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Selon le directeur général de l’Institut Pasteur : Les stocks de vaccins pédiatriques sont suffisants

Les stocks de vaccin pédiatrique sont "amplement suffisants", a affirmé mardi dernier à Alger le directeur général de l'Institut Pasteur d'Algérie (IPA), le professeur Mohamed Tazir.

PUBLIE LE : 22-06-2011 | 19:22
D.R

Les stocks de vaccin pédiatrique sont "amplement suffisants", a affirmé mardi dernier à Alger le directeur général de l'Institut Pasteur  d'Algérie (IPA), le professeur Mohamed Tazir.
Dans une déclaration à l'APS, le Pr Tazir a fait savoir qu'hormis la  période fin 2009 - début 2010, qui aura connu des perturbations dans l'approvisionnement, il n'y a pas lieu à présent de s'inquiéter outre mesure. Il a précisé qu'à la date du 11 juin, près de 6 millions de doses de vaccin contre la poliomyélite étaient disponibles tout comme 3 millions de doses  contre la tuberculose, la rougeole, la diphtérie et le tétanos.
Pour le Pr Tazir, compte tenu de "l'étendue du pays", les difficultés vécues, par le passé, en termes de disponibilité du vaccin pédiatrique, ont surtout  trait à des difficultés de "distribution au niveau local", ajoutant que l'Institut Pasteur pourrait contribuer à la résolution de ce problème s'il était sollicité.
Rappelant que par essence, l'IPA est chargé de pourvoir les hôpitaux  et les centres de santé en vaccins, le Pr Tazir n'a pas exclu l'existence de  problèmes de "dispatching", affirmant que la "négligence" ou le manque de professionnalisme de certains travailleurs avaient contribué à exacerber les choses.
Le Pr Tazir a toutefois fait savoir que seul le DTC ib —Diphtérie,Tétanos,  Coqueluche, Hémophulus — avait connu une tension due, selon lui, au fait que les producteurs ne fabriquent pas ce produit que s'ils sont, au préalable, destinataire d'une commande en bonne et due forme. Ce responsable a évoqué également la rareté du vaccin antiscorpionique  en raison de la "vétusté" de l'outil de production, parfois vieux de 50 ans.
Il a fait savoir que l'Institut Pasteur était en train de "remédier  à cette situation" mais que cela exigeait des efforts financiers colossaux, outre la qualification du personnel.
Selon lui, d'ici à une année, le problème de la disponibilité du vaccin  antiscorpionique ne se posera plus en Algérie, notamment après le renouvellement  des équipements et la formation des jeunes recrutés.           Au sujet du mouvement de grève déclenché début juin au sein de l'Institut  Pasteur, le Pr Tazir a assuré que seuls 180 travailleurs (sur un total de 882),  surtout les biologistes, y ont pris part, soit 20 % des effectifs. Relevant le caractère "illégal" de la grève, le directeur de l'Institut a par ailleurs tenu à dire que le fait que les biologistes se réfèrent à des décrets applicables par la fonction publique pour réclamer les augmentations de salaires était "illogique".
"Nous sommes une EPIC et nous devons générer nos propres revenus. Si les conditions le permettent, rien n'empêche de procéder à une augmentation  des salaires", a souligné le Pr Tazir.
Rappelant que la dernière augmentation salariale enregistrée à l'Institut Pasteur remontait à 2009 (un taux alors compris entre 20 et 40 %), son premier  responsable a affirmé qu'"à grade égal, les biologistes de l'Institut sont 1,5 fois mieux payés que ceux qui travaillent dans les hôpitaux".

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