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Election présidentielle : Le président Bouteflika convoque le corps électoral pour le 18 avril

Un rendez-vous politique national majeur

PUBLIE LE : 18-01-2019 | 23:00
D.R

Il se déroulera pour la première fois dans le cadre de la Constitution de 2016
Un rendez-vous politique national majeur  

Avec la convocation du corps électoral par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour le 18 avril prochain, le processus de l’organisation de l’élection présidentielle, un rendez-vous politique national majeur, est enclenché et se déroulera pour la première fois dans le cadre de la Constitution de 2016 et de la nouvelle loi relative au régime électoral. Cette convocation intervient dans les délais juridiques et conformément aux dispositions de la loi électorale qui stipule, dans son article 136, que «le corps électoral est convoqué quatre-vingt-dix (90) jours avant la date du scrutin...». Ainsi, et pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie, le rendez-vous présidentiel se déroulera sous la supervision de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE). Créée à la faveur de la révision constitutionnelle de 2016 et composée de 410 membres (205 magistrats et 205 compétences indépendantes issues de la société civile), cette instance est chargée notamment de veiller à la supervision des opérations de révision des listes électorales par l’administration, à la formulation de recommandations pour l’amélioration du dispositif législatif et réglementaire régissant les opérations électorales et à l’organisation de cycles de formation civique au bénéfice des formations politiques sur la surveillance des scrutins et la formulation des recours.
En somme, elle veille à consolider la crédibilité des élections et de veiller à leur transparence et probité dès la convocation du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats du scrutin. Après la convocation du corps électoral par le Chef de l’Etat, c’est tout un processus qui sera enclenché, entre révision exceptionnelle des listes électorales, dépôt des dossiers des candidatures auprès du Conseil constitutionnel et installation de la Commission nationale de préparation et d’organisation des élections.
Pour rappel, la Constitution stipule dans son article 85 que le Président de la République est élu au suffrage universel, direct et secret, et que l’élection est acquise à la majorité absolue des suffrages exprimés, alors que l’article 88 précise que la durée du mandat présidentiel est de 5 ans et que le Président de la République est rééligible une seule fois.
Le Président de la République, selon la Loi fondamentale du pays, jouit de plusieurs prérogatives et pouvoirs. Il est, entre autres, Chef suprême des Forces armées, responsable de la Défense nationale, arrête et conduit la politique extérieure du pays, préside le Conseil des ministres et peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum. Concernant les conditions de candidature à la magistrature suprême du pays, elles sont bien définies par la Constitution qui précise, entre autres, que le candidat doit jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine, attester de la nationalité d’origine du père et de la mère, avoir 40 ans révolus au jour de l’élection, être de confession musulmane, jouir de la plénitude de ses droits civils politiques et attester de la nationalité algérienne d’origine unique du conjoint.
Le candidat doit également justifier d’une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de 10 années précédant le dépôt de la candidature, justifier de la participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942, et justifier de la non-implication des parents du candidat né après juillet 1942 dans des actes hostiles à la Révolution du 1er Novembre 1954.
Pour le dépôt des dossiers des candidatures, la loi relative au régime électoral, dans son article 140, énonce que la déclaration de candidature est déposée, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral, alors que l’article 141 stipule que le Conseil constitutionnel statue sur la validité des candidatures dans un délai de 10 jours à compter de la date du dépôt de la déclaration de candidature.
Le candidat doit présenter aussi un engagement écrit et signé, portant notamment sur la non-utilisation des composantes fondamentales de l’identité dans sa triple dimension islamique, arabe et amazighe à des fins partisanes, le respect et la concrétisation des principes du Premier Novembre 1954, le respect de la Constitution et des lois en vigueur et l’engagement de s’y conformer, la préservation de la souveraineté nationale et le respect de l’alternance démocratique au pouvoir par la voie du libre choix du peuple algérien. Selon les dispositions de la même loi, le candidat doit présenter soit une liste comprenant 600 signatures individuelles de membres d’élus d’Assemblées populaires locales (APC et APW) ou parlementaires et réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale, et ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un minimum des signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500.
A propos du déroulement du scrutin, le texte précise que l’élection a lieu dans les 30 jours qui précèdent l’expiration du mandat du Président de la République. Par ailleurs, la convocation du corps électoral donnera lieu, d’une manière systématique, à l’installation d’une commission nationale de préparation et d’organisation de l’élection présidentielle, présidée par le Premier ministre et instituée, traditionnellement, sur instruction du Président de la République, afin de garantir le bon déroulement du scrutin, à travers la mobilisation de tous les moyens humains et matériels nécessaires au profit des candidats et des électeurs.

