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Pour l’avocat et activiste des droits de l’homme, Hacène Brahimi : « Les solutions constitutionnelles existent »

L’avocat et activiste des droits de l’homme, Hacène Brahimi, a affirmé, hier, que le 22 février constitue une date historique où le peuple algérien a décidé de prendre en main son destin.

PUBLIE LE : 15-04-2019 | 23:00
D.R

L’avocat et activiste des droits de l’homme, Hacène Brahimi, a affirmé, hier, que le 22 février constitue une date historique où le peuple algérien a décidé de prendre en main son destin.
Me Brahimi qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale a indiqué que «l’objectif de ce mouvement populaire est de sortir avec des solutions pour la prochaine période à travers un nombre de propositions dont la démission de tous les responsables, toutes les institutions et le nécessaire accompagnement de l’armée à la période de transition qui sera de nouvelles personnalités et un nouveau parlement».
Le même interlocuteur a précisé que le mouvement populaire «rejette la période de transition actuelle qui, selon lui, va mener le pays vers l’inconnu. Nous nous rappelons tous la période de transition vécue en 1991, et la lourde facture qui a été payée», a-t-il rappelé.
Selon Me Hacène Brahimi, le problème ne réside plus dans l’article 102 mais dans les personnalités qui ont été désignées par l’ancien président avant que ce dernier ne démissionne. «La solution demeure non pas dans la dissolution des institutions, mais dans le départ de ces personnes», a-t-il suggéré. Il dira également que «la Constitution actuelle, telle qu’elle est conçue, autorise à Bensalah d’accepter la démission du Premier ministre et de désigner un nouveau chef du gouvernement après consultation du Parlement».
A cet effet, cet homme de loi précisera : «Il faut dire que l’ANP a souligné son attachement à une sortie de crise du pays qui ne peut se faire que dans un cadre constitutionnel, seulement le mouvement populaire a exprimé son refus au maintien de certaines personnes à la tête d’institutions importantes».
Allant plus loin, il signalera que les marches de vendredi dernier, à travers tout le pays, ont clairement démontré ses aspirations, avec des revendications qui sont encore montées d’un cran. «Cette fois, les manifestants ont fait savoir, que ce soit avec les slogans scandés ou les pancartes brandies, qu’ils ne veulent plus voir de personnalités, ayant eu une relation avec le pouvoir décrié, continuer à siéger dans les institutions de l’Etat, même s’il ne s’agit que d’une période de transition», a-t-il affirmé.
Evoquant par ailleurs, le rôle de l’institution militaire dans le règlement de cette situation, le juriste rappellera les assurances de l’ANP, par le biais de son chef d’état-major, général de corps d’Armée, le général major Gaïd Salah, d’ «être aux côtés du peuple jusqu’à satisfaction complète de ses revendications, portent sur une solution de sortie de crise légale, trouvant ancrage dans la loi fondamentale». Ces assurances ont été d’ailleurs réitérées dans le dernier édito de la revue El Djeich, où, est-il noté, «la position de l’ANP face aux développements que connaît le pays demeure immuable, dans la mesure où elle s’inscrit constamment dans le cadre de la légalité constitutionnelle et place les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération», est-il souligné, en précisant que «la solution de la crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation des articles 7, 8 et 102».
Salima Ettouahria
 

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