jeudi 21 fvrier 2019 01:52:23

Grand angle : Renforcer le vent d’espoir

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a pris officiellement la présidence tournante de l'Union africaine (UA), hier, lors de la cérémonie d'ouverture du 32e Sommet qui se poursuivra aujourd’hui pour son deuxième jour.

PUBLIE LE : 11-02-2019 | 0:00
D.R

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a pris officiellement la présidence tournante de l'Union africaine (UA), hier, lors de la cérémonie d'ouverture du 32e Sommet qui se poursuivra aujourd’hui pour son deuxième jour. Il remplace le président rwandais, Paul Kagame, qui aura œuvré tout au long de sa présidence pour donner un bon coup de pied dans la fourmilière qu’est l’organisation panafricaine. Aussi, l’histoire lui reconnaîtra ses efforts en vue de faire adhérer les 55 membres de l’organisation à ses idées réformistes. Mais, à son grand regret, il quittera son poste sans avoir réussi à mettre en œuvre toutes les réformes institutionnelles qu’il a portées et dont la finalité est de pérenniser l’existence de l’organisation. L’espoir n’est pas pour autant perdu. Son successeur s’est engagé à poursuivre son action. Ce dossier figure, du reste, au menu de ce 32e sommet. Tout comme l'établissement de la Zone de libre-échange continentale (Zlec) et les crises traversant le continent. Mais il est certain que le président égyptien aura aussi à cœur d’imposer sa propre marque durant sa présidence tournante. Il devrait, selon son chef de la diplomatie, se démarquer de son prédécesseur en axant sa présidence sur la sécurité, le maintien de la paix et la reconstruction post-conflit, des questions étroitement liées au thème de l'UA choisi pour 2019, année des «réfugiés, rapatriés et personnes déplacées». Le président égyptien, dont le pays est confronté à l’insécurité dans le sillage du printemps arabe, doit avoir sa propre idée sur comment y faire face. Mais Abdel Fattah al-Sissi aura surtout la lourde responsabilité de ne pas décevoir durant son exercice. Et pour cause, il l’entame à un «moment où un vent d'espoir souffle à travers l'Afrique», a souligné le SG de l’ONU, Antonio Guterres. Aussi, il s’agira pour le successeur du président rwandais de faire en sorte que ce vent d’espoir qui souffle sur le continent ne soit pas suivi d’un calme plat. Ce vent doit rester dominant pour pousser et lui permettre d’atteindre la vitesse de croisière et ainsi d’accoster en toute sérénité. La prospérité à laquelle aspirent les africains ne leur est pas interdite. Tout comme les maux et fléaux dont souffre l’Afrique ne sont pas une fatalité.
Nadia K.
 

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