Tous les moyens humains et matériels mobilisés
L’administration est prête
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a affirmé, jeudi à Alger, que l’administration était prête à organiser la prochaine élection présidentielle, ajoutant que tous les moyens humains et matériels avaient été mobilisés à cet effet. S’exprimant lors d’une conférence de presse en marge de la célébration de la journée nationale de la commune, M. Bedoui a fait part de «la disposition de l’administration à organiser ce processus électoral», soulignant que «l’expérience de l’administration centrale et locale permet de réunir toutes les ressources humaines et matérielles nécessaires à l’organisation de ce processus après la convocation du corps électoral par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika». La convocation du corps électoral «relève des prérogatives du Président de la République», a-t-il mis en avant. Concernant l’assainissement des listes électorales, le ministre a fait état de «résultats positifs», ajoutant que «l’Algérie dispose de nouvelles technologies à travers le territoire national à même de faciliter ce travail».

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TAJ
Appel au président Bouteflika à se représenter

Le parti Tadjamou Amel Al-Djazaïr a salué, hier, la convocation du corps électoral par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour l'élection présidentielle, le 18 avril prochain, appelant l'ensemble du peuple algérien à contribuer à la réussite de cette échéance.  
Dans une déclaration à la presse, TAJ a appelé l'ensemble du peuple algérien à «contribuer à la garantie d'un climat de calme et de sérénité, pour faire de cette élection présidentielle une réussite et une fête démocratique en Algérie». Le parti TAJ a affirmé qu'il jouera «un rôle central et primordial dans cette élection afin de préserver les acquis de la stabilité et du développement dans une Algérie sûre, stable, forte, développée et pionnière dans le concert des Nations».  
A cette occasion, TAJ a réitéré son appel au Président Bouteflika en vue de continuer à conduire le pays «en se représentant à cette échéance», réaffirmant «son soutien permanent, constant et continu au Président de la République».

FNA
Respect de la décision 

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a indiqué hier à Khenchela que sa formation politique «respecte la décision de convocation du corps électoral du premier magistrat du pays, Abdelaziz Bouteflika», annoncée pour l'élection présidentielle qui se déroulera le jeudi 18 avril. M. Touati a, néanmoins, proposé, dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux d’une conférence régionale regroupant les cadres du FNA de la région Est du pays, «une période de transition durant laquelle l’actuel mandat du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera prolongé».
Il a ajouté que la période de transition «doit être accompagnée par la révision de la Constitution» qui doit, a-t-il appuyé, «exprimer la volonté du peuple».

FJD
Réunir les conditions de transparence

Le président du Front Justice et Développement (FJD), Abdellah Djaballah a appelé à la nécessité d'opérer une réforme substantielle dans le régime électoral, en confiant l'organisation des élections à une instance impartiale et indépendante dont le président et les membres doivent être «élus» et non nommés. M. Djaballah a cité parmi les conditions juridiques et politiques garantissant la transparence des élections, la garantie du financement de cette instance à partir du budget général du gouvernement, après débat au Parlement, critiquant dans ce cadre la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE). Il a affirmé, en outre, que cette instance ne peut être indépendante lorsque son président et ses membres sont nommés et que leurs salaires relèvent de la Présidence et de son budget et fixés par le pouvoir. Le président du FJD a estimé que la convocation du corps électoral par le président de la République pour la tenue de l'élection présidentielle, le 18 avril prochain, implique la réunion des conditions de transparence et de liberté dans cette élection, appelant à assurer les garanties à même de préserver le droit de la Nation à choisir.

Front El Moustakbal
Semer l'espoir

Le président du Front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaid, a estimé, hier à Alger, que la convocation du corps électoral «est normale et logique». M. Belaid a affirmé que son parti participera à cette élection, en optant pour un discours «sincère» visant à «semer l'espoir» et un programme «riche et prometteur», portant le projet d'une société «intégrée» dans les différents domaines. La décision de la participation du parti à l'élection est intervenue «après approbation de tous les participants au dernier congrès» du Front, a-t-il fait savoir, soulignant la mobilisation du Front en faveur «du travail propre et du discours modéré», non seulement pour participer à l'élection mais aussi pour arriver au pouvoir et opérer un changement à même d'améliorer la situation dans tous les domaines».
 

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