, mais aussi à les sortir d’embarras, lors de situations divergentes. Très respecté aussi bien pour son âge, pour son amour du prochain et son dévouement que pour son sens de la justice, Hadj Mebarek ne cessait de répéter que «si la justice naturelle basée sur les droits de chacun était toujours respectée, il y aurait beaucoup moins d’injustice et la communauté, la région, comme aussi bien le pays ne s’en porteraient que mieux». Aujourd’hui, Igli pleure son doyen et n’aura pas manqué de lui rendre un vibrant hommage le jour de son décès (le 14 mars 2019), tout en continuant à en faire un exemple de piété, de modestie et d’amour du prochain.

 

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