jeudi 18 avril 2019 12:20:39

Crise au FFS : Départ des trois membres de l’instance dirigeante

Nouveaux rebondissements au FFS, un parti confronté à des remous internes depuis plusieurs jours. En effet, et dans le but de solutionner une crise qui n’a que trop duré, d’importantes décisions ont été entérinées, à l’issue des travaux du conseil national du parti.

PUBLIE LE : 15-04-2019 | 0:00
D.R

Nouveaux rebondissements au FFS, un parti confronté à des remous internes depuis plusieurs jours. En effet, et dans le but de solutionner une crise qui n’a que trop duré, d’importantes décisions ont été entérinées, à l’issue des travaux du conseil national du parti.

Des décisions qui sonnent le glas de la mission des trois membres de l’Instance présidentielle, et la mise en place d’un Comité de transition chargé d’assurer le fonctionnement du parti et de préparer son prochain congrès. Dans un communiqué rendu public hier, le FFS affirme que des militants présents en masse à ladite réunion du conseil national «ont imposé le départ des trois membres de l’Instance présidentielle ayant pris le parti en otage et usurpé la fonction de la direction nationale».
En la matière, si le premier Secrétaire national du parti, Hakim Belahcel, a démissionné de son poste, ses deux proches collaborateurs, à savoir Ali Laskri et Mohand Amokrane Cherifi, ont été, quant à eux, révoqués en vertu d’une décision du conseil national adoptée à l’unanimité. Selon les termes du communiqué, les griefs reprochés à ces trois militants, qui tenaient jusque-là les rênes du parti, ont trait au «refus d’engager toutes formes de dialogue au sein des instances du parti, mais aussi d’avoir empêché la tenue des réunions du conseil national à  deux  reprises». «Toutes les initiatives de dialogue et d’appel à l’apaisement pour trouver des solutions consensuelles et un compromis pouvant mettre fin à la crise qui secoue le parti ont été rejetées par ces mêmes membres», ont souligné en outre les rédacteurs du communiqué. Ils font état en outre de cas «d’exclusions expéditives et tous azimuts qui ont été abusivement prononcées à l’encontre des deux membres de l’IP (Hayat Taiati et Sofiane Chiouikh) et d’une vingtaine de cadres, dont le P/APW de Béjaïa». Les motifs pour lesquels autant de militants ont été  ainsi écartés demeurent méconnus.
Les  membres du  conseil du  national dénoncent également le fait selon lequel «sur le plan politique, les trois membres de l’IP ont proposé une initiative politique de sortie de crise du pays sans en référer au conseil national». Ceci au moment, précise-t-on,  où les membre de ce conseil national «appellent à la tenue d’une session ouverte depuis le début de la dynamique citoyenne pacifique et exemplaire pour un changement radical du système». «Ces pratiques, contraires au fonctionnement démocratique et à l’éthique politique du parti, ont engendré une réaction forte et légitime auprès des militants qui se sont déplacés en masse pour redresser la situation et s’opposer à toute tentative d’aligner le FFS dans les logiques claniques et les options du système», explique-t-on dans le même document. Par ailleurs, et s’agissant du contexte politique actuel, le conseil national du FFS préconise «l’ouverture vers la société, soit  le rassemblement de  toutes les énergies qui est qualifié comme étant la condition sine qua non à la réalisation des objectifs politiques du parti».
 Le conseil national du FFS appelle en outre «toutes les militantes et tous les militants à être vigilants et à rester mobilisés et déterminés pour la sauvegarde de leur parti et de leur pays». Il considère aussi que «le changement radical du système est une condition indépassable pour amorcer réellement un processus constituant et une transition démocratique en Algérie». Il  plaide, en ce sens, pour le «retour à la légitimité populaire, à travers l’élection d’une Assemblée nationale constituante», devant permettre de construire «un nouveau contrat social et politique, et poser le socle d’une Deuxième république qui sera basée sur des institutions et des règles démocratiques, un État de droit, une justice indépendante».
Karim Aoudia

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