vendredi 23 aot 2019 12:17:04

M. Abdelwahab Ziani, président de la CIPA : « Maintenir la confiance entre l’entreprise et les institutions »

«Le système économique algérien n’est pas en panne». Mais il faudra déployer les idées pour «booster notre économie, libérer les initiatives, lever les entraves bureaucratiques et laisser l’entreprise travailler».

PUBLIE LE : 11-02-2019 | 23:00
D.R

«Le système économique algérien n’est pas en panne». Mais il faudra déployer les idées pour «booster notre économie, libérer les initiatives, lever les entraves bureaucratiques et laisser l’entreprise travailler». Le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens qui était, hier, l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio algérienne a fait savoir que les discussions engagées avec les ministères de l’Industrie, du Commerce et de l’Agriculture ont justement porté sur les moyens de promouvoir et de soutenir les exportations à travers le recensement de toutes les entreprises à fort potentiel à l’export. Aussi, il a été entendu de passer de l’objectif de 5 milliards de dollars d’exportations à 10 milliards de dollars. Mais, pour ce faire, il «faudra revoir le fonctionnement du système économique» pour stimuler l’entreprise car «il est très important de savoir aujourd’hui que les entreprises ont atteint des tailles critiques qui leur permettent de satisfaire les besoins du marché national et aller sur le marché international, pas seulement sur le continent africain mais dans d’autres pays», a déclaré M. Abdelwahab Ziani. Actuellement, ajoutera le président de la CIPA, «ce qui freine l’entreprise c’est l’accompagnement par les systèmes en place qui s’avèrent lourds pour libérer cette dernière», pénalisent l’exportateur et constitue une contrainte à la promotion du produit algérien à l’étranger, dira-t-il. Il faudra également «déverrouiller» les procédures et initiatives bancaires, car il faut que «les mécanismes de la Banque d’Algérie, en matière d’exportations, s’adaptent à l’entreprise et au futur de l’entreprise». Le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens a plaidé, dans ce sens, pour l’organisation de conférences thématiques en concertation avec les chefs d’entreprises et les syndicats patronaux, et où les pouvoirs publics pourraient mieux percevoir les attentes de leurs interlocuteurs.
«C’est vrai que les tripartites ont constitué de très bon chantiers, mais la problématique réside dans les lenteurs dans l’application des recommandations et autres décisions découlant de ces rencontres», a-t-il déploré. «Ce qui fait défaut, «c’est la rapidité d’action», a-t-il déclaré à ce propos. En effet, de telles situations «bloquent l’acte d’exporter», ajoutera M. Ziani. Selon l’invité de la rédaction, «le maintien de la confiance entre l’entreprise et les institutions est un élément très important». Dans sa lancée, le président de la CIPA plaidera pour des partenariats publics-privés qui constitueront l’avenir pour le secteur productif et un moyen de préserver nos réserves en devises. Toutefois, il est évident que «le partenaire public doit exister, que l’entreprise publique qui cumule un capital d’expérience et un savoir-faire, depuis des décennies et, une expertise acquise doit exister». L’invité de la rédaction a fait savoir, d’autre part, que son organisation prépare actuellement une conférence sur la filière lait et de l’agroalimentaire également, pour voir comment dynamiser la collecte de lait cru, diminuer la facture des importations de la poudre de lait qui est de près de 800 millions de dollars, revoir les mécanismes de subvention et créer des coopératives autour des laiteries pour collecter les produits laitiers et les redistribuer aux entreprises disposant de moyens de pasteurisation. «Aujourd’hui, les laiteries doivent garder leur vocation qui est la production laitière», insistera le patron de la CIPA.
Dans le même contexte, et en ce qui concerne les facilités à l’investissement, M. Abdelwahab Ziani a mis en avant les efforts consentis par les pouvoirs publics notamment en ce qui concerne le foncier et la fiscalité, en particulier, dans les régions du sud et des Hauts plateaux. Dans le sillage de son intervention, il a tenu à saluer la décision du Chef de l’Etat de se porter candidat à la présidentielle de 2019 et pour son engagement dans le protocole économique du pays dans lequel s’inscrit la CIPA, a-t-il souligné.    
D. Akila
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions