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Grand angle : Une question de Temps ?

Malgré les pourparlers underground avec les Américains pour l’entame d’un processus de paix en Afghanistan, les Talibans ne renoncent pas au rituel printanier de lancer leur offensive militaire annuelle.

PUBLIE LE : 14-04-2019 | 23:00
D.R

Malgré les pourparlers underground avec les Américains pour l’entame d’un processus de paix en Afghanistan, les Talibans ne renoncent pas au rituel printanier de lancer leur offensive militaire annuelle. La saison de la vie et des éclosions c’est aussi la "saison des combats" pour les Talibans. L'opération Al-Fath, vise à "éradiquer l'occupation" et "nettoyer notre patrie musulmane de l'invasion et de la corruption", a indiqué le porte-parole des Talibans, Zabihullah Mujahid, dans un communiqué. Une façon pour les insurgés de maintenir la pression et d’essayer d’isoler de plus en plus le gouvernement d’Ashraf Ghani des négociations en cours avec les Etats-Unis, qu'ils doivent rencontrer la semaine prochaine. Les Etats-Unis, qui cherchent à s'extraire d'Afghanistan, la plus longue guerre de leur histoire, ont entamé à l'été 2018 des pourparlers avec les rebelles pour tenter de mettre un terme au conflit armé. La dernière session de discussions bilatérales s'est achevée en mars au Qatar. Des membres de l'opposition au président Ashraf Ghani ont également rencontré les Talibans en février à Moscou. Et pour la première fois, du 19 au 21 avril à Doha, une délégation du gouvernement afghan doit rencontrer des représentants talibans, a fait savoir jeudi dernier la présidence afghane. Les rebelles, qui ont jusqu'alors toujours refusé de discuter avec les autorités de Kaboul, qu'ils qualifient de "marionnettes" de Washington, n'ont pas confirmé cette date. Ils nient également tout caractère officiel à cette rencontre, insistant sur "un échange de points de vue" et sur le fait que "toute personne faisant partie de l'administration de Kaboul (...) ne participera qu'à titre personnel". Pour les Talibans, Washington restera l’unique interlocuteur, faisant ainsi comprendre que l’occupant doit se retirer avant toute entame d’une longue marche vers l’apaisement. Pour eux, la présence du gouvernement de Kaboul est une " affaire interne", qui ne relèvera que d’une "simple question de temps".                           
M. T.

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