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Venezuela : Situation tendue

Au Venezuela, le bout du tunnel paraît encore loin. Le bras de fer entre Washington et Caracas se durcit, et la situation sociale se complique davantage, avec la grosse panne d’électricité qui sévit encore dans une bonne partie du pays.

PUBLIE LE : 13-03-2019 | 0:00
D.R

Au Venezuela, le bout du tunnel paraît encore loin. Le bras de fer entre Washington et Caracas se durcit, et la situation sociale se complique davantage, avec la grosse panne d’électricité qui sévit encore dans une bonne partie du pays.

Dans ce sens, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a appelé de nouveau ses concitoyens à se montrer davantage vigilants et résistants contre les manœuvres «malsaines» des Etas-Unis cherchant à maintenir la panne électrique afin d'exaspérer les populations et lancer à terme une intervention militaire. «Je lance un appel à tous les pouvoirs, sociaux et populaires à continuer dans la résistance active», a-t-il lancé dans son discours à la télévision d'Etat. «Les Etats-Unis veulent désespérer les Vénézuéliens pour faire entrer dans un premier temps leurs aides humanitaires en attendant d'enclencher ensuite une intervention militaire», a laissé entendre Maduro. L'intervention de chef de l'Etat vénézuélien est intervenue à quelques heures seulement de la marche à laquelle a appelée l'opposant Juan Guaido, hier, partout dans le pays, afin de marquer la première semaine de la coupure du courant électrique. La gigantesque panne d'électricité a causé pour l'heure de nombreux disfonctionnements aux Vénézuéliens. En plus de la coupure des réseaux de téléphonie et d'internet, 15 patients souffrant de maladies rénales ont perdu la vie à cause de l'absence du courant électrique indispensable pour le fonctionnement des différents appareils de traitement. Les produits alimentaires sont aussi de plus en plus rares depuis l'avènement de cette panne. La situation au Venezuela inquiète davantage les ONG qui ne cessent d'appeler les deux parties à la raison. L'Assemblée nationale, dominée par l'opposition, a placé le Venezuela en «état d'alerte», arguant de la situation «calamiteuse» du pays, confronté à une catastrophe alimentaire et sanitaire après 100 heures de panne de courant. Le décret soumis au Parlement par son président, Juan Guaido, fait appel à la «coopération internationale» pour sortir le pays de l'ornière. De son côté, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a dénoncé «le rôle central de Cuba et de la Russie», selon lui, pour «saper les rêves démocratiques et le bien-être des Vénézuéliens». Selon la Constitution, la proclamation de l'état d'alerte — phase préliminaire à l'état d'urgence — ouvre théoriquement la voie aux quelque 250 tonnes d'aide humanitaire stockées par l'opposition aux portes du Venezuela et bloquées par le gouvernement, qui dénonce une tentative masquée d'intervention militaire américaine. Au chapitre diplomatique, le bras de fer entre Caracas et Washington s’accentue. Les Etats-Unis ont décidé de retirer tout le personnel diplomatique encore présent dans leur ambassade dans la capitale vénézuélienne en raison de l'aggravation de la crise dans ce pays. Le 23 janvier, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait annoncé la rupture des relations diplomatiques avec les Etats-Unis et ordonné le départ de tous les diplomates. Mais, contestant la légitimité de M. Maduro, Washington avait refusé d'obtempérer. Le 24 janvier, le département d'Etat avait néanmoins rappelé tout le personnel américain non essentiel et les familles des diplomates, et conseillé à tous les ressortissants américains au Venezuela de quitter le pays.
M. T.
 

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