lundi 22 avril 2019 18:15:57

Poursuivre une œuvre de 20 ans : Une volonté qui anime le président

S’il est élu, M. Bouteflika s’engage à initier, dès cette année, «une conférence inclusive qui a pour objectif l’élaboration d’une plateforme politique, économique et sociale, voire proposer un enrichissement de la Constitution».

PUBLIE LE : 11-02-2019 | 0:00
D.R

Première grande victoire pour les partisans de la continuité, très nombreux à le solliciter à se présenter pour un nouveau mandat, à l’occasion du prochain scrutin présidentiel, M. Abdelaziz Bouteflika est, depuis hier, officiellement candidat.
Dans un message adressé à la Nation, il fait savoir en effet qu’ «en réponse à toutes les sollicitations et dans un esprit de continuité dans l’accomplissement d’un devoir ultime, j’annonce ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain».
M. Bouteflika indique qu’il est animé d’une volonté inébranlable de servir la Patrie, « ce qui me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé, auxquels chacun peut être un jour confronté», écrit-il dans son message.
«Cette volonté et mon engagement au service de la Patrie se nourrissent d’un attachement indéfectible au serment que j’ai fait aux glorieux chouhada et partagé avec les vaillants moudjahidine, mes compagnons dans la lutte de libération nationale», a-t-il expliqué.
Ce qui ressort en outre de son message à la Nation se rapporte à sa première action d’envergure qu’il compte initier dès cette année, s’il est élu. Il s’agit d’une conférence inclusive qui a pour objectif l’élaboration d’une «plateforme politique, économique et sociale», voire «proposer un enrichissement de la Constitution».
«Toutes les forces politiques, économiques et sociales du pays seraient conviées à cette conférence destinée à dégager un «consensus sur les réformes et les changements que notre pays devra engager», précise M. Bouteflika dans son message.
 Son annonce de candidature pour un nouveau mandat à la tête de la magistrature suprême a été suivie, quelques instants après, par deux autres décisions, aussi importantes l’une que l’autre.

La direction  de campagne connue

La première concerne la désignation officielle de l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal comme directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika, tandis qu’Amara Benyounès, président du MPA, membre de l’Alliance présidentielle, est chargé de la commission communication. Cette annonce a été rendue publique par le biais d’un communiqué émanant de la permanence du candidat.
Rappelant que M. Sellal avait déjà assuré ce poste de directeur de campagne électorale de M. Bouteflika successivement durant les présidentielles de 2004, 2009 et 2014, le même document précisera que MM. Sellal et Benyounès seront assistés d’un staff composé de militants de l’Alliance présidentielle dont d’anciens cadres dirigeants. L’autre décision importante prise par le Président de la République est la désignation hier de M. Tayeb Belaiz à la tête du Conseil constitutionnel, en remplacement du défunt Mourad Medelci. «Cette nomination intervient conformément à l’article 183 de la Constitution de 2016 qui stipule que le président de la République désigne, pour un mandat unique de 8 ans le président et le vice-président du Conseil constitutionnel», indique un communiqué de la Présidence où il est rappelé que M. Belaiz, qui occupait jusque-là le poste de conseiller spécial du Chef de l’Etat, avait déjà occupé, par le passé, le même poste de président du Conseil constitutionnel.

Un homme de paix et de progrès

Homme d’Etat au parcours politique éloquent, visionnaire éclairé ayant mené à bien tant de réalisations au niveau national, tout en rehaussant l’image du pays à l’international où il jouit de beaucoup d’estime et de respect, le Président de la République à été élu, la première fois, en 1999, à la tête de la magistrature suprême. Il a consacré son premier mandat au rétablissement de la paix et de la stabilité d’une Algérie dévastée par une dizaine d’années de terrorisme barbare. La Concorde civile et la Réconciliation nationale y ont contribué.
Sa vision en matière d’édification d’un Etat fort s’est concrétisée progressivement dans tous les domaines de la vie publique depuis le début des années 2000. En effet, une fois la paix restaurée, le pays a connu, sous la gouvernance de M. Bouteflika, un vaste chantier de développement socioéconomique, dans le sillage duquel ont été lancés des projets gigantesques, notamment dans les domaines des infrastructures de base, des ressources hydriques, du logement et de l’agriculture. Cette dynamique a impacté positivement la création de l’emploi soutenue par des dispositifs mis en place en faveur de la jeunesse. Le taux du chômage qui frôlait les 30 % en 1999 a été sensiblement réduit. En matière de construction de logements, l’Algérie a réalisé une véritable révolution dans ce domaine, comme l’atteste ce chiffre de près de 4 millions d’unités réceptionnées depuis 2000. Le retour de l’Algérie sur la scène internationale et l’affermissement de sa souveraineté par son attachement à des principes inébranlables ont été insérés, par ailleurs, parmi les priorités de l’action menée par le Président de la République. Une souveraineté confortée par l’une de ses décisions historiques, celle du paiement par anticipation de la dette extérieure. L’édification d’un Etat de droit, le respect des droits de l’homme et des libertés ont été au centre d’un processus de réforme de la justice qui a porté sur une révision profonde de la législation, non sans s’atteler à la modernisation du secteur. Le Président Bouteflika a procédé en outre à d’ambitieuses réformes politiques engagées depuis 2011 et qui ont été couronnées par la révision de la Loi fondamentale en 2016. Sur un autre volet, la diversification de l’économie nationale demeure une priorité, voire une urgence de l’heure pour se libérer de la dépendance aux hydrocarbures. Dans son message-programme qu’il a adressé hier à la Nation, le Chef de l’Etat, tout en exprimant sa reconnaissance à tous ceux qui l’ont appelé à se présenter pour un nouveau mandat, a indiqué qu’ils le rassurent. Il a ajouté qu’il n’a pas déçu la majorité du peuple.
Il souligne qu’il n’a pas concrétisé la totalité de ses engagements, ni encore moins satisfait toutes les attentes, les ambitions des Algériens qui sont grandes. Ainsi, à moins d’un mois de la clôture officielle du délai du dépôt des dossiers de candidature, le 3 mars à minuit, le Président Bouteflika se présente pour un nouveau mandat pour parachever son œuvre à la tête de l’Etat. Le 2 février dernier, les partis de l’Alliance présidentielle (FLN, RND, TAJ et MPA) avaient apporté leur soutien à sa candidature. Samedi dernier, à Alger, le FLN, parti majoritaire, avait annoncé qu’Abdelaziz Bouteflika est officiellement le candidat du parti pour la prochaine présidentielle.      Karim Aoudia
 

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