vendredi 19 avril 2019 19:45:55

Les Algériens sont unanimes : « Non à l’ingérence ! »

« Par son histoire et ses convictions, l'Algérie, avec toutes ses franges sociales et ses différentes obédiences politiques, refuse — par principe — toute ingérence étrangère dans ses affaires internes. »

PUBLIE LE : 20-03-2019 | 0:00
D.R
« Par son histoire et ses convictions, l'Algérie, avec toutes ses franges sociales et ses différentes obédiences politiques, refuse — par principe — toute ingérence étrangère dans ses affaires internes. »  
 
Cette déclaration faite, jeudi dernier, par le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra, lors de la conférence de presse conjointe qu’il avait animée avec le Premier ministre, M. Noureddine Bedoui, illustre parfaitement la position du peuple algérien, ainsi que celle de la classe politique nationale. En effet, le refus de l’ingérence étrangère fait consensus autour de tous les Algériens, sans distinction d’âge, de niveau social ou d’appartenance politique. 
D’ailleurs, lors des dernières marches pacifiques, les manifestants avaient brandi des pancartes avec des slogans écrits en plusieurs langues, notamment en arabe, en français et en anglais, signifiant clairement le refus de l’ingérence étrangère. Cela dit, et même si l'intérêt porté à ce qui se passe en Algérie reste «compréhensif», notre pays refuse cependant et de manière catégorique toute ingérence dans ses affaires internes, comme souligné également par M. Ramtane Lamamra, qui avait alors précisé que «l'intérêt doit être porté sur la base des relations d'amitié qui nous lient avec tout autre État dans le monde. Un intérêt qui doit être naturellement réciproque et mutuel». Il est à retenir, par ailleurs, que les partis de l'opposition ont, eux également, réitéré «le refus catégorique de toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires internes du pays». Cela a même été évoqué dans le communiqué final de la 5e rencontre de concertation de l'opposition, qui s'est déroulée, mercredi dernier, au siège du Front de la justice et du développement (FJD), et à laquelle avaient pris part des dirigeants de parti politique, des représentants de la société civile, ainsi que des activistes ayant participé aux marches populaires. Cette rencontre a regroupé, faut-il le rappeler, les représentants de pas moins de quatorze formations politiques, ainsi que des personnalités publiques. 
Ainsi, même s’ils rejettent toute interférence ou couleur politique dans leur mouvement, les manifestants rejoignent cependant l’opposition dans le refus de l’implication directe des pays étrangers dans les affaires algériennes, en exprimant leur rejet de toute intervention étrangère, «sous quelque forme que ce soit, dans les affaires internes de notre pays».
Et c’est sur la Toile aussi que ce débat s’invite. En effet, les avis des internautes au niveau des réseaux sociaux sont unanimes à relever, d’une manière humoristique d’ailleurs, que ce qui se passe actuellement est «une affaire de famille», question qui relève de notre «private life», ont souligné certains, tandis que d’autres ont tout simplement sommé les pays étrangers de se tenir à l’écart de ce qu’ils considèrent comme «une affaire d’hommes», et non de remise en cause d’un système politique.
 Et dans leur majorité, les internautes ont plutôt tendance à désapprouver tout message véhiculant des idées extrémistes – notamment séparatistes et intégristes – que les jeunes Algériens si nombreux qu’ils sont souhaitent bannir au profit d’une meilleure cohésion nationale. Une cohésion qui s’est d’ailleurs traduite; lors des marches pacifiques organisées à travers de nombreuses régions du territoire national, par des valeurs, telles que le sens du civisme, de la responsabilité et, le plus souvent, surtout, de la bonne humeur de la jeunesse algérienne. En effet, le civisme, le respect de l’autre, la tolérance sont, visiblement, tout sauf de vains mots pour les Algériens, même s’il est tout aussi important de faire preuve de vigilance. Le vice- Premier ministre, ministre des Affaires étrangères l’avait souligné, lors de la conférence de presse conjointe tenue avec le Premier ministre. M. Ramtane Lamamra a soutenu, dans ce contexte, que «l'État recèle une grande expérience en matière de maintien des plus hauts niveaux de vigilance, pour défendre la décision libre et indépendante du peuple algérien».
Soraya Guemmouri
  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions