jeudi 18 avril 2019 18:16:01

Filière lait : Pour la mise sur pied d’une coopérative

L'intérêt et le rôle des coopératives comme levier du développement agricole, notamment la filière lait en Algérie, ont fait l'objet d'une journée d'étude, hier, au siège de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA).

PUBLIE LE : 12-02-2019 | 0:00
D.R

L'intérêt et le rôle des coopératives comme levier du développement agricole, notamment la filière lait en Algérie, ont fait l'objet d'une journée d'étude, hier, au siège de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA).

En effet, la filière du lait, représente l'un des domaines stratégiques des pouvoirs publics qui cherchent à assurer la sécurité en approvisionnement de cette denrée alimentaire qui souffre de sa mauvaise organisation. À ce propos, cette rencontre a pour objectif de solliciter les agriculteurs d'une manière générale, et en particulier les producteurs de lait, à se réapproprier l'idée de la coopérative. Selon M. Abdelwahab Ziani, président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), la coopérative constitue dans le contexte actuel une nécessité, car a-t-il dit «elle permettra une organisation, une structuration et un regroupement à intérêt commun, et en particulier dans la filière lait». Et d’ajouter «la création d’une coopérative, c'est-à-dire créer une entreprise qui a pour objectif de garantir la sécurité alimentaire, donc sécuriser les laiteries». Il a insisté à cet effet, sur la nécessité d’accompagner la création de cette coopérative par un programme et un schéma fiable sur lesquels on va travailler. Le président de la CIPA a appelé à cette occasion, les entreprises nationales qui activent dans l’agroalimentaires de mettre en place des programmes et de chercher des solutions adéquates pour améliorer leur production afin de faire face à la concurrence,  «à partir de 2020 et de 2021 le marché national va ouvrir ses portes aux produits européens et sans les barrières tarifaires (droits de douane)», a-t-il rappelé. De son côté M. Mourad Alim, directeur général de l'Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers a souligné que «notre démarche auprès des acteurs de cette filière stratégique se doit d’intégrer l’équation d’un développement durable d’une filière intimement liée au système de la production laitière, en valorisant au mieux les ressources locales et en se consacrant davantage à l’offre laitière nationale qui a connu un accroissement considérable depuis ces dix dernières années». Il dira dans ce sens qu’«en tant qu’instrument de régulation de l’Etat et outre sa mission de d’approvisionnement du marché subventionné, l’Office a été chargé de la mise en œuvre du programme national du développement de la production laitière et ce depuis 2008». Il a ajouté que «les mesures tenantes au dispositif de soutien de la production laitière sa collecte et son intégration ce sont en effet traduites par une forte adhésion des éleveurs par l’augmentation substantiel du volume collecté par l’extension, la modernisation du réseau du collecte et le renforcement des investissements dans le secteur agroalimentaires». Selon lui, la mise en œuvre de ces actions est dictée par la nécessité de protéger les revenus de l’activité de l’élevage génératrice de l’emploi de valoriser la production laitière et de répondre aux impératifs à la santé publiques et de la qualité de produit. M. Alim a mis en exergue les actions en faveur de développement de cette filière, indiquant qu’elles sont matérialisées par divers instruments, encourageant la modernisation de secteur, notamment en priorisant l’accès au foncier agricole du professionnels du lais pour la production forage et l’installation de grande firmes d’élevages intensif notamment dans le sud du pays. Et d’enchainer : «la dynamique d’intégration pour le secteur agroalimentaire se chiffrant à plus de 800 millions de litres de lait collectés et transformés doit pouvoir répondre à une logique de rationalisation des approvisionnements extérieur de secteur qui fournis équivalent de 4 milliards de litre de lait soit 70% de disponibilité laitière totale». Il regrette le fait que le marché reste largement dépendant du marché international des matières premières et qui a connu depuis 2008 une grande volatilité mettant en exergue la vulnérabilité du segment de transformation face aux aléas des marchés mondiaux.
    Makhlouf Ait Ziane


 

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