lundi 18 mars 2019 21:31:06

Nouvelles de Béchar, Igli : différents secteurs en plein essor

Prolifération des véhicules à deux-roues : Ces insupportables nuisances sonores…

PUBLIE LE : 07-02-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Ramdane Bezza

La ville d’Igli, par sa situation géographique et la richesse de son patrimoine archéologique et culturel, vit actuellement au rythme
d’un développement local progressif, dans une optique d’amélioration du cadre de vie de ses citoyens.

C’est ainsi que la mise en service d’une unité d’hémodialyse dotée de 4 générateurs est venue mettre ainsi fin au calvaire des malades qui devaient se déplacer vers la daïra de Béni-Abbès (75 km), alors que le secteur de la jeunesse et des sports verra l’ouverture prochaine d’une piscine de proximité dotée de toutes les commodités indispensables et qui aura coûté 12 milliards de centimes et la réalisation d’un centre de formation professionnelle (CFPA) d’une capacité d’accueil de 300 places pédagogiques et d’un internat de 60 lits. La formation dispensée concernera, entre autres, les métiers de base du niveau 1 au niveau 4 (technicien). Un développement local qui n’aura également pas omis la promotion du tourisme dans la région par la réception de 16 logements, pris en charge par l’ONAT et qui permettront d’atténuer quelque peu cette insuffisance en matière de structures d’accueil, car nul n’est sans ignorer qu’Igli demeure une destination touristique du sud algérien, recommandée à tous, notamment ceux qui sont avides de sites insolites dans l’immensité du désert et pour rompre, un tant soit peu, avec le stress des grandes villes. Le complexe laitier d’Igli, avec ses 120 employés et sa production laitière de 50 000/ jour, pourrait quant à lui voir l’exploitation d’une  unité de production d’eau minérale, provenant d’une source limitrophe et qui garantirait ainsi une rente financière supplémentaire à ce complexe. 128 logements sociaux locatifs, dont 74 de type F3, seront bientôt attribués à qui de droit, en attendant l’achèvement des réseaux VRD.
Enfin, la finalisation de l’ouvrage d’art de 380 mètres, en septembre prochain, sur l’oued Zouzfana, viendra mettre un terme à l’isolement de cette ville, lors des crues des deux oueds, en amont et en aval d’Igli et qui donnent naissance à l’Oued Saoura. 

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Mouvement associatif
Pour la sauvegarde du patrimoine

C’est dans la vaste région de la Saoura et au sein de la «Perle du désert», Béni-Abbès, qu’active l’Association Ouarourout, à caractère socioculturel et dont la réputation a bien dépassé les frontières de notre pays. Véritable pôle d’activités artisanales et d’écotourisme solidaire, l’Association Ouarourout de Solidarité et Revivification des Traditions a opté dès sa création, pour le développement durable de l’oasis de Béni-Abbès et par là même, pour une sauvegarde du patrimoine de toute la région de la Saoura. Un patrimoine riche qui retrace d’ailleurs la culture, les vestiges historiques et tout un pan de notre histoire et qu’il est plus qu’indispensable de préserver.
Depuis sa création, l’association Ouarourout n’a cessé d’œuvrer pour la restauration des ksour et leur exploitation à des fins culturelles et touristiques.
Les objectifs qu’elle s’assigne (conformément à son statut) visent, entre autre, à encourager l’artisanat traditionnel, en relançant pour cela, les métiers en voie de disparition. En organisant différentes activités, à l’exemple d’excursions écologiques, de montages d’ateliers d’artisanat local, du tourisme chez l’habitant, cette association a su porter haut son cri d’alarme, à l’égard d’une nécessité pressante pour la sauvegarde du ksar de Béni-Abbès, témoin de toute une société et une architecture adéquate, conçue pour un mode de vie, dans un milieu hostile (le désert). Un défi que cette même association est parvenue à relever, par la création du gîte à l’intérieur du ksar, avec une architecture troglodyte et à proximité de la palmeraie, bien connue, et en forme de scorpion. Sa réputation, l’association l’a également forgée au-delà de nos frontières, puisque déjà depuis longtemps, elle œuvre en partenariat, pour des échanges, avec d’autres associations étrangères, telles l’ACDC : Association pour la Culture et le Développement Communautaire ainsi que l’Union Européenne, qui a apporté son appui financier à la restauration du Ksar de Béni-Abbès. En organisant des circuits touristiques, en participant à différentes manifestations locales culturelles et religieuses et par le biais d’une variété d’activités de sensibilisation autour de thèmes d’écotourisme et de protection de l’environnement, l’Association Ouarourout ne cesse d’œuvrer dans le sens d’une véritable optique de promotion du tourisme et de sauvegarde du patrimoine socioculturel de la région, en passant par la protection et l’entretien des sites touristiques.

