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Nouvelles des Bibans, gendarmerie : Des moyens modernes de recherche

Les éléments de la Gendarmerie nationale de Bordj Bou-Arréridj ont traité, durant l’année écoulée, 869 affaires criminelles liées en majorité à des crimes contre les personnes, avec 532 cas.

PUBLIE LE : 27-01-2019 | 23:00
D.R

Page animée par Fouad Daoud

Les éléments de la Gendarmerie nationale de Bordj Bou-Arréridj ont traité, durant l’année écoulée, 869 affaires criminelles liées en majorité à des crimes contre les personnes, avec 532 cas. Ceux touchant les biens viennent en deuxième position, avec 291 crimes. Les atteintes aux mœurs publiques, même si elles viennent en troisième position, sont loin derrière, avec 38 affaires.

Les crimes contre la sécurité publique suivent avec 34 cas. Ces statistiques montrent une hausse du nombre des affaires traitées par rapport à 2017. Même si cette hausse a été légère puisqu’elle n’a pas atteint les 3 %, elle a été certaine dans tous les aspects de la lutte contre la criminalité. C’est ainsi que pour les agressions contre les personnes, l’augmentation des affaires a été de 17 cas. Pour celles touchant les biens, elle a été de 12 cas. Pour la sécurité publique elle a été de 4 affaires. Mais pour les mœurs l’on enregistre une baisse de 4 crimes. Le lieutenant-colonel Abdelkader Abassa, commandant du groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya, qui a animé une conférence de presse pour présenter le bilan des activités de ses services en 2018, précisera que ce chiffre n’indique pas une hausse de la criminalité. Bien au contraire, note-t-il, les éléments de la gendarmerie nationale, grâce à une meilleure présence sur le terrain, ont pu traquer les criminels là où ils se trouvent. Il en veut pour preuve la mise hors d’état de nuire de plusieurs bandes spécialisées dans le vol de voitures et de bétail. Cela a eu pour résultat, selon lui, de diminuer le phénomène dont souffrait la wilaya et d’apporter la tranquillité aux citoyens. Ces derniers se sont souvent plaints, rappelons-le, de la recrudescence des vols de voitures.
Les fermiers ont également évoqué des cas d’agressions contre leur cheptel. Un plan d’action a été élaboré par la gendarmerie nationale pour suivre les visiteurs de nuit, avec notamment l’instruction faite aux éleveurs de communiquer rapidement le signalement des agresseurs. On se souvient des vols déjoués cet été dans la commune de Bendaoud grâce à la vigilance des gendarmes, aidés par les citoyens, qui ont pu récupérer les troupeaux. Le bilan établi par ce corps de sécurité, pour 2018, est de 310 têtes reprises aux voleurs.
Le nombre de voitures récupérées s’élève à deux engins. Le commandant de groupement nuance même la nature des autres affaires traitées. Pour les agressions contre les personnes, il s’agit surtout de coups et blessures volontaires suite à des altercations à cause de questions liées à la propriété des terres ou à l’héritage, a-t-il tenu à préciser.
Il est un fait certain, c’est que beaucoup de gens recourent à ce moyen pour régler leurs différends, a ajouté le lieutenant-colonel Abassa qui évoque aussi les violences familiales parmi les affaires que ses services ont eu à traiter. Pour celles où ils ont eu à intervenir en matière d’atteintes aux biens, il relève surtout des vols à la tire.

Le « 1055 », un outil précieux

Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas eu affaire au grand banditisme. Le commandant de groupement, qui rappelle que les réseaux de trafic de drogue choisissent depuis quelques années l’autoroute Est-Ouest pour transporter leur marchandise, évoque les efforts continus pour surveiller cet axe routier avec l’aide des autres services de sécurité.
«Cette coordination a été très utile pour traquer ce trafic qui met en danger la santé et la vie des citoyens et nuit à l’économie nationale», a estimé l’intervenant qui parle de résultats très positifs dans cette lutte implacable contre ce genre de crimes. Il faut dire que la position stratégique de la wilaya en tant que carrefour entre l’Est et le Centre, le Nord et le Sud a été d’un grand apport dans l’arrestation des trafiquants qui pensent être arrivés à destination quand ils atteignent Bordj Bou Arreridj. Le bilan des affaires traitées montre la réussite de cette vigilance des services de sécurité avec la saisie de plus de 2 quintaux de kif traité et 97 grs de cocaïne qui a fait son apparition avec l’activité des réseaux internationaux de contrebande de cette matière nocive . En 2017, les prises ont été de 167 kgs. 34 dealers ont été mis hors d’état de nuire par la même occasion. Le nombre des affaires a pratiquement doublé en 2018. En 2017, leur nombre a été de 8. L’officier, qui note une évolution des méthodes utilisées par les malfaiteurs, indique avec satisfaction que les services de sécurité, dont la Gendarmerie nationale, ont eux aussi engagé un plan d’action pour améliorer la lutte contre la criminalité. Ce plan d’action décidé par le commandement général a touché l’élément humain par le recrutement et surtout la formation des personnels et l’amélioration des moyens. Les nouvelles technologies d’information et de communication sont mises à profit pour débusquer les criminels, a-t-il affirmé. Le commandant de groupement a évoqué également le rôle de plus en plus important de la police de proximité. «Grâce à l’apport des citoyens, nous avons pu avancer beaucoup dans la lutte contre la criminalité», a-t-il fait remarquer. Evoquant le numéro vert 1055 qui s’inscrit dans ce cadre, le conférencier insiste, chiffres à l’appui, sur l’utilité d’un tel partenariat qui sert l’intérêt du pays. 40 crimes ont été résolus grâce à la collaboration citoyenne, rappelle-t-il. Il cite l’exemple de ces 4 véhicules volés, dont l’un à Alger, qui ont été récupérés à Ras El Oued grâce à l’appel d’un citoyen ayant remarqué la présence suspecte d’un véhicule dans le parking de la cité où il habite. Des mésaventures ont été évitées à des usagers agressés sur la route, du fait de cette propension des habitants à combattre le crime, a ajouté le commandant de groupement qui n’a pas manqué de saluer cet élan citoyen.  Le même sentiment constructif anime les gendarmes qui communiquent les revendications des citoyens pas seulement sur l’état des routes. Les problèmes dont souffre la population dans différents domaines sont portés à la connaissance des autorités administratives, déclare le lieutenant-colonel Abdelkader Abassa, qui insiste sur la création d’une brigade à Ain Tassera.
Notons que trois communes sur les 34 que compte la wilaya n’ont pas de brigade. Il s’agit, en plus d’Ain Tassera, d’Ouled Sidi Brahim et de Rabta.

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