mardi 20 aot 2019 17:30:48

Présidentielle du 4 juillet : Démission du président du conseil constitutionnel

Kamel Feniche a été désigné à la tête du Conseil constitutionnel.

PUBLIE LE : 16-04-2019 | 23:00
D.R

Nommé le 10 février en tant  que nouveau président du Conseil constitutionnel suite au décès de Mourad Medelci, Belaïz s’est investi dans sa nouvelle fonction une dizaine de jours plus tard, soit le jour de sa  prestation de serment, le 21 février, devant le Président Bouteflika, qui en réponse, à la  pression populaire, a écourté son mandat en démissionnant en début de ce mois. Moins de 2 mois après sa désignation en tant que président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz a officiellement présenté hier sa démission à Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat. Belaïz, seul avec Ahmed Ouyahia, à disposer du titre de ministre d’Etat a ainsi mis fin à une longue carrière au sein de l’Etat, une carrière qui l’a vu accéder à différents postes de responsabilité au sein des institutions de la République tout au long des quatre mandats successifs de la gouvernance d’Abdelaziz Bouteflika. Une carrière qui s’achève aussi par une dernière réunion des membres du Conseil constitutionnel qu’il a présidée hier les informant de la remise de sa démission à Bensalah, a-t-on indiqué dans un communiqué rendu public par cette institution, retransmis par l’agence APS.
Dans sa lettre de démission au chef de l'Etat, M. Belaïz «a exprimé son souhait que Dieu préserve l'Algérie et le peuple algérien vaillant de tout danger», précise-t-on de même source.
Le départ de Belaïz, autre fait majeur qui avec la démission du Président Bouteflika sont  intervenus dans  le sillage de la contestation populaire enclenchée depuis le 22 février pour le changement radical du  système, ne pourrait être perçu autrement que comme un signe d’apaisement. C’est aussi un gage supplémentaire et non moins important certifiant d’une volonté de satisfaire l’aspiration du peuple à transiter pacifiquement vers une 2e République, en rupture totale avec le système actuel et les principaux symboles qui l’incarnent. Le retrait du président du Conseil constitutionnel se veut être également un démenti des plus formels à  toute analyse relayée ici et là et selon laquelle il y aurait intention de pousser le pays vers l’impasse où, du moins le vouer, à un destin inconnu. C’est n’est pas le cas, loin s’en faut, et cette démission de Tayeb Bélaïz pourrait être suivie par d’autres parmi les autres responsables.
Cela répondrait au souci de préserver l’Algérie de tout dérapage dont les conséquences seraient de nature à compromettre l’avenir de la Nation. Une démission qui honore pour ainsi dire son auteur vu qu’elle s’inscrit dans le cadre d’un processus de transition voulu serein et indissociable des principes de la stabilité et de la sécurité du pays contre toute menace intérieure où extérieure. Un processus au terme duquel les Algériennes et les Algériens pourront élire en toute souveraineté le prochain Président de la République à l’occasion du rendez-vous des urnes fixé pour le 4 juillet.
Karim Aoudia  
 

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