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Prolifération des véhicules à deux-roues
Ces insupportables nuisances sonores…

Sans aucun doute, avec une très grande exaspération et de l’avis de tous (commerçants, cafetiers, restaurateurs et citoyens), ces insupportables nuisances sonores provoquées par les motocycles dépourvus de silencieux ne font que mettre à vif les nerfs de tout un chacun. Avec leurs «machines» souvent qualifiées d’engins de la mort, si l’on se réfère aux nombres d’accidents, le plus souvent mortels et dont elles ont été à l’origine, les jeunes conducteurs se donnent rendez-vous dans les principales artères des grands quartiers de la ville, démunis de papiers et de moyens de protection, pour pétarader toute la nuit au su et vu de tout le monde, notamment de la population qui aura à subir toute cette nuisance sonore et jusqu’à des heures tardives. Ni le respect de la conduite, ni celui de la prévention et encore moins celui de la quiétude des citoyens ne semble les intriguer. Bien au contraire, ces jeunes que l’on pense être assez souvent sous l’effet de quelque psychotrope, bravent le danger en s’adonnant à des spectacles «motorisés» à vous glacer le sang.
Une pratique et des exhibitions devenues quotidiennes, face à l’impuissance des citoyens, et qui prend de l’ampleur à travers les quartiers de la ville. S’aventurer à vouloir les dissuader d’abandonner ce genre de spectacles risquerait de tourner au vinaigre, car seules leurs éventuelles réactions négatives suffisent à vous conseiller de vous retirer et de continuer à subir ce manège des plus désagréables. 

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Lutte contre la drogue
2,623 tonnes de kif saisies en 2018

Connue pour être un lieu privilégié pour le transit des produits prohibés et notamment la drogue, la région de Béchar a enregistré une saisie globale de 2,623 tonnes de kif traité et 26934 comprimés psychotropes au cours de l’année écoulée.
Des statistiques fournies par l’Inspection Régionale de la Police du Sud-ouest (Béchar – Tindouf –  (Adrar) qui se félicite, en autres, de ces prises considérables, tout en notant dans son bilan annuel que ce sont cependant les délits d’atteinte aux biens des personnes qui ont connu une augmentation par rapport à 2017, avec 199 affaires (dont 35 affaires de vol de véhicules) en plus et occupent la première place des délits. 1007 affaires d’atteinte aux biens et 787 aux personnes ont ainsi été enregistrées à travers ces 3 sûretés de wilaya, ainsi de 8 homicides volontaires, alors que les services de cybercriminalité ont eu à résoudre 83% des 87 affaires enregistrées en ce sens, notant pour cela une légère hausse de ce type de délits par rapport à l’année précédente. En matière de circulation routière, l’on aura malheureusement eu à déplorer, au cours des 386 accidents de la circulation dans cette région, le décès de 15 personnes et 389 cas de blessure. On enregistre, pour cette même période 4.260 retraits de permis de conduire et 13.621 contraventions dressées pour non- respect du code de la route, des excès de vitesse, etc.

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Barrage de Djorf- Ettorba
Lancement d’une opération de dévasement 

Une opération d’envergure de dévasement du  barrage de Djorf-Ettorba (60 km au sud de Béchar) vient d’être lancée, a-t-on appris dimanche auprès de l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT).
Cette opération, qui s’inscrit au titre d’un programme de dévasement de 10 ouvrages similaires à travers le pays, initié par le ministère des Ressources en eau, permettra, dans un délai de 32 mois, d’extraire 5 millions de M3 de vase de ce barrage à partir d’une profondeur de 16 mètres, a-t-on précisé. Un navire de dragage, fabriqué au pays pour la première fois par la compagnie publique d’équipement industriel Alieco, filiale de l’Entreprise  nationale de charpente et de chaudronnerie (ENCC), réalisera l’ensemble des travaux liés à cette opération de dévasement du barrage de Djorf-Ettorba, pour un coût de 750 millions DA, dégagé par le ministère des ressources en eau, a indiqué le directeur-général de l’ANBT, lors d’une récente visite de  travail dans la wilaya. «Le dévasement de ce barrage d’une capacité de 365 millions de M3, qui  alimente à travers sa station de traitement en eau potable les villes de Béchar, Kenadza et Abadla, permettra d’augmenter sa contenance des eaux provenant de l’oued Guir, a expliqué M. Arezki Baraki.
«Ceci, en plus du projet d’élévation de sa principale retenue à 1,4  mètre, soit une capacité de stockage additionnelle de 165 millions de M3  d’eau, et ce dans le cadre de la stratégie nationale de mobilisation des eaux superficielles et l’augmentation des infrastructures de retenues d’eau  dans cette wilaya du sud», a-t-il ajouté.
Une enveloppe de plus de 117 millions DA est dédiée à la concrétisation de  cette opération d’élévation de la retenue principale de ce barrage, unique  en son genre dans tout le sud-ouest du pays, a fait savoir M. Baraki. 

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Loisirs et  divertissements
UN PARC AQUATIQUE DANS  LA SAOURA

C’est avec une grande satisfaction que le lancement des travaux de réalisation de la plus grande ville aquatique dans la région de la Saoura a été
accueilli par la population de Béchar. Un projet dont la réalisation est confiée à une entreprise chinoise et qui s’étalera sur une superficie de 19 hectares. Ce véritable espace d’évasion et de loisirs sera doté d’une plage artificielle pouvant accueillir jusqu’à 7.000 excursionnistes et de toutes les commodités et prestations touristiques : jeux aquatiques pour adultes et enfants, restauration, parking, supermarché Selon son investisseur, ce sera le plus grand complexe touristique de la région, constitué d’un aqua-parc composé d’une plage artificielle, d’un parc d’attraction et d’un hôtel d’une capacité d’accueil de 112 chambres. Voilà de quoi compenser la population de la région, tant privée d’espaces de loisirs et d’attractions.

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