vendredi 28 fvrier 2020 11:25:59

Alimentation en eau potable : L’Algérie a atteint les objectifs de l’ONU

Le directeur de l’alimentation en eau potable (AEP) au ministère des Ressources en eau, M. Omar Bougueroua, a affirmé, hier, que «l’Algérie a franchi d’importantes étapes en matière de mobilisation d’eau potable».

PUBLIE LE : 21-03-2019 | 0:00
D.R
Le directeur de l’alimentation en eau potable (AEP) au ministère des Ressources en eau, M. Omar Bougueroua, a affirmé, hier, que «l’Algérie a franchi d’importantes étapes en matière de mobilisation d’eau potable». 
 
Bougueroua, qui s’exprimait sur les ondes de la radio nationale, a précisé qu’en dépit de l’existence de quelques lacunes et de perturbations dans la distribution dans certaines régions, il n’en demeure pas moins que 98% des Algériens sont raccordés aux réseaux d’AEP, « ce qui dépasse les objectifs tracés par l’Organisation des Nations Unies ». L’hôte de la radio a imputé les perturbations dans la distribution au « manque de pluviométrie et aux réseaux vétustes » qui entravent les services d’alimentation, outre la mauvaise gestion de la ressource hydrique qui nécessite, selon M. Bougueroua, 
« un sens de préservation en termes de quantité distribuée aux citoyens ».  En ce qui concerne les tarifs de l’eau potable, le même intervenant a estimé qu’ « ils restent symboliques » par rapport aux coûts de mobilisation, soulignant que  « le prix du mètre cube d’eau est à 6 dinars, alors que son coût  réel est de 70 dinars ». Revenant sur la situation du secteur, il indiquera que le bilan établi, à fin février 2019, fait ressortir une amélioration « considérable » en matière d’AEP à l’échelle nationale. A cet effet,  80 % de la population est actuellement desservie au quotidien (dont 45% en H24). Selon lui, le résultat a été atteint grâce à la mise en service de 53 projets, qui ont permis une mobilisation supplémentaire de 265.000 m3/j et une capacité additionnelle de stockage de plus de 110.000 m3 touchant directement une population de 2,5 millions d’habitants. Et pour améliorer davantage la situation du service public de l’eau, en prévision de la  saison estivale de 2019, l’objectif arrêté est d’atteindre la couverture quotidienne de 86 % de la population dont 50% en H24. Cet objectif sera atteint à la faveur de la mise en service de plusieurs  projets, parmi lesquels, la livraison de 16 projets structurants qui vont permettre  la  mobilisation supplémentaire de 955.000 m3/j, touchant directement une population de 4,4 millions d’habitants, la livraison de 33 projets sectoriels décentralisés qui vont permettre la mobilisation supplémentaire de 270.000 m3/j, touchant directement une population de 2,1 millions d’habitants, et la livraison de 270  projets à impact local dans le cadre du programme d’urgence complémentaire de 2018. Par ailleurs, il est prévu l’intégration  à l’ADE de 150 communes d’ici la fin juin 2019. M. Bougueroua est revenu par la même occasion sur un certain nombre de programmes majeurs relatifs à la couverture de la demande sur les régions côtières. Il s’agit, selon ce responsable, des projets de réalisation des stations de dessalement d’eau de mer, les grands transferts d’eau des barrages, qui seront acheminés vers les régions de l’intérieur du pays, en particulier les Hauts plateaux, qui ont enregistré ces dernières années une pénurie en eau potable.  Il faut souligner à ce propos que l’Algérie dispose de 85 grands barrages et 11 grandes stations de dessalement. « La participation du dessalement à l’offre d’eau potable va dépasser à partir de 2020 les 25%, ce qui fera de l’Algérie l’un des premiers pays au monde ayant recours dans cette proportion au  dessalement », a tenu à rappeler ce responsable.  S’agissant de l’exploitation des eaux albiennes du Sud algérien, celui-ci a souligné qu’un schéma pour transférer cette ressource a été élaboré et des études ont été lancées à ce titre par des bureaux d’études algériens. « Ce schéma permettra à notre territoire d’être plus équilibré et mieux structuré et garantira une répartition spéciale plus équilibrée », a-t-il dit.
Ces eaux fossiles, évaluées à plus de 40. 000 milliards de m3 dont 70% situées sur le territoire de l’Algérie et le reste (soit 30%) entre la Tunisie et la Libye, l’Algérie prélève environ 2,5 milliards sur sa quote-part annuelle de 5 milliards de m3 pour les besoins d’activités agricoles, d’hydrocarbures et l’alimentation en eau potable, le reste du volume non prélevé sur le quota de notre pays demeure une épargne pour les générations futures.
Salima Ettouahria
 
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