mardi 26 mars 2019 10:33:34

Capacités mondiales de production de pétrole : croissance de 5,9 mb/j d’ici à 2024

Le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour la période 2019-2024, publié hier, ressort que «Les États-Unis mèneront la croissance de l'offre mondiale de pétrole, alors qu'aucun pic de la demande de pétrole ne s'annonce».

PUBLIE LE : 12-03-2019 | 0:00
D.R

Le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour la période 2019-2024, publié hier, ressort que «Les États-Unis mèneront la croissance de l'offre mondiale de pétrole, alors qu'aucun pic de la demande de pétrole ne s'annonce». Selon les prévisions annuelles du marché pétrolier de l’AIE, la production des pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est censée progresser de 6,1 mbj, à 68,7 mbj en 2024, alors qu’on devra s’attendre à une baisse de la production du cartel entre 2019 et 2020, devant être suivie d’une évolution «modérée» jusqu'à 32 mbj en 2024. En matière de demande, l’agence prévoit que la Chine et l'Inde totaliseront 44% de la croissance mondiale, estimée à plus de 7,1 mbj sur la période concernée, pour atteindre une consommation totale de 106,4 mbj en 2024, contre 99,2 mbj l'an dernier. Ainsi, ce sont les États-Unis qui «stimuleront la croissance de l'offre mondiale de pétrole au cours des cinq prochaines années, grâce à l’apport du schiste, pour devenir exportateurs net de pétrole dès 2021, ce qui induira une «transformation rapide des marchés mondiaux du pétrole». Les exportations de pétrole des États-Unis dépasseront la Russie et se rapprocheront de l’Arabie saoudite, alors que la croissance de la demande mondiale de pétrole devrait atteindre, en moyenne, 1,2 mb/j par an d'ici 2024, selon le rapport. Les données de l’AIE mettent en avant par ailleurs, les mutations du marché pétrolier «avec des implications durables sur la sécurité énergétique et les équilibres des marchés» jusqu'en 2024. Dans ce contexte, les États-Unis représenteront 70% de l'augmentation totale de la capacité mondiale de production à l'échéance 2024, soit un total de 4 mbj. Globalement, les capacités mondiales de production vont croître de 5,9 mbj d'ici à 2024, en dépit d’un recul attendu en Iran, et au Venezuela. Les prévisions de l’Opep indiquent que l’Irak devrait renforcer sa position parmi les premiers producteurs mondiaux. Troisième source mondiale de nouvelles sources d'approvisionnement, l’Irak sera également «le moteur de la croissance au sein de l'OPEP jusqu'en 2024», ce qui contribuera à compenser le déficit de l'Iran, du Venezuela et de la Libye.
En conclusion, le rapport souligne que «Les conséquences de ces développements sur la sécurité énergétique sont considérables et pourraient avoir des conséquences durables».
Aussi, à long terme, la sécurité d'approvisionnement restera «liée aux investissements en amont», affirme l’AIE. Ces derniers devraient «augmenter en 2019 pour la troisième année consécutive et, pour la première fois depuis le ralentissement de 2015, les investissements dans les actifs classiques pourraient augmenter plus rapidement que dans l'industrie du schiste», précise le rapport de l’Agence internationale de l’énergie.     
D. Akila

 

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