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Grand angle : Monnaie d’échange

La réunion ministérielle en Pologne sur «la stabilité et la sécurité au Moyen- Orient à laquelle a appelé le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo continue de provoquer de remous diplomatiques. Après l’Iran qui n’a pas tardé à convoquer le chargé d’affaire polonais pour protester contre la décision de Varsovie d’accepter l'organisation par Washington d'un sommet anti-iranien, l’autorité palestinienne a, à son tour, rejeté sa participation à cette conférence.

PUBLIE LE : 10-02-2019 | 0:00
D.R

 La réunion ministérielle en Pologne sur «la stabilité et la sécurité au Moyen- Orient à laquelle a appelé le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo continue de provoquer de remous diplomatiques. Après l’Iran qui n’a pas tardé à convoquer le chargé d’affaire polonais pour protester contre la décision de Varsovie d’accepter l'organisation par Washington d'un sommet anti-iranien, l’autorité palestinienne a, à son tour, rejeté sa participation à cette conférence.  Le courroux de Téhéran est provoqué par les desseins avoués d’ailleurs par le secrétaire d’Etat américain qui veut en faire, selon ses propres aveux, «une rampe pour combattre l’influence néfaste de l’Iran dans cette région». Les Etats-Unis continuent à accentuer la pression contre l'Iran en annonçant par ailleurs un durcissement des sanctions, notamment contre les exportations pétrolières du pays qui ont d'ores et déjà baissé de plus de 50% depuis l'été dernier. Mais la conférence, qui doit se tenir les 12 et 14 février courant, et qui selon le chef de la diplomatie polonaise se tient «dans l’esprit de la coopération transatlantique en faveur de la stabilité mondiale dans le respect du droit international», n’est pas dépourvus de zones d’ombres encore moins des non-dits. Ainsi, pour le ministre palestinien des AE « la rencontre vise tout simplement à faire adopter les points de vues américains « après le rejet par l’autorité palestinienne du plan de paix (plan du siècle pour reprendre la terminologie de Washington), concocté par l’administration Trump. «Les intentions malveillantes de cette administration ont été réaffirmées par le président américain Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union durant lequel il a souligné la poursuite de sa politique absolument partiale en faveur d’Israël», a ajouté le ministère palestinien dans son communiqué diffusé par l’agence officielle palestinienne Wafa. Mais la grande question est de savoir quels seront les pays arabes et tous ceux soutenant la cause palestinienne qui s’afficheront sur la liste des participant, sachant que pour les dirigeants palestiniens toute réunion arabe avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ou toute normalisation avec l'occupation israélienne sera considérée comme un coup de poignard dans le dos du peuple palestinien et un cadeau offert à Tel-Aviv pour l'encourager dans son occupation et ses crimes contre le peuple palestiniené. Au vu du forcing de la Maison Blanche et l’épouvantail de la menace iranienne qu’agitent à chaque fois les dirigeants américains à la face de certains pays de la région, on ne sera pas surpris de constater que la question palestinienne servira encore une fois de monnaie d’échange.
    M. T.
 

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