mardi 21 mai 2019 06:41:47

Usagers de la route : Et si l’on parlait de courtoisie ?

Une semaine internationale pour la courtoisie au volant. Pourquoi pas ? C’est même vivement recommandé de nos jours, pour éradiquer la violence routière.

PUBLIE LE : 12-03-2019 | 0:00
D.R

Une semaine internationale pour la courtoisie au volant. Pourquoi pas ? C’est même vivement recommandé  de nos jours, pour éradiquer la violence routière. 

Chez nous, des milliers de tués et autant de blessés sont enregistrés chaque année sur les routes. C’est pour cela qu’on  devraient plaider en faveur de la bonne conduite, du respect des autres usagers de la route, bref, de l’autre. Il est établi que le comportement d’un automobiliste derrière les commandes de bord de son véhicule ne peut que refléter sa manière d’agir face à une situation quelconque. Ce n’est pas fortuit de dire qu’on conduit comme on se conduit dans la vie.
En fait ces quelques mots hissés en slogan, voire de conviction pour certains, donnent une idée sur le civisme routier ou tout simplement les règles d’or pour passer d’un simple «propriétaire» d’un véhicule à un bon conducteur.
Dans quelques jours débutera la semaine internationale de la courtoisie au volant.  Elle sera, bien sûr, dédiée exclusivement aux bonnes manières, à la politesse,  le respect du code de la route, lesquels convergent dans une seule et même direction et objectif que sont avant et après tout ce souci d’accorder à l’autre le droit d’utiliser la chaussée.
De nos jours, on est même tenté de dire que la conduite en Algérie devrait être bien plus qu’une simple question de bagnole ou plutôt de «ferraille». C’est également une affaire de correction,  bref, de courtoisie. Chez-nous, on est encore loin de ce raisonnement  qui  rétablit, à vrai dire, le piéton ou les autres conducteurs dans leur droit en tant qu’utilisateur de la route. Egoïsme, inconscience ou manque de civisme, peut importe le terme utilisé, l’essentiel étant toutes ces victimes fauchées à la vie et dont la cause n’est autre que le non-respect du code de la route. Ce n’est un secret pour personne, l’Algérie est classée parmi les pays les plus touchés par l’hécatombe routière.     
Le bilan est lourd. Chaque  année, près de 4.000 personnes périssent sur les routes. La valeur des dégâts dépasse les 100 milliards de dinars annuellement. Il faut rappeler que même si en termes de tués, une tendance à la baisse est enregistrée depuis le durcissement du code de la route, après la dernière révision de ce dernier, il n’en demeure pas moins pour autant que les chiffres continuent à défrayer la chronique et donner ainsi froid dans le dos, n’épargnant ni  enfants, ni vieux, ni hommes, ni femmes.  Les accidents de la route ne font point de différence sur ce plan. Tout le monde est touché par ce mal qui ravage la société. A titre illustratif, ce sont pas moins de 3.100 personnes qui ont trouvé la mort sur les routes durant les onze mois de l’année 2018, ce qui représente une baisse de 8,33% par rapport à la même période de l’année  2017, selon le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière.  Aujourd’hui, on parle beaucoup de sensibilisation des conducteurs, mais avant, il est question de «courtoisie» sur la route afin de réduire l’étendue de ce mal qui prend l’allure d’une fatalité.
Samia D.
 
 

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