lundi 27 mai 2019 15:28:03

Le MAE français : pas d’Ingérence

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a affirmé hier, à Paris, que la France doit laisser le processus électoral algérien se dérouler, soutenant que l’Algérie est un pays «souverain» dont la stabilité est «essentielle».

PUBLIE LE : 07-03-2019 | 0:00
D.R

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a affirmé hier, à Paris, que la France doit laisser le processus électoral algérien se dérouler, soutenant que l’Algérie est un pays «souverain» dont la stabilité est «essentielle». «Nous devons laisser le processus électoral se dérouler», a-t-il déclaré au sujet des manifestations populaires et l’élection présidentielle en Algérie devant les députés lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Il a rappelé que la France, «en raison de nos liens historiques», est «très attentive au déroulé de cette échéance majeure», évoquant «trois principes». «L’Algérie est un pays souverain et c’est au peuple algérien, et à lui seul, qu’il revient de choisir ses dirigeants et son avenir, c’est au peuple algérien de définir ses aspirations, ce qui implique la transparence et la liberté du processus», a-t-il affirmé.  Il a ajouté que l’Algérie est «un pays ami auquel nous rattachent des liens multiples», notant que ce qui se passe en Algérie «a des liens directs et un fort retentissement en France, nous le constatons».
Le ministre français a expliqué aux députés que l’Algérie est un «pays clé en Afrique et en Méditerranée», faisant observer que «c’est pourquoi la stabilité, la sécurité et le développement de l’Algérie sont tout à fait essentiels et c’est dans cet esprit que la France appréhende cette échéance cruciale en Algérie».
Quant à la ministre chargée des Affaires de l’Europe, Nathalie Loiseau, elle a réaffirmé que ce n’est pas à la France de dire aux Algériens «ce qu’ils doivent faire», soulignant qu’elle ne doit pas être dans l’ingérence. «Ce n’est pas à nous, et à nous moins qu’à quiconque, de dire aux Algériens ce qu’ils doivent faire et de choisir leur destin à leur place. Il me semble que nous devrions tous, sur ces bancs, être d’accord avec cette affirmation», a-t-elle répondu mardi soir à une députée.  
«Lorsque l’on parle de l’Algérie et que l’on est en France, il existe deux principes auxquels on doit toujours réfléchir et se tenir : nous ne pouvons être ni dans l’ingérence ni dans l’indifférence», a-t-elle fait savoir. Pour elle, la France ne peut pas «être dans l’ingérence vis-à-vis de l’Algérie comme vis-à-vis de bien d’autres pays, mais en particulier avec l’Algérie, à laquelle nous lie une histoire longue, riche, mais également troublée ni dans l’indifférence», soulignant que l’Algérie est un partenaire «important» de l’Union européenne comme de la France. «Aujourd’hui, des élections se profilent en Algérie, et nous sommes attentifs à la situation de ce pays. (...) Nous gardons cependant un regard amical et vigilant sur ce qui se passe en Algérie, et nous souhaitons que les aspirations du peuple algérien puissent être entendues», a-t-elle dit.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions