lundi 22 avril 2019 18:11:29

Sécurité de l’aviation civile et facilité du transport aérien : Installation de deux commissions nationales

Imedghassen, premier bateau privé de marchandises réceptionné prochainement

PUBLIE LE : 11-02-2019 | 0:00
Ph. : Billal

Le ministre des Travaux publics et des Transports a présidé, hier, la cérémonie d’installation officielle de la commission chargée de facilitation du transport aérien (CNFTA), et d’une autre chargée de la sécurité de l'aviation aérienne (CNSAC).

«L’Etat s'est engagé dans un important programme de développement et de renforcement des capacités des aéroports du pays à travers les projets en cours de développement. Ces deux instances viennent accompagner le grand développement enregistré dans le volet infrastructures aéroportuaires», a déclaré à cette occasion M. Abdelghani Zaâlane qui a indiqué que «ce développement nécessite beaucoup plus, un volet juridique adéquat». A cet effet, il a rappelé les différentes réalisations enregistrées par son secteur, à l’image de la nouvelle aérogare d’Alger, les cinq tours de contrôle, les différents équipements de contrôle et de gestion aérienne, installés selon les normes internationales.
Pour ce qui concerne les deux nouvelles instances installées, l’on apprendra que la commission sécurité de l’aviation civile (CNSAC) a pour mission de coordonner la mise en œuvre des activités de sûreté entre les différents intervenants (ministères, services, exploitants d’aéroports et d’aéronefs), l’administration du programme national de sécurité de l’aviation civile a été adopté par le gouvernement, et doit en assurer sa mise à jour.La CNFTA a été installée selon l’application des dispositions du décret exécutif n° 18-254 portant création, composition, missions et fonctionnement du Comité national de facilitation du transport aérien et des comités de facilitation d'aéroports. «La mise en place de cette commission permettra de se mettre en conformité avec les exigences de l'OACI en matière de facilitation de transport aérien, prévues par l'annexe 9 de la Convention de Chicago», a expliqué le ministre qui dira également que la facilitation du transport aérien est étroitement liée à la sûreté de l'aviation aérienne. C'est pour cela, l'OACI recommande aux États d'instaurer une étroite coordination entre les programmes nationaux de facilitation et de sûreté de l'aviation civile et de désigner certains membres des comités de facilitation dans les comités de sécurité. Les deux commissions seront présidées de plusieurs représentants des différents ministères et autres responsables des aéroports.

Imedghassen, premier bateau privé de marchandises  réceptionné prochainement

Evoquant un autre volet de l’activité aérienne, celui du fret, Abdelghani Zaalane a fait savoir qu’Air Algérie ne peut satisfaire toutes les demandes des opérateurs en matière d’exportation de marchandises.
«L’ouverture de cette activité au privé permettra de transporter les produits locaux destinés à l’exportation, y compris les produits agricoles ce qui permettra de créer de nouveaux emplois», a-t-il expliqué. Cependant, le ministre a souligné que ce genre de transport est très «sensible» et nécessite plusieurs autorisations. «Pour l’instant, quatre demandes ont été déposées par les investisseurs privés. La majorité d’entres eux activent dans le transport du personnel dans le Sahara et souhaitent aujourd’hui investir dans d’autres domaines », a-t-il dit.  Par ailleurs, et en ce qui concerne le transport maritime des marchandises, le ministre des Travaux publics et des transports a annoncé que le premier bateau de marchandise appartenant au privé, baptisé Imedghassen, sera réceptionné au plus tard le mois d’avril prochain. «Ouvrir le fret maritime et aérien aux opérateurs privés nationaux intervient dans le cadre de la nouvelle orientation de l’économie nationale vers l’exportation », a-t-il affirmé. Il est question d’augmenter la part nationale du transport maritime, estimée aujourd’hui à 3%, tandis que les 97% autres seront partagés par les armateurs étrangers. «Cela va permettre également de réduire la sortie de la devise, puisque les armateurs étrangers se font payer en devises, ce qui représente des pertes pour l’économie nationale», a souligné M. Zaâlane.
Sarah A. Benali Cherif

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