lundi 27 mai 2019 15:29:29

Nouvelles d'Oran, Réhabilitation des immeubles anciens à haute valeur architecturale : 44 bâtisses réceptionnées

Opérations de toilettage de la ville : 7.920 tonnes de déchets solides ramassées

PUBLIE LE : 11-03-2019 | 0:00
D.R

Sur un total de 48 immeubles à haute valeur architecturale, dont les travaux de réhabilitation ont été relancés en 2016 — après un arrêt de près de 4 ans —,  44 ont été livrés. Un chantier similaire sera lancé au profit de 9 autres situés au centre d’Oran, au courant de cette année. Le grand chantier de réhabilitation de l’ancien tissu urbain à haute valeur architecturale et historique dans la ville d’Oran a bel et bien repris.

Cette opération a bénéficié d’une enveloppe financière de 200 milliards de centimes qui s’ajoute aux 350 milliards de centimes dégagés pour le programme de réhabilitation de 600 immeubles, lancé en 2012 et dirigé par la direction de l’urbanisme et la construction (DUC). Le programme de rénovation du patrimoine immobilier d’Oran nécessite une refonte en profondeur du centre-ville, contribuant ainsi à changer son image et à lui donner plus d’attractivité. Après un tâtonnement, voire un blocage de plus de 3 ans, dû essentiellement à des contraintes d’ordre contractuel (avenants non effectués dans les délais), les mesures engagées sur le terrain par les pouvoirs publics ont permis la relance effective du chantier. À ce propos, il faut savoir que l’ex-wali avait installé un comité de suivi et de contrôle pour la mise en œuvre des opérations de réhabilitation.
Pour ce qui est de l’opération gérée par les services de la DUC, portant réhabilitation de  600 immeubles, il y a lieu de noter que sur les 200 immeubles dont les travaux ont été lancés, 130 ont été achevés et livrés avant 2018. Au total, 550 milliards de centimes ont été dégagés pour ces deux grands chantiers depuis 2012. L’opération des 600 immeubles -lancée entre 2012/2013- a bénéficié d’une l’enveloppe globale estimée à 350 milliards de centimes. Cette inscription financière ne concerne que les opérations centralisées auxquelles s’ajoute un montant de 200 milliards de centimes dégagé pour le programme mené par l’OPGI. Selon une source locale, le retard qu’a accusé ce grand chantier, s’explique par « des contraintes dues au fait que l’opération était soumise pratiquement à deux maîtres d’ouvrage. La DUC (direction de l’urbanisme et construction) qui est le maître d’ouvrage officiel, et l’OPGI, en tant que délégué à l’exécution et qui est, en même temps, le gestionnaire du patrimoine immobilier bénéficiaire de cette opération»  Cela, ajoute-t-il,
«n’a pas arrangé les choses. Il est important de retenir, par ailleurs, que la réhabilitation n’est pas un acte simple ou purement technique. Ce n’est pas de la construction. On réhabilite des immeubles qui sont habités. Il y a des éléments architectoniques qu’il faut préserver.
Le moule d’une colonne peut prendre jusqu’à trois jours pour être repris. C’est un travail de finition artistique et parfois chirurgical». Pour les chantiers en cours, les travaux touchent, essentiellement, trois niveaux : le traitement des façades, les terrasses et les parties communes. Outre son incidence directe sur le développement de la ville et l’amélioration du cadre de vie de ses habitants, le programme de réhabilitation et restauration du patrimoine immobilier et urbain a permis la relance des métiers traditionnels d’autrefois. À ce propos, il est important de savoir que la direction de l’urbanisme, maître d’ouvrage du premier programme des 600 immeubles, avait inclus dans le cahier de charges, une clause obligeant les entreprises postulant à la réalisation de ce type d’opération, d’assurer une formation du personnel algérien. Parmi les bénéficiaires de cette formation, certains ont créé leurs propres entreprises et se sont lancés dans le secteur.
La direction de la formation professionnelle avait déjà engagé, dans le cadre d’une convention de stages avec les entreprises de réalisation, la formation d’un minimum de 20 apprentis par entreprise. Aujourd’hui, l’on recense près d’une centaine de personnes formées dans le domaine de la réhabilitation du bâti ancien. Dans le même registre, l’association SDH «Santé Sidi El-Houari» implantée au cœur du quartier historique Sidi El-Houari, a lancé une école de formation dédiée aux divers segments du bâti ancien, comme la maçonnerie traditionnelle, la taille de pierre, la charpente et la ferronnerie. Depuis la création de cette école, il y a dix ans de cela, et avant même son agrément officiel par l’État en 2011, l’établissement de SDH a réussi à former 500 jeunes artisans, soit une moyenne de 50/an. L’école en question assure aussi l’encadrement socioprofessionnel des jeunes qui obtiennent leur diplôme. Officiellement, l’habitant des immeubles concernés par la réhabilitation ne participe pas au financement direct de l’opération. Il paie, cependant, une taxe d’habitation prélevée sur la facture de l’électricité et qui est versée dans un compte spécial du
Trésor. Cette taxe permet de générer un montant modeste destiné à financer des opérations de réhabilitation légère ou de moindre envergure comme les ravalements des façades. Sur un autre volet, et en réponse à une question sur le maintien ou non des programmes de rénovation et de réfection de l’habitat vétuste dans la wilaya d’Oran, le ministre de l’Habitat, M. Wahid Temmar, lors de sa dernière visite effectuée dans la wilaya d’Oran, a fait savoir qu’il existe un important programme à l’échelle nationale (500.000 logements)  dédié à cette catégorie. Il a souligné, cependant, que dorénavant, les propriétaires des immeubles privés vétustes doivent assurer, eux-mêmes, cette tâche et ne plus compter sur l’Etat « Il existe maintenant des crédits bancaires destinées à ce type d’opérations. Il incombe à chaque propriétaire de bien immobilier collectif ou individuel de réfectionner et rénover son habitat » a-t-il déclaré. Sur le même registre, il a révélé que son département a lancé un recensement des vieux bâtis relevant de l’OPGI pour récupérer les assiettes foncières après le relogement de leurs occupants afin de réaliser des programmes d’habitat ou d’espaces verts selon les besoins de la wilaya.

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Opérations de toilettage de la ville
7.920 tonnes de déchets solides ramassées

Dans le cadre des campagnes de toilettage organisées régulièrement par la cellule de l’alliance environnementale de la wilaya d’Oran, une grande opération de nettoiement a été menée au niveau de plusieurs zones et quartiers et à laquelle toutes les directions exécutives ont participé. L’objectif est d’éradiquer les principaux points noirs répartis, notamment sur les villes relevant groupement d’Oran et les autres communes. Le toilettage a touché, notamment les différents accès menant au stade olympique. Pour cela, les services de la wilaya ont mobilisé plus de 47 camions d’une capacité unitaire de 15 tonnes, cinq engins, 4 bulldozers, une pelle mécanique  clark  et des dizaines d’agents de nettoiement et certains volontaires. Résultats de la première phase de cette opération de toilettage, pas moins de 7.920 tonnes de déchets solides ont été ramassées dont une grande partie a été acheminée vers le centre d’enfouissement technique. En outre, 57 agents de la cellule environnementale sont intervenus au niveau du 4e boulevard périphérique et ont pu collecter 360 sacs en plastique grand format remplis de différents déchets solides. Au-delà du caractère ponctuel de cette opération, le premier responsable de l’exécutif local insiste, à chaque occasion, sur une prise en charge régulière des cités d’habitations et des quartiers de la ville en commençant par l’éradication des points noirs qui enlaidissent l’environnement immédiat des citoyens et dégradent leur cadre de vie. Selon un responsable local, l’opération va se poursuivre et ne concerne pas uniquement les actions de toilettage mais aussi la réhabilitation des espaces verts et des airs de jeux. Notre interlocuteur a beaucoup insisté, par ailleurs, insisté sur l’implication du citoyen « sans qui rien ne peut se faire » a-t-il assuré.

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Jeux méditerranéens Oran-2021
Lancement d’un concours  pour choisir les meilleures façades et vitrines commerciales

Dans le cadre des préparatifs des Jeux méditerranéens Oran-2021 et de la politique urbaine visant la  mise en valeur des lieux publics et l’amélioration du cadre de vie des citoyens, les services de wilaya d’Oran et ont lancé «le grand concours de l’année intitulé «Label du wali». Selon une source de la cellule de communication de la wilaya, ce label sera décerné aux meilleurs restaurants, transports publics, cités et espaces verts. L’opération a débuté le 28 février dernier et la remise des labels et des prix est prévue pour le 5 juin prochain. Une date qui coïncide avec la journée mondiale de l’Environnement.
«Les professionnels et citoyens désirant participer au concours peuvent retirer les fiches de participation au niveau des directions de l’environnement, de transport, de commerce et la daïra d’Oran, Sénia, Bir El-Djir et Ain El-Turck», indique la même source.
Il convient de rappeler que le conseil de wilaya de l’art et de la culture installé en 2018, a lancé en novembre dernier «un grand concours d’idées pour l’embellissement d’Oran », qui s’inscrit, à son tour, dans la perspective de la tenue de la 19e session des Jeux méditerranéens. Il s’agit d’une compétition d’idées ayant pour but d’impliquer l’ensemble des artistes, des architectes et les hommes de la culture dans la conception et la réalisation des œuvres d’arts ainsi que les aménagements dédiés à l’embellissement d’Oran.

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Centre d’études maghrébines en Algérie
Une conférence sur Les « pratiques langagières dans le contexte maghrébin »

Dans le cadre du cycle des conférences, le Centre d’études maghrébines en Algérie (CEMA) devait organiser, hier 5 mars, une journée d'études intitulée « Langues et sociétés au Maghreb, l'anthropologie des pratiques langagières dans le contexte maghrébin », suivi d’un débat modéré par le Dr. Karim Ouaras, socio-linguiste à l’université d'Oran 2 et  CEMA et centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC).
 

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