jeudi 23 mai 2019 05:02:57

Slimane Hachi, directeur du centre régional pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique : Atelier de formation au profit des experts en juillet

Invité de l’émission «Sedjilat wa maâna», de la radio culture, à partir du centre culturel Aissa-Messaoudi de la radio algérienne, Slimane Hachi, directeur du centre régional d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique, a abordé les projets et la feuille de route de ce centre dont le siège serait à Dar Djnane Lakhdar.

PUBLIE LE : 13-03-2019 | 0:00
Ph. Y. Cheurfi

Invité de l’émission «Sedjilat wa maâna», de la radio culture, à partir du centre culturel Aissa-Messaoudi de la radio algérienne, Slimane Hachi, directeur du centre régional d’Alger pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique, a abordé les projets et la feuille de route de ce centre dont le siège serait à Dar Djnane Lakhdar.

Revenant sur le choix porté sur l’Algérie pour abriter ce centre catégorie 2, dont la juridiction est algérienne, et qui travaille sur les objectifs stratégiques de l’UNESCO pour la sauvegarde et la diffusion du patrimoine culturel immatériel des 175 pays signataires, Slimane Hachi a fait savoir que le centre aurait comme principal objectif la diffusion du patrimoine immatériel de l’humanité. Après la création du centre de la sauvegarde du patrimoine culturel matériel en Afrique du sud, le choix du centre du patrimoine culturel immatériel s’est porté sur l’Algérie, après la visite de plusieurs experts de l’UNESCO, pour la grande diversité culturelle, matérielle et immatérielle en Algérie, ainsi que pour la compétence de ses experts susceptibles d’exploiter le patrimoine culturel de toute l’Afrique du nord et l’Afrique subsaharienne. Pour le siège du centre, Slimane Hachi déclare qu’il serait à Dar Djnane Lakhdar en cours de restauration (commune d’El Madania, à proximité du ministère de la Santé, ndlr). L’interlocuteur a fait savoir que le siège provisoire est actuellement à Dar Abdeltif à Alger. il a par ailleurs fait savoir que des bureaux dans la wilaya de Tipaza ont été mis à la disposition du centre pour, entre autres, créer l’acte constituant du centre et le texte de sa création, son organigramme, son programme d’action, son administration et gérer son budget.  Le premier événement du centre devrait avoir lieu au mois de juillet selon Slimane Hachi. Pendant une semaine, un atelier de formation et des Des journées d’études devraient avoir lieu en présence d’experts algériens et africains avec comme ordre du jour «les plans et mesures de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en Afrique». Pas moins de 35 pays devraient participer à cet événement avec notamment la venue des sept experts et directeurs des centres de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel dans le monde, à savoir la Chine, le Japon, la Bulgarie, le Pérou, l’Iran et la Corée du Sud. Le dernier né, le centre d’Alger, est autorisé par la juridiction d’opérer sur le plan national. Il a d’ores et déjà commencé un programme d’atelier aux bénéfices des experts algériens issue des wilayas abritant les dossiers de patrimoine immatériel de l’humanité, à savoir Tlemcen, Djanet, Alger, Tamanrasset, Adrar, Timimoun Constantine et El Bayadh. «Nous travaillons en coordination avec les directions de culture des différentes wilayas pour former des experts en patrimoine culturel immatériel. Il s’agit d’un domaine vaste qui demande des compétences de tous les domaines scientifique, historique, anthropologique, artistique…», a-t-il souligné. Slimane Hachi a en somme appelé les universitaires, chercheurs et lycéens de visiter l’exposition «Héritages culturels immatériels en Afrique», tenue jusqu’au mois de juillet au palais de la culture Moufdi-Zakaria. L’interlocuteur, commissaire de l’exposition, a précisé que 40 panneaux d'information, avec guide sonore en trois langues : arabe, anglais et français, proposent des films documentaires de 10 minutes pour expliquer les éléments de chacun des 27 pays africains détenant des classements à la liste représentative du patrimoine immatériel de l'humanité. Le patrimoine immatériel algérien est représenté par tous les éléments classés à l'Unesco : l'Ahellil du Gourara (inscrit en 2008), le costume nuptial de Tlemcen (inscrit en 2012), l'imzad (dossier international classé en 2013 au nom de l'Algérie, du Mali et du Niger), le pèlerinage du Rakb de Sidi Cheikh (inscrit en 2013), la fête de la Sbeïba de Djanet (inscrit en 2014), le Sbouâ de Timimoune (inscrit en 2015), et les mesureurs d'eau (Kiyaline el ma) (inscrit en 2018).
Kader Bentounès
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions