dimanche 27 septembre 2020 16:14:35

Journée internationale de la Schizophrénie : Quand la tête va mal

L’Algérie commémore, aujourd’hui, à l’instar des autres pays, la Journée mondiale de la schizophrénie. Une maladie qui prend de l’ampleur, touchant, selon les statistiques de l’OMS, 20% des adultes de moins de 60 ans, d’une part, et entraînant 6,6% de handicaps chez les personnes âgées de plus de 60 ans, de l’autre.

PUBLIE LE : 16-03-2019 | 23:00
D.R
L’Algérie commémore, aujourd’hui, à l’instar des autres pays, la Journée mondiale de la schizophrénie. Une maladie qui prend de l’ampleur, touchant, selon les statistiques de l’OMS, 20% des adultes de moins de 60 ans, d’une part, et entraînant 6,6% de handicaps chez les personnes âgées de plus de 60 ans, de l’autre. 
 
En fait, cette maladie n’épargne pas les Algériens, avec une tendance à la hausse des cas de détresse mentale, sous toutes ses formes, représentant un véritable problème de santé publique, ces dernières années, aggravé par un déficit flagrant en structures spécialisées, pour la prise en charge des malades mentaux, qui se retrouvent, très souvent, dans la rue, d’autant plus que ces personnes sont incontrôlables et violentes, ce qui explique la démission de leurs proches. En Algérie, on parle de près de 500.000 cas enregistrés, soit 1% de la population. Ce genre de troubles mentaux, à vrai dire, menace, de plus en plus le bien-être de nombreux Algériens. A titre illustratif, le centre hospitalo-universitaire Drid-Hocine, spécialisé en psychiatrie, reçoit en moyenne 20.000 patients par an, dont près de 2.000  sont hospitalisés dans ce même établissement, saturé et débordé. Chez nous, il existe de nombreux plans et programmes sanitaires qui ont été adoptés, dans le cadre de la stratégie visant la promotion sanitaire du citoyen. C’est ainsi, d’ailleurs, qu’une sous-direction a été créée, pour la promotion de la santé mentale dans l’organigramme du ministère. Il y a lieu de rappeler par ailleurs qu’un plan national de  santé mentale a été adopté en 2017 et s’étalera jusqu’à 2020.
Aujourd’hui, la prise en charge de ces maladies renvoie, sans doute, à la création de nouvelles structures, si l’on sait que toute la capitale ne dispose que de 200 lits, d’une part, et l’implication des parents et de toute la société, dans l’éradication de ces maladies silencieuses, et auxquelles il ne faut pas tourner le dos, sachant que les troubles mentaux ne sont pas seulement des drames sociaux, puisqu’ils s’accompagnent toujours par des absentéismes répétés, voire l’invalidité,  ainsi que les congés de longue durée qui ne sont pas, sans conséquences, sur le rendement des entreprises, en l’absence de centres intermédiaires et d’insertion.  Certains vont jusqu’à annoncer que la santé mentale se porte mal, notamment dans le milieu professionnel, affirmant que près de 15 millions de travailleurs avaient pris des congés de maladie, en 2017, pour des raisons liées au stress et à la détresse mentale.
Samia D.
 
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