jeudi 21 fvrier 2019 01:47:18

Habitat, éducation, industrie et tourisme en débat

Le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) a abrité jeudi une séance plénière de questions orales, présidée par M. Mouad Bouchareb. Celles-ci ont été adressées à la ministre de l'Éducation nationale, au ministre de l'Industrie et des Mines, au ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, ainsi qu'au ministre du Tourisme et de l'Artisanat.

PUBLIE LE : 09-02-2019 | 0:00
D.R

Le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) a abrité jeudi une séance plénière de questions orales, présidée par M. Mouad Bouchareb. Celles-ci ont été adressées à la ministre de l'Éducation nationale, au ministre de l'Industrie et des Mines, au ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, ainsi qu'au ministre du Tourisme et de l'Artisanat.

AADL
Tous les programmes restants financés

«Grâce à la décision du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, tous les logements AADL restants ont été financés, en vue de leur finalisation», a déclaré le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville.
M. Abdelwahid Temmar, qui répondait à une question orale posée par le député Hassan Aribi (Union Ennahda-Adala-Binaa) sur «la véracité de l'amendement de l'article 7 du décret exécutif n° 01-105 définissant les conditions et modalités d'acquisition de logements, dans le cadre de la location-vente de logements réalisés sur fonds publics», a également précisé que sur un total de 210.000 unités non financées, 120.000 ont été inscrites en 2018, puis 90.000 autres au titre de la loi de finances pour 2019, pour une valeur globale de 670 milliards de DA, sans comptabiliser les aides indirectes, soit près de 6 milliards de dollars. A propos de l’article 7, objet de la question, M. Temmar souligne que ce dernier «n'a pas été modifié», et d’ajouter que le souscripteur est tenu de s'acquitter de 25% du montant global du prix de cession du logement comme première tranche. Selon les éclairages apportés par le ministre à ce sujet, «la seule modification apportée à l'article 7 du même décret vient uniquement expliquer le procédé de versement des 25%». M. Temmar a relevé que ce taux est versé en quatre tranches pour «alléger la charge sur le souscripteur». L'Etat qui a réduit légèrement sa contribution qu'il assumait seul, en vertu de l'arrêté ministériel du 19 juin 2017, se charge toujours de la majeure partie des coûts du logement, a-t-il poursuivi. Le contenu de cet article concerne uniquement les souscripteurs du programme AADL2, soit ceux inscrits en 2013. Il n’est pas appliqué avec effet rétroactif aux souscripteurs au programme AADL 1 (2001) quoique ces derniers sont concernés par une légère baisse des aides de l'Etat. Cela dit, «le coût de réalisation reste inchangé, soit 50.000 DA/m2», notera le ministre.                    Soraya Guemmouri
 

éducation nationale
GARANTIR Un parcours professionnel FAVORISANT LA PROMOTION

La ministre de l’Education nationale a assuré, lors de cette séance plénière, qu’à l'instar des autres corps, les revendications légitimes des assistants et superviseurs d'éducation avaient été prises en charge afin de garantir un parcours professionnel ordinaire pour leur promotion. Mme Nouria Benghabrit souligne dans ce cadre que les assistants et conseillers d'éducation n'avaient pas été privés de la promotion qui se fait, précise-t-elle, «graduellement lorsque les conditions légales sont remplies».  Claire, nette et précise, la ministre explique que les services de son département «s'emploient à la prise en charge des préoccupations de tous les fonctionnaires du secteur, dans le cadre du respect des lois de la République et dans la limite des ressources financières disponibles». Il y a eu, faut-il le rappeler, «l'intégration des assistants d'éducation jouissant d'une ancienneté de 10 ans au grade d'assistant principal d'éducation et des assistants d'éducation ayant 10 ans d'expérience et titulaires d'un diplôme d'études universitaires appliquées (DEUA) ou d'un diplôme équivalent au grade de superviseur d'éducation. Les assistants principaux d'éducation ont bénéficié, en outre, d'une promotion exceptionnelle au grade de superviseur de l'éducation à travers le transfert automatique de leurs postes financiers, en sus de la promotion de la majorité des assistants d'éducation au grade d'assistant principal par un transfert automatique après leur réussite aux examens professionnels organisés en 2014. Les superviseurs principaux d'éducation remplissant les conditions d'ancienneté requises, pourront bénéficier de la promotion au grade de conseiller d'éducation à travers un examen professionnel ou l'inscription sur les listes d'habilitation».   
Il sera également mis en exergue que pour ce qui est de la classification, il a été procédé au reclassement du diplôme d'études universitaires appliquées (DEUA) à la  catégorie 11 au lieu de la 10 et la licence (classique et LMD) à la catégorie 12 au lieu de la 11.  
A retenir, aussi, ces reclassements ont une répercussion positive sur le classement des superviseurs d'éducation, titulaires de ces deux catégories de diplômes. Par ailleurs et à propos de la décision relative à l'interdiction d'accomplir la prière dans l'enceinte des établissements scolaires, Mme Benghabrit a déclaré que «nul n'est en mesure de toucher à l'identité et aux constantes des Algériens», notant qu'il s'agit toutefois «d'un calendrier de travail à respecter» dans le secteur.  «Dans le cadre de la cohérence qui règne entre les ministères, il y a les mosquées qui sont un espace dédié» à l'accomplissement de la prière, a ajouté la ministre. S’agissant de la question relative à l'indemnisation de tous ceux qui sont appelés à assurer l'encadrement des examens nationaux, la ministre a observé que ces deux corps percevaient un forfait journalier «en contrepartie d'un service obligatoire», une indemnisation dont bénéficient également les correcteurs, les surveillants, les agents administratifs, les économes ainsi que l'ensemble du personnel mobilisé dans les centres de déroulement, de compostage ou de correction des examens, a-t-elle précisé.  En réponse à une question sur le manque d'infrastructures éducatives à Biskra, la ministre rappelle que cette wilaya avait réceptionné durant les seules neuf dernières années, pas moins de 94 écoles primaires, 16 collèges et 21 lycées, et ce, sans compter les structures de soutien accompagnant ces infrastructures. «Suite à la décision du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, portant dégel des projets du secteur, la wilaya de Biskra a bénéficié de 81 opérations de réalisation d'établissements éducatifs, avec la garantie du transport scolaire dans les régions éloignées», sera-t-il mis en avant.
    S. G.
 

