samedi 14 dcembre 2019 00:04:09

Dans la lucarne : Le Racisme revient

Le football mondial est d’abord un sport qui est par essence basé sur la sportivité et le rapprochement entre les peuples et ce, quelles que soient les différences entre les uns et les autres.

PUBLIE LE : 17-04-2019 | 0:00
D.R

Le football mondial est d’abord un sport qui est par essence basé sur la sportivité et le rapprochement entre les peuples et ce, quelles que soient les différences entre les uns et les autres. Les grandes compétitions mondiales, à l’instar des compétitions régionales et mondiales, se sont le plus souvent déroulées dans la plupart du temps dans de très bonnes conditions. Et cela avait eu pour effet de généraliser l’éthique sportive qui contribue dans l’amélioration du niveau mondial de la discipline. Toutefois, il y a lieu de relever que dans les faits, les choses sont en train de se dérouler autrement par rapport à ce qui se dit çà et là. Que les «vieux réflexes» ont encore de «beaux jours» devant eux. On avait pensé au départ que la «page est définitivement tournée». Finalement, ce n’était qu’un «vœu pieu», puisque la réalité du terrain est tout autre. Les années passent et se ressemblent pour certains joueurs de couleur ou venant de pays en «conflit». Indirectement, les supporters européens sont un peu «épidermiques» par rapport aux joueurs venant d’Afrique et même pour ceux qui sont nés ou ont vécu en Europe. C'est-à-dire, en Europe, nombreux sont les supporters qui voient  d’un «mauvais œil» le nombre important de joueurs de «couleur» ou autres dans les championnats européens. Par conséquent, le racisme et la discrimination sont revenus au devant de la scène. Cette situation du racisme est le propre de la plupart des championnats dans le «vieux continent». En Italie, le racisme contre les joueurs de couleur est en nette hausse. On avait tous assisté, un peu incrédules, à la mauvaise situation de l’international italien Mario Ballotelli,  dans son pays, lui qui est venu de la lointaine Afrique. Les jets de bananes  sur le terrain sont monnaie courante. A cela, il y a lieu d’ajouter les «cris de singes». Ce qui est encore plus insupportable et trop avilissant pour le joueur visé. Dernièrement, les discriminations sont encore plus nettes en Angleterre à l’égard de l’égyptien Mohamed Salah. D’autres joueurs sont aussi victimes de ce comportement antisportif comme le joueur d’Amiens (France) et qui laisse les spécialistes songeurs, en dépit des positions des uns et des autres, notamment ceux qui sont censés défendre les joueurs objets de ces comportements non-sportifs. Ils doivent   agir et surtout sévir pour rendre leur dignité à des joueurs qui ne méritent pas de tels w. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y eut quelques attitudes assez louables comme la position ferme émanant de la FIFA qui parle de cette situation en demandant à tous les gestionnaires dans les différentes institutions sportives à une «tolérance zéro». « La Fédération internationale de football (Fifa) a appelé à une ‘’tolérance zéro’’ face au racisme, consécutivement à de   nouveaux cris de singe ayant visé un joueur du club français, Amiens. L'instance a appelé notamment à suivre la procédure ‘’en trois étapes’’, pouvant conduire à l'arrêt d'un match en cas d'incidents discriminatoires.» «La Fifa presse toutes les Fédérations membres, les Ligues, les clubs et les instances disciplinaires à adopter une procédure identique, ainsi qu'une tolérance zéro pour les incidents liés au racisme dans le football et à infliger des sanctions sévères en cas de comportements de ce type», a-t-elle indiqué dans un communiqué. La Fifa «se range» aux côtés de l'Amiénois Prince Gouano, visé par des cris de singe contre Dijon (0-0), mais aussi du Sénégalais Kalidou Coulibaly (Naples), des Anglais Raheem Sterling (Manchester City) et Dany Rose (Tottenham), également victimes d'actes racistes. «Le racisme doit cesser, point final», a conclu l'instance.  Le racisme, qui est en train de se généraliser dans le football européen, mais aussi mondial, effraie vraiment. Pour l’empêcher de prendre de l’ampleur et devenir plus dangereux, cette réaction de la FIFA ne peut être que salutaire du fait qu’elle a l’intention de prendre de sévères sanctions à l’égard des auteurs de «cris de singes» ou lancement de bananes. EIle a instruit tout le monde pour lutter contre ce «fléau». Car, apparemment, les banderoles vouant les vertus du fair-play n’ont pas suffit. C’est ce que la FIFA vient de décider qui pourrait, peut-être, faire évoluer les choses dans le bons sens. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.
            Hamid Gharbi

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