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Les journées du film tunisien à Alger : Layla ma raison en ouverture

Les journées cinématographiques du film tunisien ont débuté mardi dernier à la salle El Mouggar à Alger avec la programmation du film «Layla ma raison» de Taieb Louhichi, long-métrage à l’affiche jusqu’à aujourd’hui, samedi18.

PUBLIE LE : 17-06-2011 | 18:39
D.R

Les journées cinématographiques du film tunisien ont débuté mardi dernier à la salle El Mouggar à Alger avec la programmation du film «Layla ma raison» de Taieb Louhichi, long-métrage à l’affiche jusqu’à aujourd’hui, samedi18.

Les journées cinématographiques du film tunisien ont débuté mardi dernier à la salle El Mouggar à Alger avec la programmation du film Layla ma raison de Taieb Louhichi, long métrage à l’affiche jusqu’à aujourd’hui, samedi 18. Une occasion pour les cinéphiles de découvrir ou redécouvrir le cinéma tunisien à travers trois autres films, Trente de Fadhel Jaziri, Les milles et une voix de H’sen Aorya, Bab Aziz de Nacer Khemir et La ballade de mamlouk ‘Abdeletif Bouassida.
Les cinéphiles étaient au rendez-vous mercredi avec la projection du film Layla ma raison du réalisateur Taieb Louhichi, une co-production algéro-tunisienne.
Le film en question Layla ma raison d’une durée de 90 minutes, plonge le spectateur dans un désert féerique, décor somptueux d’une tragique histoire d’amour. Layla ma raison a une saveur, celle d'une passion, d'un amour qui ira jusqu'à la folie. Quays (Safy Boutella) est amoureux de Lailâ (Anca Nicola) et crie cet amour à tous vents. Ses poèmes dédiés à sa belle aimée sont une ode à l’amour. Le fait que cela soit déclamé en public n’est pas sans créer des problèmes et susciter la colère du père de Layla. Bien que le père de Lailâ accepte le mariage de sa fille avec le nommé « grand poète, Qays », mais il ne peut accepter l’affront que lui fait ce dernier. Puisque il a osé décrire son amour ainsi que le corps de sa bien  aimée, publiquement dans ses poèmes.  Le père interdit à Qays de revoir sa fille et obtient même  la permission de le tuer s’il persiste.  Alors que Laylâ n'apparaît que peu dans le film,  prisonnière et soumise, c'est bien autour d'elle que tourne le récit.  Et c’est cette présence-absence qui constituera la charpente de ce film.  Layla, objet de désir se manifeste davantage que par l’intermédiaire de Qays et de ses poèmes. Absente, à l’écran dans la majeure partie du film, elle reste néanmoins l’héroïne de cette histoire d’amour. Le spectateur suit les péripéties d’un amour contrarié. C’est le repos éternel qui les unira comme dans les plus classiques histoires d’amour. Le film reste agréable à suivre, la beauté du décor et celle des poèmes déclamés y ont contribué.
Taieb Louhichi a étudié le cinéma à l’IFC et Vaugirard à Paris. Il est également titulaire d’un doctorat en lettres et en sociologie. Il réalise plusieurs courts métrages, dont Mon village, un village parmi tant d’autres (Tanit d’Or aux J.C. Carthage 1972). En 1982, il écrit et réalise son premier filme de fiction L’Ombre de la terre sélectionné et primé à la sema INE de la critique à Cannes et dans plusieurs festivals mondiaux. Suivent en 1987 Gorée, l’île du grand-père, prix spécial du jury à Alger, puis L’aila ma raison en 1989, sélectionné en compétition officielle à la Mostra de Venise et récompensé à Milan et Ouagadougou, puis Noces de lune primé à Bari, Montréal, Johannesburg et bien d’autres pays. Son cinquième long métrage s’intitule La Danse du vent.
Kafia A

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