lundi 22 avril 2019 18:19:06

La question des réfugiés et des déplacés au 32e sommet de l’Union africaine : POUR UNE SOLUTION DURABLE

L’Algérie présentera un rapport sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique

PUBLIE LE : 09-02-2019 | 0:00
D.R

l M. Ouyahia à Addis-Abeba pour représenter le président Bouteflika    
l L’Algérie présentera un rapport sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, est arrivé hier à Addis-Abeba, pour représenter le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au 32e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, qui se tiendra dimanche et lundi dans la capitale éthiopienne. M. Ouyahia présidera la délégation algérienne aux travaux du sommet de l’UA, placé cette année sous le thème «L’année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées en Afrique : vers des solutions durables aux déplacements forcés». Le Premier ministre représentera également le Chef d’Etat au Sommet du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et au Sommet du NEPAD qui se tiendront aujourd’hui. Le Premier ministre est accompagné à ce sommet par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. Les travaux du 32e sommet des chefs d’Etats et de gouvernement ont   été précédés par la 34e session du Conseil exécutif du l’UA.
 

L'Algérie présentera un rapport du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique, lors du 32e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l'Union africaine (UA), prévu les 10 et 11 février à Addis-Abeba, a annoncé, jeudi, M. Abdelkader Messahel, depuis la capitale éthiopienne.
«Le rapport du Président Bouteflika, qui avait été désigné par ses pairs comme champion compte tenu de l'expérience de l'Algérie en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, comportera certainement des recommandations qui feront l'objet d'une décision du sommet", a indiqué à la presse M. Messahel, en marge de la 34e session ordinaire du Conseil exécutif de l'UA. L’Algérie présentera ce rapport dans le cadre du mandat confié au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, désigné par ses pairs en 2017, comme coordonnateur de l’UA dans la prévention et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique. Ce rapport figure parmi les plus importants dossiers inscrits au 32e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union. Parmi les autres questions importantes, figurent le renouvellement d'une partie de la composante du Conseil de paix et de sécurité de l'UA, a indiqué M. Messahel, précisant que "l'Algérie est candidate pour son retour au Conseil pour un mandat de 3 ans (2019-2022)". L'Algérie prendra part également à trois Sommets, en marge de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA. Il s'agit du sommet du haut comité des chefs d'Etat sur la Libye prévu le 9 février, de la réunion au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement sur le MAEP ainsi qu'un autre sommet sur le NEPAD.

22 millions de personnes déplacées en 2018

Le statut des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées en Afrique sera au cœur des discussions du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine qui devra mettre en avant des «solutions durables» visant à mettre un terme «aux déplacements forcés internes en Afrique». Dans ce sens, le président du Conseil exécutif de l'UA, Moussa Faki Mahamat avait indiqué, lors de la 34e session de ce Conseil pour préparer le Sommet, que le choix du thème de l'année 2019 consacré à la question des réfugiés, des rapatries et des personnes déplacées, illustre la» volonté renouvelée de nos dirigeants de trouver une réponse durable à la lancinante question des déplacements forcés». Les pays membres de l'UA se sont engagés à résoudre les incertitudes qui entourent les réfugiés et les déplacés en Afrique lors de la 37e session ordinaire du Comité des Représentants permanents tenue les 15 et 16 janvier dernier au siège de l'organisation continentale à Addis-Abeba. Les recommandations issues de cette réunion seront examinées lors du 32e Sommet de l'UA.
L'Union africaine comptait en 2018, plus de 14,7 millions de personnes déplacées et 7,3 millions de réfugiés, soit un total de 22 millions de personnes recensées, a relevé la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique, Vera Songwe. «Nous avons recensé dans notre union 14,7 millions de personnes déplacées et 7,3 millions de réfugiés, soit un total de 22 millions de personnes enregistrées en 2018», a-t-elle estimé devant les ministres des Affaires étrangères africains réunis lors de leur 34è session ordinaire du Conseil exécutif. Elle a noté qu'au cours des six premiers mois de 2018, quelque 2 millions de nouvelles personnes ont été déplacées, principalement de 5 pays (République centrafricaine, Nigéria, Soudan du Sud, République démocratique du Congo et Somalie». «Les femmes sont souvent les plus durement touchées. La proportion de femmes réfugiées au Tchad et au Togo était de 56% en 2017», a-t-elle encore déploré. Les pays membres de l'UA se sont engagés à résoudre les incertitudes qui entourent les réfugiés et les déplacés en Afrique lors du 37e Comité des Représentants permanents tenue les 15 et 16 janvier dernier à Addis-Abeba.

Conseil de Paix et de Sécurité : L’Algérie « brillamment » élue

L'Algérie a été «brillamment» élue au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine par le Conseil exécutif de l’UA pour un mandat de trois ans (2019-2022), a indiqué, hier à Addis-Abeba, le ministre des Affaires étrangères.
Cette élection «consacre, une nouvelle fois, la crédibilité de la diplomatie algérienne, sous la conduite du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et de sa contribution à la préservation de la paix et de la sécurité en Afrique et au-delà», a précisé à la presse M. Messahel en marge de la 34e session ordinaire du Conseil exécutif de l'UA.  «C’est aussi une parfaite reconnaissance de l’apport de l’Algérie à la stabilité régionale, notamment dans le contexte actuel marqué par de grandes turbulences», s'est-il réjoui.  L’Algérie a déjà fait partie du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine pour trois mandats, respectivement entre 2004 et 2007, entre 2007 et 2010 et entre 2013 et 2016.
Au titre de cette participation «active» au sein de cet important organe de l’Union africaine, l’Algérie a «grandement contribué à la mise en œuvre du mandat du Conseil de paix et de sécurité, à savoir la prévention, la gestion et la résolution des conflits en Afrique», a-t-on indiqué de source diplomatique. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine a été mis en place en 2002, et opérationnalisé en 2004, en tant qu’organe restreint de quinze Etats membres, chargé des questions en lien avec la paix, la stabilité et la sécurité en Afrique.
Cette élection est intervenue, ce matin, à la reprise des travaux du Conseil exécutif, dans une session consacrée au renouvellement des composantes de quelques organes de l’Union africaine, dont le Conseil de paix et de sécurité.
 

M. Messahel s’entretient avec son homologue mauritanien  
Attachement à la construction maghrébine

 

M. Messahel, a eu un entretien avec son homologue mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed, durant lequel ils se sont félicités de la qualité des relations entretenues entre les deux pays et les moyens de les renforcer davantage. L’entretien a porté sur les relations bilatérales et «les voies et moyens de leur renforcement».
A cet égard, les deux ministres se sont félicités «de la qualité des relations entretenues entre les deux pays et de la dynamique actuelle engendrée notamment par l’ouverture du point de passage frontalier entre les deux pays et l’organisation de la foire des produits algériens à Nouakchott, un évènement qualifié d’un grand succès». Les deux ministres ont également abordé d’autres questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation dans la région et au Maghreb et les défis sécuritaires qui y sévissent, au Sahara occidental et en Libye. A ce titre, ils ont réitéré leur attachement à la construction maghrébine et à la relance des activités de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Ils sont également convenus de poursuivre «la tradition de concertation et de dialogue politique entre les deux pays sur l’ensemble des questions évoquées».

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