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Sommet de Sotchi sur la Syrie : Tourner la page du conflit

A moins d’une semaine du rendez-vous prévu à Sotchi, le 14 février courant, les préparatifs du sommet des trois présidents russe, iranien et turc, dont les pays sont garants du processus d'Astana sur le règlement de la crise syrienne se poursuivent.

PUBLIE LE : 09-02-2019 | 23:00
D.R

A moins d’une semaine du rendez-vous prévu à Sotchi, le 14 février courant, les préparatifs du sommet des trois présidents russe, iranien et turc, dont les pays sont garants du processus d'Astana sur le règlement de la crise syrienne se poursuivent. La rencontre trilatérale abordera, selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, cité par des médias locaux la situation à Idlib et le retrait des troupes américaines de Syrie, annoncé par le président Trump. Une décision qui a suscité de vives réactions au sein même de son propre camp républicain. La Russie, l’Iran et la Turquie demeurent quant à eux résolus à mettre un terme au conflit syrien selon leur propre démarche.
 Devant l’impasse des pourparlers de Genève parrainés par les Nations unies, le processus d'Astana a été lancé en janvier 2017, dans le but de réunir toutes les parties syriennes autour de la table des négociations. Les trois pays se défendent depuis contre toute velléité, prêtée par certaines capitales occidentales de s’adjuger le premier rôle au détriment des efforts de l’ONU. Ils affirment jouer «un rôle complémentaire aux pourparlers de paix de Genève «. L’implication du président russe Vladimir Poutine et de ses homologues iranien et turc, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan, qui seront présents à Sotchi, témoigne de la volonté de ces pays d’œuvrer à tourner la page de ce conflit en multipliant les efforts diplomatiques. Les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de la Turquie et de l'Iran avaient tenu une réunion à Genève le 18 décembre, en présence de l'ancien envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, afin de discuter du règlement politique de la crise syrienne. Les différentes parties ont convenu, à cette occasion, de maintenir les efforts pour organiser la première session du Comité constitutionnel syrien, dont les travaux pour le former sont sur le point de se terminer, à Genève dès que possible. Mais si sur le plan politique les choses avancent difficilement, en raison des différends entre les protagonistes de la scène syrienne, la décantation sur le terrain militaire semble être faite en faveur du président syrien. Plus encore la présence de Daech est en voie d’être définitivement éradiquée.
«Environ 99,5% des territoires contrôlés» par les combattants de ce groupe ont été libérés a annoncé la coalition internationale emmenée par les USA dans un communiqué. De vastes territoires avaient été occupés en 2014 par l’organisation qui voulait établir son califat en Syrie et en Irak. C’est dire qu’une fois un règlement politique sera trouvé, le temps sera alors venu d’entamer la reconstruction du pays. Un chantier qui nécessitera selon des experts plusieurs centaines de milliards de dollars. 400 au moins selon l’ONU. Une reconstruction qui permettra à la Syrie et aux syriens de panser les plaies d’un conflit déclenché en 2011, mais qui s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes terroristes.     
Nadia K / agences

 

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