mardi 26 mars 2019 10:30:52

Conjoncture : Les intérêts nationaux en jeu

Dans un contexte d’ouverture économique, l’entreprise est appelée à s’accommoder des exigences régissant le fonctionnement des marchés, notamment à l’international.

PUBLIE LE : 13-03-2019 | 0:00
D.R

Dans un contexte d’ouverture économique, l’entreprise est appelée à s’accommoder des exigences régissant le fonctionnement des marchés, notamment à l’international. Autrement dit, les managers doivent impérativement être au fait des lois et mécanismes régissant le fonctionnement des relations commerciales et se munir des instruments qui leur permettent de défendre et bien négocier leurs intérêts face à leurs partenaires. Il s’agit de bien maîtriser les notions juridiques et, bien évidemment, les différents modes opératoires en matière d’arbitrage, de médiation, de conciliation et de règlement des litiges, d’où l’intérêt de sensibiliser les entreprises sur l’importance qui consiste à bien négocier les contrats, mais aussi, à maîtriser les formules d’arbitrage internationales. Du point de vue des juristes et des spécialistes, l'arbitrage s’avère être le mode de règlement le plus adapté et le plus indiqué pour la souplesse des procédures et la célérité dans les délais. Seulement, cette option n’est pas encore suffisamment ancrée dans les pratiques de management des entreprises algériennes au moment où ces dernières se perdent souvent dans des procédures contraignantes, aux plans du coût et des délais. Par conséquent, il devient impératif que l’entreprise soit initiée aux procédures de règlement des différends, aux notions de médiation, de conciliation et d’arbitrage, de même qu’elle doit nécessairement maîtriser les clauses attributives de juridiction, de conciliation préalable dans l’arbitrage commercial international, ou encore de conciliation préalable dans l’arbitrage d’investissement, ainsi que la pratique de la médiation dans le règlement des litiges internationaux. L’intérêt à ce niveau réside dans la connaissance et la maîtrise des dispositions et procédés inhérents au règlement des différends, en particulier l’arbitrage international, notamment en ce qui concerne les mécanismes d’évaluation du préjudice, des techniques de rédaction et de conception du contrat ainsi que des éléments de la négociation qui s’avère une condition primordiale. Mais en attendant que ces mutations s’opèrent, nos entreprises recourent de plus en plus aux juridictions internationales en cas de différends commerciaux avec des contractants étrangers, au détriment des intérêts du pays, sans passer par les canaux nationaux, du moins pour le conseil et l’assistance juridique. Un engrenage qui, souvent, force nombre d’entreprises à céder face aux multiples contraintes rencontrées en cours du parcours, (rédaction du contrat, choix de l’instance arbitrale, méconnaissance des rouages de l’arbitrage…), ce qui explique le non aboutissement et l’importance du nombre de procès perdus par la partie algérienne. L’arbitrage en Algérie doit, par conséquent, être mieux maîtrisé, bénéficier de plus de crédit et d’outils adaptés pour son déploiement au service des intérêts économiques du pays.
    D. Akila

 

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