Tourisme
Des efforts considérables pour pallier les lacunes

 

«D'importants efforts ont été déployés dans la promotion du Tourisme en collaboration avec l'ensemble des acteurs du secteur, afin de pallier les lacunes enregistrées, notamment pour ce qui est du soutien à l'investissement et la création de pôles touristiques d'excellence», a notamment déclaré le ministre du Tourisme et de l'Artisanat.  En réponse à une question sur les mesures initiées pour diagnostiquer l'état du tourisme et pallier les lacunes, M. Abdelkader Benmessaoud a également souligné que «le Schéma directeur d'aménagement touristique (SDAT), à l’horizon 2030, prend en compte les lacunes enregistrées afin de les rattraper, pour que le secteur puisse contribuer au développement économique et à la création de la richesse hors hydrocarbures».  
Il mettra ici l’accent sur toute l’importance de «créer des pôles touristiques diversifiés au niveau des différentes régions du pays, compte tenu de la richesse dont recèle le pays, outre le soutien de l'investissement en facilitant l'octroi d'assiettes foncières et de crédits aux investisseurs, ainsi que le renforcement de la formation dans le but d'améliorer les prestations.  Ce schéma, qui constitue un cadre référentiel pour la relance du secteur, porte sur la nécessité de créer une destination touristique d'excellence en présentant des offres variées et attirantes à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, a-t-il relevé.
Aussi et tout en évoquant les dernières Assises nationales consacrées à l'examen des voies et moyens en mesure de pallier les déséquilibres entravant la réalisation des objectifs escomptés, il souligne l’impérieuse nécessité, voire l’impératif de soutenir «le tourisme intérieur, notamment dans les régions du Sud, et de présenter des offres touristiques diversifiées avec des prix concurrentiels pour attirer davantage les touristes». Il citera dans ce contexte les conventions conclues avec l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), les œuvres sociales des établissements publics ainsi qu'avec les gestionnaires d'hôtels «pour réduire les prix des offres à une moyenne de 25% à 35%», ainsi que «la convention signée avec les deux compagnies aériennes Air Algérie et Tassili prévoyant la réduction des prix des billets vers le Sud au profit des touristes à une moyenne de 50%».
    S. G.
 

Industrie
Imposition d’une taxe aux bénéficiaires de terrains inexploités depuis plus de 3 ans

 

Le ministre de l'Industrie et des Mines a révélé que son département a donné des instructions fermes à l'ensemble des directeurs de l'industrie et des mines de wilayas (DIM), pour l'application de l'article 104 de la loi de finances 2018.
 L'article en question est relatif à l'institution d'une taxe à la charge de tout bénéficiaire de terrain viabilisé à vocation industrielle, situé en zones industrielles ou en zones d'activités, mis sur le marché par voie de cession par des organismes aménageurs publics, demeuré inexploité pendant une période supérieure à trois ans, à compter de la date de son attribution.  M. Youcef Yousfi a également souligné que le ministère de l'Industrie et des Mines a élaboré un projet de décret exécutif fixant les conditions et modalités d'application de cette taxe, notant que « ce projet a été adopté par le gouvernement, en sus du lancement de poursuites judiciaires pour la résiliation de l'acte de concession».
Pour ce qui est de la question relative au «retard accusé dans la fabrication d'une voiture algérienne», M. Yousfi a déclaré que dans le cadre de la politique de l'industrie mécanique et de la relance de la croissance économique nationale et de sa diversification, son département a initié plusieurs mesures pour un meilleur encadrement de l'industrie automobile et non pas uniquement le montage automobile, dans le but de relever la valeur ajoutée de l'économie nationale, à travers une stratégie permettant l'établissement d'une véritable industrie dans ce domaine.  
«L'Etat ne ménage aucun effort, aujourd'hui, en vue de développer la sous-traitance industrielle, d'asseoir une base industrielle solide, d'assurer une production de qualité et d'accélérer le rythme de réalisation, pour être au diapason de l'évolution mondiale et de la compétition internationale», a-t-il mis en avant.
Cela dit et pour atteindre l'objectif inhérent à la fabrication d'un «véhicule algérien», le ministre soutient qu’il faudrait, avant tout, développer la sous-traitance, ajoutant qu'«aujourd'hui plusieurs projets ont été concrétisés dans les domaines de la sous-traitance et de la fabrication des pièces de rechange automobiles, à même d'assurer une véritable intégration locale et la création de la valeur ajoutée dans plusieurs domaines».
Et d’ajouter qu’il existe aujourd’hui «plusieurs industries liées à l'industrie automobile, à l'image de la sidérurgie, de la fabrication des pièces mécaniques et électroniques ainsi que de la plasturgie».
    S. G.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions